Quand l'appétit va, tout va ! (PV Lyria)

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Jeu 15 Juin - 10:12



Quand l’appétit va, tout va !

feat. Lyria Mystia



« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. »
De Théodore Zeldin

Nous nous étions quittés.
Et pas dans les meilleurs termes qui soient.
Je ne cacher pas être mal à l’aise.
Oui.
Je n’avais pas été des plus courtois.
Et j’avais laissé mes émotions prendre le dessus.
J’avais quitté les traits de Zorro.
Pour redevenir un simple étudiant.

« Parfait.
Rendez-vous devant l’Aquarium.
A vingt-et-une heures.
J’y serais.
Et nous trouverons certainement restaurant à votre goût.
L’Académie regorge de petites merveilles culinaires. »


Voilà.
C’est tout ce que je lui avais répondu.
Avant de disparaître.
Quelques minutes après mademoiselle Lyria.
Dans les rues vides de la zone.
La pluie eut rapidement raison de mon costume.
Zorro pleurait sa mort autant que moi je pleurais la sienne.
J’essayais de ne pas penser.
De ne pas fuir mes responsabilités.
Il était, de toute façon, hors de question que je la laisse poireauter.
Je ne passerais pas plus longtemps pour un goujat à ses yeux.
Mon oncle disait souvent qu’il fallait que je grandisse.
La vie n’était pas un jeu.
Elle n’a jamais été un jeu.
Je refusais de croire à cette théorie.
La vie était une scène de théâtre.
Où l’on écrivait tous les jours de nouvelles scènes.
Où l’on pouvait entrer dans de nouveaux actes.
Quand cela nous chantait.

Je finis pas pousser la porte de mon appartement.
Mouillé.
Détrempé comme une serpillère.
Je me débarrassais rapidement de mes vêtements.
Que je mis dans la machine à laver.
Le produit.
La température.
Et voilà que le bruit assourdissant du lave-linge se répand dans l’appartement.
Ce si petit appartement.
Il me rendait fou.
Trop peu d’espace.
Pour une solitude démesurée.
C’est complètement nu que je me servis un jus de fruits.
Pressé du matin même.
Et oui.
Je vous l’avoue.
J’avais même du temps pour me faire du jus de fruits frais.
Si ce n’était pas scandaleux.
C’était mon oncle qui m’avait appris.
Mais aujourd’hui, il n’avait plus le même goût qu’avant.
Ce jus de fruit n’était pas fait pour être bu tout seul.
Je souris.
Tristement.
Pour peu que je trouve un colocataire, j’étais persuadé que ce dernier jetterait vite l’éponge.
Je me voyais comme quelqu’un d’insupportable à vivre.
Avec mes tics.
Avec mes tocs.
Avec mes angoisses.
Avec mes défauts.
Non.
Il était vain d’espérer.
Comment pouvait-on me supporter ?
Je n’arrivais déjà pas à m’accepter, à me tolérer moi-même.
Alors les autres…
N’en parlons même pas !
Je ne pouvais leur donner pareil fardeau.

Je me glissais sous la douche.
Il serait inconvenant de ma part d’arriver en retard au rendez-vous.
Mademoiselle Lyria pourrait très mal le prendre.
Et je tenais à ce que nous repartions du bon pied.
L’eau chaude vint détendre progressivement mes muscles.
Je tenais mon bras gauche contre mon ventre.
Comme pour le cacher.
Encore une de mes plus grandes hontes.
Jamais personne ne verra cet horrible bras gauche.
Couvert de vieilles cicatrices.
Je pris de grandes inspirations.
Puis finis par accepter de frotter vigoureusement tout ce corps.
Avec le gel douche.
Il sentait bon l’orange.
J’aimais bien cette odeur.
Elle me rappelait un peu mon ancienne vie.
Les cheveux n’échappèrent pas au lavage intégral.
Shampoing au citron et aux orties.
J’aimais l’odeur des agrumes.
Je trouvais qu’ils apportaient un peu de chaleur en ce bas monde.
Même quand il faisait aussi gris qu’aujourd’hui.

Lorsque je revins dans la salle principale, la piètre horloge murale indiquait déjà vingt heures vingt-trois minutes.
Il fallait que je me dépêche.
Le temps, le temps !
Il courait toujours trop vite !
Je fus déçu de ne pas pouvoir m’atteler à la table pour discuter avec le Lapin Blanc du temps qui passe.
Après tout, tout le monde le savait !
Le Chapelier Fou s’était fâché avec le Temps.
En mars dernier.
Et depuis.
C’était toujours l’heure du thé.
Je secouais la tête.
Ce n’était guère l’heure de divaguer sur différentes théories loufoques.
Et que beaucoup trouverait déplacé.
Je me plantais devant mon armoire.
Laissant tomber la serviette à même le sol.
Comme à mon habitude, je laissais les sarouels et autres vêtements colorés qui me plaisaient tant.
J’avais bien trop honte.
Enfin…
Je ne voulais surtout pas que les gens me regardent plus que d’habitude.
Laissez moi donc avec les ombres.
Je ne vous ai rien demandé.
Je ne mettrais pas non plus de cosplay ou de déguisement.
Ce chapitre-là était fini pour ce soir.
Je finis par prendre un costard.
Blanc.
Je dois vous avouer que je l’avais en plusieurs exemplaires.
Si je ne voulais pas mettre trop de couleurs voyantes, j’avais le noir en horreur.
Et le blanc, c’était merveilleux pour un temps comme celui-ci.
Et pour la soirée qui s’annonçait.
Chemise ?
Euh…
Une orange ?
Qui parlait de couleurs voyantes ?
Oh, laissez moi tranquille !
Les couleurs et moi, on s’appréciait.
Est ce que cela vous choque pour quelqu’un qui souhaite passer inaperçu au possible ?
Non.
Une rouge bordeaux.
C’est parfait.
Et la cravate ?
Etait-elle de rigueur ce soir ?
Oh…
Je ne sais pas.
J’allais encore passer pour le mec coincé.
Mais si je n’en mettais pas…
Mon ensemble serait incomplet.
Et bien…
Je pense que la cravate violette fera l’affaire…
Non…
Trop chargé…
La grise !
Une fois habillé, chaussettes et chaussures comprises, je mis rapidement une montre à mon poignet droit.
Je passais par la salle de bain remettre des lentilles de contact.
Je tentais tant bien que mal de discipliner mes cheveux…
Mais en vain…

Je quittais mon lieu de vie à vingt heures trente-sept.
Un parapluie à carreaux dans la main droite.
Il allait falloir que je marche un peu vite si je tenais à être à l’heure.
Quelques minutes d’avance seraient même appréciables.
Au cours du trajet, j’eus à vérifier plusieurs fois le contenu de mes poches.
Pour être sûr et certain de n’avoir rien oublié.
Le téléphone de l’Académie pour payer.
Les clés de l’appartement.
Non.
Tout était là.
Je ne pus m’empêcher de réfléchir à la façon dont je me présenterais.
Est-ce que cela était judicieux de donner mon nom et mon prénom ?
Pour qui allait-elle me prendre ?
Pour un fou, très certainement.
Mon ventre gargouilla.
Que j’avais donc faim.
Je n’étais jamais allé dans un restaurant végétarien.
Et j’espérais que celui que j’avais en tête faisait tout de même des plats consistants.
J’arrivais devant l’entrée de l’Aquarium à vingt heures cinquante-neuf.
Pfiou.
Il s’en est fallu de peu.
Je regardais autour de moi.
Tentant de repérer mademoiselle Lyria.
Me reconnaitra-t-elle ?
Etait-elle ici ou à l’intérieur ?
Allait-elle me poser un lapin ?
Et je ne lui en voudrais pas pour cela.
A bien y réfléchir, j’avais été certainement odieux.
Voir même orgueilleux.
Je me décidais à attendre quelques minutes.
Si d’ici dix minutes il n’y avait toujours personne.
J’irais voir à l’intérieur de l’Aquarium.
Mais, d’ici là, j’allais profiter du répit que les cieux nous donnaient.
La pluie venait de s’arrêter !

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Mer 21 Juin - 13:31

Quand l'appétit va, tout va !



Je suis rentrée, j'ai pris un verre d'eau, et j'ai résumé comme j'ai pu ma première soirée. J'en étais fière ! J'avais eu assez de temps pour rentrer tranquillement, pour me poser dans mon petit cocon, et pour ouvrir mon journal et écrire dedans. J'ai réussi ce que j'ai pu, mais je crois avoir oublié quelques détails, quelques passages, quelques émotions que j'ai pu ressentir ce soir. Mais ce n'est pas bien grave. J'aurai toujours mes souvenirs pour me rappeler de cette soirée ! Et ce n'est pas fini. Je suis trempée, de chez trempée. Il faut que j'aille me doucher. Zorro ... Enfin, ... Oui, Zorro va m'attendre. Je ne dois pas le laisser poireauter ! Bon.

[...]

J'ai posé mon crayon sur les pages ouvertes de mon carnet, puisque visiblement, en rentrant je l'ai retrouvé comme tel, et je suis partie à la douche. J'ai du me laver les cheveux, à cause de cette fichue pluie ! Il étaient tout frisées, et même un coup de sèche cheveux n'auraient fait que les abîmer. Certes, ma couleur partie un peu plus de mes cheveux, et j'étais encore plus blonde, mais je devais bientôt la refaire, de toute façon. J’espère pouvoir trouver un vert assez semblable à celui que j'ai l'habitude de mettre. Ou peut-être que je peux en profiter pour changer ? En mettre un plus foncé ? Mais cela risquerait de les abîmer un peu plus ... Mh, enfin bref, ce n'est pas le sujet. J'ai lavé mes cheveux, et je suis sortie de la douche. J'avais laissé mes vêtements sécher. Après tout, je n'avais pas encore de machine à laver ... Arf, c'est bien compliqué tout ça. Je les ai laissés sécher sur une chaise, et je me suis dit que j'allais les amener à laver le lendemain. La serviette autour de moi, j'ai choisit quelques vêtements à me mettre. On m'invitait au restaurant, je me devais d'être présentable ... Je me suis habillée, j'ai pris un petit sac, et j'ai mis quelques affaires dedans. J'ai pris une veste, parce que je savais qu'il allait pleuvoir. Un parapluie ? Je me suis bien posé la question plusieurs fois ... C'était risquer de sortir sans. Mais je n'avais pas vraiment la place d'en amener un. J'ai regardé au dehors, et il ne semblait pas pleuvoir tant que ça. Je soupirais de soulagement, et je regardais l'heure. Vingt heure trente. J'étais pire qu'en retard ! Je savais que l'aquarium était proche de ma chambre, mais je devais être à l'heure. Peut-être qu'une demi heure n'allait pas suffire !

Bien sûr que non. Ca aurait été trop beau ! J'étais en retard ! Je suis arrivée à l'aquarium à vingt heure quinze. Quinze, vous vous rendez compte ! Je l'ai cherché partout, mais je ne l'ai pas trouvé. J'ai tourné en rond, j'ai même hésité à crier ... Mais je n'allais pas crier Zorro, quand même ... J'ai fait plusieurs fois le tour du bâtiment avant de le trouver.

C'était sans compter sur le temps, qui visiblement n'était pas mon meilleur ami. A force de chercher, j'ai tourné en rond, en espérant le trouver, mais la pluie s'est mise à retomber. J'aurai du amener ce fichu parapluie !! Finalement, j'ai mis ma veste au dessus de ma tête pour éviter d'être encore une fois décoiffée. Alors là, non ! J'avais assez donné !

A force de faire le tour, je l'ai enfin croisé. Je crois que je suis passé plusieurs fois devant lui, simplement ... Sans son costume de Zorro, j'étais un peu perdue. Je ne savais pas vraiment à quoi il ressemblait, sans.
La veste sur ma tête, je me suis approché de lui, assez essoufflée. Il était en costard blanc.

- Zorro, c'est vous ? ai-je demandé, perdue, le souffle court.




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Ven 23 Juin - 16:09



Quand l’appétit va, tout va !

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« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. »
De Théodore Zeldin

Tournent, tournent, les aiguilles de ma montre.
Il semblerait que le Lapin Blanc n’est pas daigné passer chez mademoiselle Lyria.
Mais j’avais promis.
Ou du moins, c’était tout comme.
Je me dirigeais donc vers l’intérieur de l’Aquarium, alors que ma montre indiquait déjà vingt-et-une heure et douze minutes.
Non.
Je ne devais pas désespérer.
De ce que j’avais pu voir, mademoiselle Lyria n’était pas ce genre de personne.
A poser un lapin.
Paix à ton âme, Lapin Blanc.
Nous ne vivions pas avec les mêmes règles du jeu.
Mais tout de même.
Il n’y avait aucune raison qu’elle m’abandonne ainsi tel un vulgaire manant.
Quoi que…
Tout en cherchant la jeune femme dans les points principaux de l’Aquarium, je me mis à réfléchir.
Au vue de ma condition passée, il est vrai que je faisais sans nul doute parti des manants.
Fils de majordome.
Employé de maison.
Voleur gentleman expérimenté.
Quoi qu’en dise mes titres, je faisais parti du petit peuple.
De l’une des classes sociales les plus basses.
Mais ça, personne n’était obligé de le savoir.
Hormis moi.
Et mon ancienne vie.
Non.
Personne ne sera jamais au courant.
Je ne dirais pas ce que j’ai vécu.
Par quoi je suis passé.
Et bien.
Où était donc mademoiselle Lyria ?
Je commençais à désespérer de la trouver.
Je finis par retourner à l’entrée de l’Aquarium.
Quelque peu déçu.
Mes chances de la voir ce soir s’amenuisaient de minutes en minutes.
A croire que je ne valais pas la peine que l’on se déplace pour moi.
Le ciel se remit à crachoter, avant de laisser tomber une nouvelle fois ces larmes de crocodile.
Décidément.
Les cieux avaient un chagrin dans l’âme.
Et le mien sera tout aussi grand si je devais retourner bredouille chez moi.
Je respirais un grand coup tout en ouvrant rapidement mon grand parapluie.
Les grands carreaux colorés de ce dernier juraient un peu avec mon costume blanc.
Ce fut la voix de mademoiselle Lyria qui me tira de la contemplation de gouttes d’eau sur une feuille assoiffée.
Je tournais rapidement la tête dans sa direction.
Elle s’abritait tant qu’elle le pouvait sous sa veste.

« Mais venez donc par là, mademoiselle Lyria.
Vous n’aurez plus de quoi vous couvrir si votre veste prend la pluie dés maintenant.
Venez vous abritez sous mon parapluie.
Il y a assez de place pour nos deux personnes. »


Je pris le parapluie dans ma main gauche, et lui tendis mon bras droit.
Une proposition comme une autre.
Histoire que nous soyons le plus confortablement installé sous notre protection de fortune.
Et que nous ayons aussi plus de place.

« Vous avez été bien imprudente de sortir sans parapluie, mademoiselle Lyria.
Vous allez finir par tomber malade si vous pactisez autant avec la pluie.
Nous demanderons au serveur de mettre votre veste à sécher.
Pour que vous puissiez repartir avec quelque chose de sec sur le dos.
La température va rapidement chuter avec la nuit qui tombe. »


Un couple passa non loin, et nous saluèrent rapidement de la main.
Je leur rendis leur salut d’un signe de tête.
Avec les lumières tamisées par la nuit et la pluie qui tombait en trombes d’eau, j’espérais que mademoiselle Lyria n’avait pas vu le rouge coloré mon visage.
Non pas que je sois gêné d’avoir été charmant avec elle…
Mais plutôt d’avoir repris inconsciemment un de mes rôles de majordome : s’assurer que le maitre se porter bien.
Non pas que je considérais mademoiselle Lyria comme mon maitre…
Mais je devais l’admettre : ça faisait du bien de pouvoir « s’occuper » de quelqu’un.
Bien que j’étais certain que mademoiselle Lyria n’avait besoin de personne.
Disons que j’étais plus dans mon élément.
Comme au bon vieux temps.
Et puis…
J’étais aussi quelque peu gêné…
Que les personnes que l’on puisse croiser nous prenne pour un couple.
Il en était tout à fait hors de question.

« Je connais un charmant petit restaurant végétarien non loin de là.
Du moins, c’est ce que l’on m’a raconté.
Je n’y ai encore jamais mis les pieds.
Que diriez-vous si nous tentions l’expérience ?
S’il est bon, vous aurez un nouveau restaurant sur votre liste, et dans la zone où vous vivez !
S’il est mauvais, ça vous fera un mauvais souvenir à raconter à vos amis.
Qu’est ce que vous en pensez ? »


Je l’invitais d’un sourire à avancer.

« Si la devanture et la carte ne vous conviennent pas, nous pourrons toujours trouver autre chose. »

Tout en marchant, je lui demandais, quelque peu inquiet :

« Êtes-vous sur que vous n’allez pas attraper froid dans une si légère mais charmante tenue ? »

J’espérais qu’elle n’allait pas s’imaginer des choses.
Certes, l’inquiétude était présente.
Mais la phrase était juste tournée pour y mettre la forme.

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Sam 24 Juin - 14:44

Quand l'appétit va, tout va !



Ma veste était déjà toute trempée. Et Conan, lui, avait été intelligent en prenant un parapluie ... J’espérais que le temps soit avec moi, mais finalement, il n'avait pas voulu, cet andouille ! Je soupirais, soulagée de l'avoir trouvé, c'était bien lui. Il me reprocha de ne pas avoir pris de parapluie ... il m'invita tout de même sous le sien. Je remis ma veste correctement.

- J'espérais que le temps soit avec nous, mais visiblement, il n'arrive pas à s'arrêter de pleuvoir.

Un couple passa non loin, main dans la main. Ils étaient mignons, il fallait se le dire. Un peu comme tous les couples, d'ailleurs. Je tournais la tête vers Conan, qui semblait avoir le regard fixé au loin. J'aurai dit qu'il rougissait ... Mais pourquoi donc ? Je ne me suis pas vraiment attardée dessus.

Il me proposa son bras. Je l'acceptai sans problème.

- J'espère tout de même en garder un bon souvenir ! Ce serait dommage que j'en retienne un mauvais souvenir. La soirée devrait bien se passer, vous ne pensez pas ? je lui sourit, comme pour lui dire que je voulais passer une bonne soirée, et que nous allions passer une bonne soirée ! Bon, alors c'est parti ! Je vous laisse me montrer le chemin, je vous suit ! de toute façon, j'avais mon bras accroché au sien, je ne pouvais que le suivre.

Puis il me demanda si je n'allais pas attraper froid dans ... cette " si légère, mais charmante tenue". Cela a eu pour réaction de me gênée à un point ... Je baissa la tête, e je devais sûrement être toute rouge. Il pensait que j'avais fait exprès de m'habiller aussi légèrement ? Qu'est-ce qu'il pensait réellement de ma tenue ? Rien que d'y penser, cela me rendait mal à l'aise ... Je me racla la gorge et changea de sujet.

- Je .. je m'excuse d'être arrivée en retard, je n'avais pas vu l'heure ... lui ai-je dit assez honteuse. Je n'avais pourtant pas l'habitude d'être aussi en retard, mais là, je ne sais pas. C'est peut-être le fait que j'étais dans un nouvel endroit, un endroit que je ne connaissais pas, où je ne connaissais personne ...


- Bien sûr, il faut que la carte vous plaise aussi. Si cela ne vous dit rien, nous pourrions aller ailleurs, je pourrais faire exception ! D'ailleurs, vous savez s'il y a des spécialités à Eternia ? Vous savez, ce mélange de culture, je suis sûre que cela peut donner de nouvelles choses ! Il y a tellement de personnes de nationalités différentes ici ... Je trouve ça très beau.

Et c'était parti, j'étais encore partie dans un débat ... Franchement, à croire que c'était la seule et unique chose que je savais faire, et que je ne savais pas parler normalement comme tout être. Est-ce que cela était dangereux ?



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Mar 27 Juin - 14:02



Quand l’appétit va, tout va !

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« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. »
De Théodore Zeldin

Ma compagne de ce soir était complexe !
Sympathique.
Mais complexe.
N’était-ce pas le cas de toutes les femmes ?
J’aurais tendance à dire que oui.
Elles étaient toutes complexes.
Mais de manière tout à fait différente…
Et aléatoire.
Comme vouliez-vous que nous, les hommes, nous nous retrouvions dans cette montagne de complexités féminines ?
Je finis par reprendre le parapluie dans ma main droite.
Bien que mademoiselle Lyria me tienne ce bras.
Il n’avait pas été très judicieux de ma part de le prendre de la main gauche.
La jeune femme était alors moins protégée de la pluie.
Maintenant…
Disons que c’était plus convenable.
Et cela évitait aussi à mon bras gauche de rester sous tension trop longtemps.
Je secouais inconsciemment la tête.
Comme je le faisais à chaque fois que je voulais chasser une idée de ma cervelle.

Alors que nous avancions tranquillement vers notre destination, je pris note.
Mademoiselle Lyria n’avait pas relevé ma dernière question.
Comme si les mots choisis sur sa tenue l’avaient rendu…
Mal à l’aise.
A dire vrai, ce n’était pas du tout mon intention.
Après mûres réflexions, je ne pus qu’en conclure que j’avais mal formulé ma question.
Et que la situation était assez gênante…
Pour l’un comme pour l’autre.
Il fallait que je mette les choses au clair.
Mais pas tout de suite.
Laissons un peu l’eau s’écouler sous les ponts.
En espérant que d’autres incidents de ce genre ne surviennent pas au cours de la soirée.
Du moins, pas avant que nous nous soyons expliqués sur la source de cette affaire.
Je décidais donc de rebondir sur ces dires.
Détendu.
Il fallait que je sois détendu.
Ou du moins, que je me détende tout court serait déjà pas mal.
Je ne savais pas vraiment dans quel personnage me glissait.
Et être seulement moi-même me paraissait d’un compliqué.

« Vous savez, mademoiselle Lyria, il arrive même au Lapin Blanc du Pays des Merveilles de ne pas se réveiller.
De rater le dernier wagon.
Et de ne pas être là pour rappeler à ses petits protégés qu’ils sont en retard.
En retard pour leurs prochaines aventures.
Mais, mieux vaut la commencer tard que jamais !
Quand pensez-vous ?
Après tout, les habitants du Pays des Merveilles ont attendu des semaines…
Des mois, sans doute des années !
Avant qu’Alice ne revienne les sauver de la terrible Reine rouge et du Jabberwocky.
Ou qu’elle accepte de revenir tirer le Chapelier de son étrange mais pas moins fatale maladie.
Je dois avouer que j’ai eu peur.
Durant un instant, je pensais rentrer bredouille de cette sortie nocturne.
Je ne vous le cache pas.
Et je suis fort heureux de pouvoir me balader en si charmante compagnie. »


Je me retins de lancer la suite de ma phrase.
Cela aurait pu être très vexant.
Surtout pour mademoiselle Lyria.
Qu’allait-elle donc penser de moi si j’affirmais espérer que les gens ne nous prennent pas pour un couple ?
Pour le pire des goujats !
J’en étais presque certains.
Je dois avouer que, dans ma jeunesse, il m’était arrivé de dire le fond de ma pensée.
Sans pour autant mâcher mes mots.
Et j’avais finis pas abandonner de dire mes craintes à une femme.
Surtout lorsque cela concernait la perception d’autrui sur notre « couple ».
J’admettais volontiers que j’avais déjà sorti cette remarque plusieurs fois.
Et, à force de recevoir claques et insultes diverses de la part des jeunes femmes qui m’accompagnaient…
Et quelques explications de mon oncle…
J’avais finis par comprendre qu’elles prenaient mouche sur mes dires car ces derniers attentaient, selon elles, à leur beauté et à leur féminité.
Ou un truc du genre.
Je ne savais pas du tout où elles allaient ce genre de trucs dans une telle phrase.
A croire que nous n’avions pas notre mot à dire sur la question.
Et que c’était, quoi qu’il arrive, notre faute si tout dérapait…
Enfin…
Certaines fois, c’était voulu…
Les autres fois, un peu moins…
Tout ce débat intérieur pour dire que ça me gênait qu’on nous prenne pour un couple…
Je ne connaissais absolument pas l’anatomie féminine.
Et je ne tenais certainement pas à la ramener dans mon lit.
Ni ce soir.
Ni un autre jour.
Cela ne voulait pas pour autant dire que je trouvais mademoiselle Lyria moche.
Bien au contraire.
Elle avait même un charme tout à fait à elle.
Mais…
Enfin, faut-il vraiment que je vous fasse un dessin ?
Je revins à la réalité lorsque ma camarade se mit à parler de la carte…
Et des spécialités d’Eternia ?

« Je dois avouer que je ne suis pas spécialement de régime végétarien.
Mais je peux tout à fait m’adapter à ce dernier.
Pour que vous puissiez pleinement profiter de votre soirée.
A dire vrai…
Je sais ce que cela veut dire et représente sur le papier…
Mais dans la vie de tous les jours, j’ai un peu de mal à me le représenter.
C’est donc avec plaisir que je vous accompagne là-bas ce soir.
Si je ne découvre pas, je ne pourrais jamais savoir.
Je ne vous cache pas que dans mon ancienne vie, il m’est arrivé de préparer des repas végétariens lorsque Monsieur invitait certains de ses amis.
Certains de ses invités étaient assez…
Disons qu’ils étaient embêtants.
Chacun y allait de sa sauce.
Et parfois, mon oncle sortait de ses gonds en cuisine lorsque ces soi-disant amis de Monsieur allaient un peu loin.
J’dois vous avouer que mon oncle avait un sacré caractère !
Monsieur aussi !
Mais ils finissaient toujours par se pardonner l’un l’autre ! »


Je secouais vivement la tête.
M’excusant de m’être ainsi perdu dans mon passé.
Il n’était pas très intéressant.
Encore moins pour une jeune demoiselle.

« Vous savez, je ne suis arrivé que le mois dernier.
Et je ne connais pas encore les coins et les recoins de l’Académie.
Mais cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait des lieux où les cultures se rencontrent.
Il faudrait que nous explorions cette possibilité qui s’offre à nous.
Que nous trouvions la réponse à cette question.
Y-a-t-il une culture propre à Eternia ?
Voilà une interrogation fort intéressante.
Pourquoi ne pas nous donner rendez-vous un autre jour pour trouver une solution à ce problème ? »


Le vent se leva.
Et pas qu’un peu.
Les bourrasques se firent violentes.
Et le parapluie ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir si nous ne nous dépêchions pas d’arriver.
Nous n’étions plus très loin.
Hum…
Comment dire à mademoiselle Lyria d’accélérer sans qu’elle le prenne mal ?
A trop réfléchir, on arriverait tous les deux trempés.
La prendre par la taille ?
Hors de question.
Trop de gens interpréteraient mal ce geste.
J’me compliquais vraiment trop la vie.
La pluie redoubla.
Je dus donc parler un peu fort.

« Mademoiselle Lyria !
Je suggère que nous accélérions le pas !
Nous sommes à une centaine de mètres du restaurant.
Je n’apprécierais pas vraiment de manger trempé.
Dépêchons-nous. »


J’accélérais le pas.
Mais fis tout de même attention à ne pas aller trop vite non plus.
Etant plus grand que mademoiselle Lyria, je me déplaçais plus rapidement.
Et il serait fort dommage que je finisse par la laisser sur place à cause d’une vulgaire mégarde de ma part.
Nous finîmes par arriver devant le restaurant.
Je jetais un regard pressé à l’enseigne.
Elle tentait d’illuminer les alentours.
Pour signifier que les lieux étaient ouverts.
Mais avec ce temps de chien, elle peinait à se faire voir.
Une fois devant la porte, j’abaissais la poignée de ma main gauche et l’ouvrit.
J’invitais mademoiselle Lyria à passer devant.
Je fermais le parapluie une fois qu’elle se fut décidée, et j’entrais à mon tour.
Le restaurant n’était pas trop mal à l’intérieur.
C’était propre et clair.
Il y avait peut-être un peu trop de verdure pour moi, mais peu importe.
Je n’étais pas là pour ce soir.
J’adressais les mots suivants à mademoiselle Lyria, petit sourire en coin :

« Et bien, hormis la pluie et le vent, je ne vois effectivement point de raison qui nous pousserait à passer une mauvaise soirée.
De plus, le restaurant est fort calme à cause du temps.
Moins il y a de monde autour de moi, mieux je me porte ! »


Je posais le parapluie à l’endroit indiqué par une flèche.
Et me frottais les mains, comme pour les réchauffer.
Il est vrai que l’humidité et la fraicheur extérieures n’aidaient pas forcément.
Je jetais des petits regards à droite et à gauche.
Tentant de capter un maximum d’informations.
Notamment en notant les emplacements des sorties de secours.

« Je suggère fortement que nous restions là pour la soirée !
Même sans avoir vu la carte.
Il me semble que cet établissement est tout à fait sérieux.
Qu’est ce que vous en pensez ? »


Mais quel imbécile je faisais !
J’avais oublié.
Complètement.
Je finis par enlever ma veste et la tendis à mademoiselle Lyria.

« Enlever votre veste détrempée.
Je vais aller voir pour la faire sécher.
Il ne manquerait plus que vous repartiez malade.
Et là, je m’en voudrais énormément.
Tomber malade le jour de son arrivée à l’Académie, ce n’est pas forcément un bon souvenir !
Prenez donc la mienne !
Le temps que nous nous réchauffions. »


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Jeu 29 Juin - 13:20

Quand l'appétit va, tout va !



Alors que je m'étais excuse de mon retard, Zorro me pardonna. Zorro, ou cet homme. A vrai dire, je n'avais pas d'autres noms à lui donner, je ne connaissais pas son vrai prénom, et pourtant nous allions diner ensemble. Et encore plus ! Il allait m'inviter dans un restaurant, que j'avais moi même choisit ! La situation était certes, très étrange, mais pour le premier jour de mon arrivée, cela était merveilleux. Je n'avais plus envie de partir ! Je voulais profiter de cette soirée qui s'offrait à moi. J'avais vécu tellement de chose en une journée... J'allais devoir me reposer le lendemain, et peut-être même que je me réveillerai en pleurs, me disant que tout cela n'était qu'un rêve. Après tout, c'est tellement loufoque que cela peut être un rêve ! En tout cas, le plus beau rêve de ma vie. Celui ou j'ai appris que j'avais des pouvoirs magiques, que j'ai intégré une académie sans paperasse ni rien, et ou j'ai rencontré Zoro sous un temps orageux ! Qui ne penserait pas à un rêve ?

- Moi aussi, je pense que nous allons passer une bonne soirée ! ai-je dis toute contente, le sourire aux lèvres.

Puis il du s'égarer dans des recoins de sa tête, des recoins que je ne connaissais pas, des recoins sûrement sacrés, et secrets aussi. Il parlait d'un homme, il l'appelait "Monsieur", et il parlait de son oncle aussi. Son oncle, le Monsieur, et lui même semblait avoir des liens particuliers d'après ses dires. Il lui arrivait de cuisiner pour un homme ? Il était donc cuisinier ? Zorro, cuisinier ? Et bien !

- Monsieur ? Et les mots sortirent tout seuls de ma bouche, intriguée par cette appellation.

Puis il évita le sujet. Je n’insistais pas plus que ça.

- Quelle charmante idée que vous avez là ! Je serai ravie de partir à la recherche de cette réponse avec vous. Explorer Eternia, visiter les recoins, découvrir de nouvelles choses ! Mais je pense que cela risque d'être bien compliqué. Imaginez vous, tout le temps que nous avons mis à nous rejoindre, le temps que nous avons mis à sortir d'une zone, pour à revenir dans une autre ! Je ne sais d'ailleurs pas dans laquelle vous vivez, mais je suppose que vous avez du partir encore plus loin ! La zone Viviane elle même est immense, visiter tout Eternia prendrez trop de temps. Mais je serai ravie de prendre ce temps avec vous !

Et la pluie venait de plus en plus nous dire bonjour. Je sentais dans ses mouvements et dans la force de ceux-ci, qu'il tentait d’accélérer, mais je suivais le pas, et il faisait de son mieux pour rester à la même allure que moi.

- Vous avez raison ! Plus nous serons à l'intérieur, mieux cela sera !

Et je me mis à marcher vite, presque à courir, en faisant bien sûr attention à ne pas me casser la figure.

Lorsque nous arrivions devant le fameux restaurant, l'odeur vint faire frissonner mes narines. L'odeur des plats était exquise. Je n'avais qu'une seule envie : rentrer ici ! Et c'est ce que nous fûmes.

Ma veste était trempée, et l'homme me l'enleva pour aller la faire sécher. Ce qui fut très gentil de sa part. Non, vraiment. Nous ne nous connaissions depuis même pas deux heures, et il m'invitait déjà au restaurant ! Autrefois, je me serrais méfiée. D'autant plus que cet homme semble âgé, plus âgé que moi en tout cas, et on ne m'aurait jamais autorisé de faire cela. Mais je me sentais libre, maintenant ! Je pouvais compter sur moi, et moi seule décidait de ce que je faisais. Je ne sais pas si l'arrivée dans ce nouveau lieu me rendait niaise et innocente, mais en tout cas, j'avais envie de lui faire confiance, et de faire confiance aux gens. Après tout, on n'aurait jamais invité de personne sinistre ici, non ? Ai-je tords ?
Il me proposa sa veste, que je ne pus refuser. Je n'avais pas envie de risquer sa colère, ni même son mécontentement, et je me contenta de mettre la veste sur mes épaules, qui pendait aussitôt dans le vide, tellement celle-ci était grande. Puis nous nous installions à table.

Un serveur ne tarda pas à nous apporter les cartes des menus.

- Bonjour Madame, Monsieur, disait-il en souriant presque amusé, je vous laissez regarder les menus, je reviendrais vers vous plus tard pour prendre vos commandes !

Je regardai la carte, étonnée de tous les plats qu'ils proposaient, sans trop vraiment quoi savoir choisir.

- Vous savez ce que vous allez prendre ? ai-je demandé à Zorro. Tout me semble appétissant, je ne sais vraiment pas quoi choisir ! Pourquoi pas une assiette de pâte ? Il y a tellement de sauces, que je n'ai vraiment aucune idée ... Ou bien une pizza ? Mais c'est la même chose, il y a tellement de variétés, et de possibilités que j'en perds la tête ! Ou bien peut-être une salade ? Il y a l'air d'y avoir de bonnes choses dedans. Non, vraiment, le choix est difficile.

J'hésitais entre une salade composée, avec des tomates, de la laitue, du maïs, quelques bouts de fromages, et bien plus encore ! Et les pâtes me tentaient aussi. Le gratin de macaronis me tenterait bien, mais les tagliatelles au chèvre et au épinards aussi semblaient m'appeler et me dire "mange moi !". Pourquoi pas les deux ? Je veux dire, une salade et un gratin par exemple ? Arf ! Je n'arrivais vraiment pas à me décider, d'autant plus que j'allais sûrement avoir les yeux plus gros que le ventre, et je n'avais pas intérêt à laisser une miette dans mon assiette, je me faisais inviter, alors je ne devais pas gaspiller ! Un peu de respect, jeune fille !



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« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. »
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Je laissais à mademoiselle Lyria le choix de la table.
A dire vrai, je n’étais pas vraiment à l’aise.
Un serveur vint rapidement à nous.
Il nous tendit les menus tout en nous saluant.
Je pris les feuilles plastifiées qu’il me tendit.
Et finis par le remercier d’un signe de tête avant qu’il ne reparte vers le bar.
Je fis mine de regarder la carte.
Un sourire figé sur mon visage, je ne pouvais tirer de mon esprit les pensées négatives qui y vagabondaient librement.
Respire.
Que veux-tu qu’il t’arrive au milieu d’un restaurant ?
La visibilité est trop médiocre à cause de la pluie torrentielle pour qu’un sniper puisse te tirer dessus.
Et puis, de quel bâtiment ?
Il n’y en avait pas d’assez élevé pour pouvoir permettre une telle manœuvre.
Il fallait que je redescende sur terre.
Qui aurait eu envie de me tuer ?
Quatre-vingt-quinze pourcents des étudiants de l’académie ne me connaissaient pas.
Et je ne les connaissais pas non plus.
Le peu que tu avais dans ton répertoire, tu ne leur avais encore rien fait de préjudiciable…
Inspire.
La question de mademoiselle Lyria me ramena quelque peu à la réalité.
Il fallait que j’apprenne à savourer l’instant présent.
Celui-ci.
Juste-là.
Avant qu’il ne s’échappe pour toujours.
Expire.
La carte.
Il fallait que je me concentre sur la carte.
Le carillon de la porte me fit légèrement tressaillir.
Un couple entra.
Tiens, c’était celui que nous avions croisé tout à l’heure vers l’aquarium.
J’avais appris qu’il n’y avait jamais de coïncidence.
Jamais de hasard.
La nouvelle arrivante nous gratifia d’un grand sourire bienveillant.
Tandis que son compagnon et moi nous regardions.
Chacun ne tenant pas à être le premier à baisser le regard.
Je finis par saluer le couple d’un signe de tête.
Je ne les connaissais absolument pas.
Ils étaient tous les deux trempés.
La jeune femme était bruyante.
Et son comparse tentait de la calmer.
Je pense que nous pouvions dire adieu à notre soirée de tranquillité.
Ils s’installèrent plus loin, près d’une fenêtre.
Je reportais mon attention sur la carte.
Toujours la carte.
Ce soir était un soir pour mademoiselle Lyria.
Et je n’avais point l’intention de la décevoir.

« Je dois avouer que je n’ai pas encore pris le temps de regarder correctement les différents plats proposés.
Mais, que cela ne tienne !
Vous avez amplement raison d’affirmer que tout est fort appétissant.
Et la plupart des mets semblent être fait maison, si on en croit ce qui est indiqué en bas de chaque page. »


Le serveur s’avança vers les nouveaux clients.
Une discussion à voix basse mais animée s’ensuivit.
Non.
Il ne fallait pas que je me laisse distraire.
En tant que voleur, ma capacité à écouter aux portes et les conversations qui ne me concernaient pas était…
Disons qu’elle était très développée.
Je passais rapidement sur la carte des vins.
Je n’étais pas très alcool.
J’préférais largement les jus de fruits.
Ou les smoothies.
Surtout lorsqu’ils étaient fait maison.
C’était les meilleurs.

« Vous désirez prendre un apéritif ?
Pour ma part, je dois avouer que je suis fort intéressé par le jus de fruits maison.
Je suis bien curieux de savoir ce que contient celui de saison. »


Mon ventre se mit à gargouiller un peu trop fort à mon gout.
Il était vraiment temps que je me décide.
Mais du choix, il y en avait beaucoup.
Sans doute beaucoup trop.
Tout en continuant à parcourir la carte, je revins sur les dires de mademoiselle Lyria.
Ceux-là même qu’elle a prononcés alors que nous étions encore dehors.

« Vous savez, mademoiselle Lyria, pour ce qui est de l’exploration…
Je ne pense pas que nous devrions voir les choses sous cet angle.
Rien n’est compliqué pour celui qui se donne la peine de réfléchir.
Et les moyens nécessaires pour attendre ses objectifs.
Tant que cela respecte vos convictions et la vie sous toutes ses formes !
Eternia est grand.
Et je doute que nous ayons assez de toute une vie pour découvrir ses moindres secrets.
Mais si personne ne commence, qui pourra un jour comprendre l’ensemble de l’Académie ?
Soyons donc des pionniers en la matière.
Je reste persuadé que certains de nos précurseurs ont cherché, eux aussi, des réponses.
Ils en ont certainement trouvé.
Il doit bien en rester une trace quelque part.
Et ils sont malins.
Ca, personne ne doit le nier.
Et cela aurait insultant pour nous s’ils n’avaient pas corsé les recherches.
Donner leurs découvertes au premier venu…
Quelle idée !
Aucun challenge !
Non.
Les réponses sont là où elles devraient être.
Elles sont là où ceux qui se donnent la peine de chercher les trouveront.
Trop de temps avez vous dit ?
Mais, rien ne prend trop de temps pour celui qui est passionné.
Et puis, tout à fait entre nous, du temps, nous en avons.
Surtout entre les cours.
Quoi que…
Je ne sais pas vraiment ce que vous faites de votre temps libre.
Sans doute que vous trouverez des passions qui occuperont une partie de votre  temps libre.
D’ailleurs…
Que comptez-vous donc faire du temps qui vous est offert entre les cours ? »


Réflexion faite, je levais les yeux de ma carte.
Je penchais légèrement la tête sur le côté.
Et je finis par proposer à mon interlocutrice :

« Que penseriez-vous que nous prenions un assortiment à base de pâtes ?
Regardez donc en bas de la deuxième page.
Cet assortiment propose différents raviolis faits maison, quelques petites portions raisonnables de pâtes fraiches assaisonnées de bien des manières, le tout accompagné d’une salade composée qui m’a l’air rudement bonne.
Nous ne pourrons malheureusement pas tout gouter ce soir.
Il y a bien trop de plats forts intéressants.
Mais je vous propose de revenir une prochaine fois !
Et je ne vous mentirais pas !
Mon estomac commence à crier grâce ! »


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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Conan semblait perdu dans ses pensées, malheureusement, j'en fit abstraction, car j'étais bien trop plongée dans ma carte. Je ne fis pas attention à tout ce qu'il se passa, jusqu'à lors qu'il me parla. Lui aussi, semblait apprécier tout ce qu'il se trouvait sur la carte.
Un jus de fruit maison, dit-il ? Pourquoi pas. Ou peut-être un petit cocktail ? Sans alcool, bien évidemment. Il semblait être intrigué par le jus de fruit de "saison". Et bien, pourquoi pas, il n'avait qu'à le goûter, après tout.

- Alors, un jus de fruit pour Monsieur, et un Etna pour moi ! J'en ai déjà goûté, et c'est si bon ! lui expliquais-je en souriant.

Puis il se mis à reparler de cette histoire d'exploration de l'académie Eternia.

- Alors, Monsieur Zoro, pourquoi ne tenterions nous pas de découvrir ces secrets ? Ces indices encrés dans le temps, ces mystères cachés dans les petits recoins auxquels personnes ne pense ? Pourquoi ne pas tenter ? Après tout, qui ne tente rien, n'a rien. Alors, tentons !

Il avait fini son dialogue sur le thème du "temps-libre". Le temps libre. Qu'est-ce que j'allais faire de mon temps libre ? Très bonne question, Monsieur Zoro.

- Je pense que je trouverai bien de quoi occuper mon temps libre. Comme, écrire un livre pourquoi pas ? Ou faire du dessin, de la peinture, ou de la danse ! Je ne sais pas, mais il y a mille façons de s'occuper, alors je trouverai bien quelque chose ! Et puis, de toute façon, ce que j'aime faire, c'est du théâtre. Mais cela ne peut pas forcément remplir tout mon temps libre, je le conçois. Je trouverai bien autre chose, ne vous en faites pas ! Et vous, que faites vous de votre temps-libre Monsieur Zoro ? demadais-je.

La proposition qu'il me fit en suite me fis saliver. Un assortiment de pâtes, accompagnés d'une salade ! C'était parfait. Je hochais la tête en guise d'acquiescement.

- Bien, alors si votre ventre commence à avoir faim, ne tardons pas !

Je levais le bras pour tenter d'attirer un serveur. Et l'un d'entre eux, -le même nous ayant accueillit d'ailleurs- ne tarda pas à arriver.

- Vous avez fait votre choix ? demanda-t-il.

- Oui ! Un jus de fruit maison de saison pour Monsieur, et un Etna pour moi s'il vous plaît.

- Très bien, continua le serveur, et en plat que désirez-vous ?

- Un assortiment de pâtes s'il vous plaît, avec la salade bien évidemment. disais-je.

- Très bien, et à quelle sauce les pâtes ?

Je regardais Zoro, encore une fois comme pour lui demander son avis. J'avais faim, et mon ventre ne savais pas quoi choisir ...

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De Théodore Zeldin

Tout s’enchaina rapidement.
Mademoiselle Lyria fit signe au serveur.
Ce dernier vint aussitôt à nous pour prendre en note notre commande.
Ma partenaire semblait plutôt à l’aise.
Je la laissais donc prendre les rênes.
Je n’étais toujours pas très rassuré quand à l’emplacement où nous nous étions installés.
Je tentais néanmoins de ne rien laisser paraître.
A dire vrai, je réussis à maitriser mon corps.
Du moins, en grande partie.
Seuls les doigts de ma main droite qui jouaient avec la serviette en papier trahissaient mon anxiété.
Il fallait que je change d’idée.
Que je trouve la faille dans mon système de défense.
Et que je me fasse un plaisir de retrouver mes moyens.
Entièrement.
Je fus tiré de mes pensées par une question de l’automate.
Mademoiselle Lyria me regardait, comme si elle attendait que je choisisse.
J’ouvris plusieurs fois la bouche.
Mais finis par la refermer.
A chaque fois.
Ne sachant pas vraiment quoi répondre.
J’aurais préféré que mademoiselle Lyria prenne l’initiative de proposer quelque chose.
Cela ne se faisait vraiment pas pour un gentleman tel que moi d’imposer ses choix à une charmante demoiselle comme Lyria.
Néanmoins, je ne pouvais pas non plus lui faire de reproches.
Cela serait faire preuve d’audace et d’une grossièreté sans précédent.
Et mon éducation ne me permettait pas de…
Et bien d’abattre autant de cartes d’impolitesse en aussi peu de fois.
C’était…
Non…
Je n’osais l’imaginer.
Se reprendre.
Il fallait que je me reprenne.
Sans prendre le temps de rouvrir la carte posée à mes côtés, je me tournais vers le serveur, un sourire un peu coincé sur mon visage.
Ce sourire était sans nul doute la preuve de mon malaise.

« Et bien, je dois avouer que vous connaissez certainement mieux ces plats que moi.
Puis-je vous demander une faveur ? »


« Certainement.
Que puis-je pour vous ? »


« Pourriez-vous demander au cuisinier de préparer cet assortiment de pâtes comme il le souhaite.
Qu’il n’hésite pas à faire preuve de créativité.
A nous époustoufler.
C’est avec plaisir que je suivrais et gouterais la suggestion du chef.
Qu’est ce que vous en pensez, mademoiselle Lyria ? »


Le visage de l’automate se tourna vers mademoiselle Lyria.
Son stylo était toujours en suspension au-dessus de son calepin.
J’étais quelque peu gêné.
J’avais faim.
Mais je ne pouvais pas prendre la décision moi-même que de choisir cette solution plutôt qu’une autre.
J’aurais aimé pouvoir continuer à discuter des sujets abordés quelques instants plus tôt avec mademoiselle Lyria…
Mais je ne tenais certainement pas à le faire devant le serveur.
Serveur qui semblait nous avoir été attitré puisque c’est lui qui nous avait déjà apporté les cartes du restaurant à notre arrivée.
Le couple rentrait quelques minutes plus tôt se fit de nouveau bruyant.
Enfin…
Se fut surtout la jeune femme.
Elle semblait être déjà bien alcoolisée.
Et le serveur avait refusé – semble-t-il – de lui servir un cocktail avec alcool.
Le ton était en train de monter.
Et son compagnon ne savait plus du tout où se mettre.
Le patron automatisé du restaurant finit par intervenir.
Et n’hésita pas à mettre en l’espace d’une minute les points sur les « i ».
La demoiselle se calma.
Et la vie dans le restaurant reprit son cours.

« Alors, demoiselle Lyria, vous laisserez-vous tenter par l’inconnu ?
Ou préférez-vous avoir la main mise sur les sauces de notre assortiment de pâtes ? »


Et mon ventre fit un atroce gargouillement.
J’étais persuadé qu’on avait du l’entendre de l’autre bout de la galaxie…
Et même plus loin pour celui qui savait écouter les lois de l’univers.
Encore une fois, mon éducation m’empêcha de demander à mademoiselle Lyria de se dépêcher de répondre.
J’avais envie de continuer à discuter.
Et ma langue se faisait de moins en moins docile.

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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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