L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité (PV Lauren).

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Mar 30 Mai - 12:23
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L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité.

feat. Lauren Black



« Il devait descendre dans ses propres catacombes.
Pratiquer des fouilles archéologiques.
Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire. »
De Jean-Christophe Grangé.

La nuit.
Moment insolite.
Certainement celui que je préfère.
Il paraît que la nuit, tous les chats sont gris.
C’est, sans nul doute, le cas pour tous ces pingouins.
Oui, ceux-là même qui se pressent dans les rues bruyantes.
Celles de la zone Merlin.
À les voir ainsi s’afférer me donne la nausée.
Qu’ils me font donc vomir, ces moutons.
Comment peuvent-ils s’amuser dans une telle ambiance ?
Peut-on dire qu’elle est festive ?
Il semblerait que cela soit la « mode ».
Foutaises.
Je déteste les bars qui ramènent tous les alcooliques du coin.
Je hais les boites de nuit qui vomissent des soi-disant danseurs transpirants.
Il paraît pourtant que c’est un lieu charmant.
Merlin.
Ce dernier doit se retourner dans sa tombe.
Cet illustre personnage était un génie.
Et voilà qu’un quartier nauséabond portait son nom.
Comment ?
Cela se voit-il tant que ça je déteste cette zone ?
Oh, bien sûr, il y a des gens tout à fait charmants qui habitent là-bas.
Et pourtant…
Je ne peux m’empêcher de penser que c’est un lieu de débauches.
Rien que d’y penser, il me met dans un état…
Lamentable.
Non.
Ce n’est pas le mot.
Je ne saurais dire.
J’étais mal à l’aise.
Quelque chose me rendait insupportable l’idée d’y mettre les pieds.
Lorsque l’alcool coulait à flots.
Lorsqu’amour, gloire et beauté se rencontraient.
Ou pire.
Lorsque sexe, drogue et alcool attrapaient chaque fêtard dans leurs immondes bras.
Je n’arrivais pas à me faire une idée positive de la zone.
C’était comme si mon cerveau refusait de croire que l’on pouvait passer une bonne soirée là-bas.
En bonne compagnie.
Je sentais une peur irrationnelle qui émanait de mon corps.
De mon esprit.
Voyons les choses en face.
Les données étaient trop aléatoires.
C’était un lieu mesquin.
Un milieu que je ne connaissais pas vraiment de l’intérieur.
Monsieur et mon oncle ne m’avaient jamais vraiment emmené dans ce genre d’endroit.
Les boîtes de nuits.
Les bars.
Enfin si.
J’y étais allé.
Mais pas aux heures où les habitués se rencontraient pour boire et danser à la gloire de je ne sais quel événement.
Ce n’était pas mon travail.

Je secouais la tête.
Il fallait que je me reprenne.
L’heure tournait.
Les aiguilles de la pendule avançaient.
Lentement.
Mais sûrement.
Je devais me décider.
Quel costume portait pour l’exploration de cette nuit ?
J’avais envie d’être vert.
Comme Peter Pan.
Ou bariolé.
Comme le Chapelier Fou.
Mais il me semblait que la tenue d’Indiana Jones était plus appropriée.
Surtout là où j’avais l’intention de me rendre.
Les ruines.
J’en avais entendu parlé depuis mon arrivée.
Mais je n’avais pas encore trouvé le temps d’y aller.
Je prenais mes excusions très au sérieux.
Je ne pouvais pas me permettre le moindre faux pas.
Bien que les ruines ne se trouvaient pas dans la juridiction de Monsieur E, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que notre présence ici n’était pas du au hasard.
Monsieur E.
Comme à son habitude, il avait été mystérieux…
Surtout méprisable à mon humble avis.
Je ne pouvais concevoir qu’un tel homme est autant de pouvoir au sein de l’Académie.
Il contrôlait tout.
Il voyait tout.
Rien n’était fait sans qu’il en soit averti.
Du moins, c’est ce que mes déductions m’avaient permis de conclure.
La prudence était donc de mise.
Monsieur E devait déjà certainement savoir que je dressais des cartes.
Celles des zones.
Des bâtiments scolaires.
Je prenais souvent des notes dans des carnets.
J’en avais toujours un dans une de mes poches.
Personne ne savait ce que nous réservait l’avenir.
Et je n’étais pas de ceux qui pensaient que notre destin était régi par des lois supérieures.
Non.
Nous sommes les seuls maitres de notre futur.
Et rien ni personne ne pourra m’enlever cette idée de la tête.

Enfin.
J’avais réussi à me mettre d’accord avec moi-même.
Ma tenue était des plus convenables.
Elle était en parfait accord avec mon exploration nocturne.
Debout.
Je me regardais dans le miroir de la salle de bain.
Pour être sûr et certain que tout était en place.
J’avais opté pour un accoutrement proche de celui d’Indiana Jones.
Hormis pour le chapeau.
En effet, le haut-de-forme qui trônait sur le sommet de mon crâne était un peu ma marque de fabrique.
Bien que je n’aimais pas vraiment ce terme.
Ce n’est pas moi qui les confectionnais.
Je prenais souvent commande dans la chapellerie de l’Académie.
Je dois avouer que, même si je n’appréciais pas Monsieur E, il n’y avait pas à dire.
Certains services proposés étaient tout à fait à mon goût.
Et n’allez pas imaginer que je ne surveille pas moi non plus.
Même si je me plaisais à aller dans un nombre de magasins, même restreint, je gardais toujours à l’esprit que tout ceci était à Monsieur E.
Qui sait quel sera le prochain tour qu’il nous jouera si nous n’y prenions pas garde ?
Soupir.
Il fallait que je me prépare.
L’heure du rendez-vous approchée.
Rendez-vous, ai-je dit ?
Bien entendu.
La broche fièrement accrochée sur mon chapeau était fort belle ce soir.
Comme à son habitude.
Elle était cool.
Comme les nœuds pap’ !
Mais.
Revenons à nos affaires.
Il se trouve que, il y a quelques jours de cela maintenant, j’ai commencé à faire courir un bruit dans le bâtiment scolaire.
Rien de bien méchant, je vous rassure.
Une information avait circulé.
Elle donnait rendez-vous à tout amateur d’archéologie.
Oui.
Un rendez-vous devant les ruines.
Ce mardi.
A vingt-deux heures.
La rumeur demandait d’amener le nécessaire pour une première excursion.
J’attrapais rapidement la vieille sacoche.
Je ne la rangeais jamais au même endroit.
On ne sait jamais.
J’étais très méfiant de nature.
Et j’estimais que la confiance était un plat qui se méritait.
Comment certaines personnes pouvaient-elles accorder leur confiance à un interlocuteur qu’elles venaient de rencontrer ?
Je l’admets.
Beaucoup de choses me dépassaient.
Surtout en ce qui concerne les relations humaines.
Je me dirigeais ensuite vers le salon.
Sur la table basse se trouvaient deux lampes de poche.
Plusieurs piles de rechange.
Deux gourdes remplies d’eau fraiche.
Quelques barres de céréales.
Une pomme grassouillette.
Une paire de jumelles.
Des allumettes.
Un briquet.
Cinq crayons de papier.
Un carnet contenant plusieurs feuilles A3 blanches.
Et un calepin de format A4 neuf dont les pages étaient à petits carreaux.
Je détestais quand les lignes de mots tracées n’étaient pas droites.
Ce n’était pas ordonné.
Je n’aimais pas quand cela faisait désordonné.
Je secouais vivement la tête.
Il ne fallait pas que je m’éparpille dans tous les sens.
Rester concentré.
Je pris une grande inspiration.
Je finis par traverser l’appartement en direction de la porte.
Je pris grand soin d’attraper mes sandwichs maison dans le réfrigérateur.

Je quittais mon immeuble quelques minutes plus tard.
De mémoire, il y avait une sacré trotte jusqu’aux ruines.
Bien qu’elles se trouvent vers l’entrée de l’Académie, elles étaient assez éloignées de ma position première.
Je pris soin d’éviter les grandes avenues.
Je n’avais pas envie de croiser du monde.
Surtout, ma capacité à être agréable était assez limitée ce soir.
Une seule idée en tête.
L’exploration des ruines.
Rien ni personne ne pourra m’en empêcher.
Et je détestais arriver en retard.
Je finis par sortir de l’Académie en elle-même.
Je poursuivis ma route sur une centaine de mètres avant de bifurquer.
Le chemin de terre que je pris était sec.
Complètement desséché.
J’étais venu la veille pour préparer un « campement » des plus modestes.
Un peu à l’écart des ruines.
Je finis par arriver devant les quelques morceaux de bois entrelacés.
Ils serviront pour le feu.
J’avais pris soin de faire le nécessaire pour que les flammes ne se propagent pas aux alentours.
Je posais mon sac à terre.
Et en sortis les allumettes.
J’en grattais une contre la boite et elle s’enflamma.
Je la mis directement sous les branches sèches.
Le feu démarra presque instantanément.
Techniquement, la réserve de bois que j’avais entreposé non loin de là nous permettra de tenir jusqu’à l’aube.
Je pris mes jumelles et me mis à observer les environs.
Je n’y vis que des ombres.
Pas assez de sous pour en acheter une paire avec vision infrarouge.
Quoi qu’il arrive, il semblerait que j’étais le premier arrivé.
Je n’avais plus qu’à prendre mon mal en patience.
Je jetais un coup d’œil à ma montre.
Elle indiquait vingt-et-une heures et cinquante-quatre minutes.
C’était bientôt l’heure.
Je leur accordais quinze minutes de retard tout au plus.
D’ici là, il fallait que je prenne mon mal en patience.

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Ven 2 Juin - 17:24

L’ARCHÉOLOGIE EST LA RECHERCHE DES FAITS, PAS DE LA VÉRITÉ
Feat Conan Grimaldi

Lauren se préparait, rangeait ses affaires de cours, ou plutôt, les balançait, sur ce qui restait de son lit. Ce même lit caché sous tout un tas d’affaire, de livre et de partitions en tout genre. Oui, elle est ce qu’on appelle « une fille bordélique » et l’assume parfaitement. Elle est comme ça et si ça ne plait pas aux autres, elle s’en fiche totalement. L’américaine était devant son miroir, essayant de trouver une tenue convenable pour l’exploration de cette nuit. Quoi ? Vous ne savez pas ? Il y a une rumeur donnant rendez-vous aux amateurs d’archéologie aux ruines et d’amener un matériel adapté pour des fouilles. Elle n’avait pas hésité, ayant aussitôt sauté sur l’occasion. Elle avait réussi à trouver quelques objets pouvant servir, une lampe torche par exemple, un canif, ça peut toujours servir et une sorte de brosse, n’essayez pas de savoir d’où elle sort car elle-même l’ignore. Bon, la tenue maintenant, c’est là que les choses se compliquent. Elle ne savait pas comment s’habiller pour cette excursion nocturne… Un jean, une veste et un débardeur ? Oui, cela devrait faire l’affaire. Elle choisit des vêtements assez sombres. Ne pas porter de couleurs vives pour ne pas attirer les regards. En plus, c’est assez marrants de voir la réaction des gens lorsqu’ils voient quelque chose bouger du coin de l’œil. Cela l’amuse grandement et entendre leurs pensées totalement confuses est très agréable. Oui bon d’accord, elle peut avoir une vision étrange de l’amusement mais que voulez-vous ? C’est comme ça et pas autrement. ELLE, est comme ça.

Enfin bon, elle se changea rapidement, enfilant un jean gris foncé, un débardeur assorti et enfila une veste. Alors qu’elle sortait de son appartement, l’américaine se rendit compte qu’elle était encore en chausson. Des chaussons Mignons, offert par son frère peu avant qu’elle ne décide que venir ici. Lauren les retira avec un petit sourire, puis, elle secoua la tête en enfilant des Rangers. Halala, mais quelle tête en l’air je suis moi, franchement. Comment cela peut être possible ? Sortir en chaussons…  
Bon, cela la fait beaucoup rire mais là, elle perdait du temps et si elle était en retard, cela ne le ferait pas. Elle qui déteste les gens non ponctuels, voilà qu’elle risquait d’être à la bourre ! C’est pas possible ça… Elle soupira, attrapa rapidement son sac dans lequel elle mit ses affaires rapidement avant de partir, définitivement cette fois. Direction, les ruines !

Elle marchait rapidement, si bien que cela n’en était pas naturel du tout. Les élèves de la Zone Merlin sortaient, se dirigeant vers la soirée de tel, vers le bar avec bidule et truc. Boui, ce genre de soirée alcoolisée et où drogue et sexe coulent à flots ne l’intéressaient pas. Bon, elle n’a rien contre ça, c’est juste qu’elle ne mettra jamais les pieds dans ce genre de soirées, préférant de loin une soirée devant la télé à mater des films d’horreur tout en mangeant des pops corn, en s’amusant à se faire peur tout seuls. C’est typiquement le genre de soirée qui lui plait ça, un truc en petit comité, pas besoin d’avoir milles et une personne dans une même pièce pour s’éclater. Deux ou rois amis et le tour est joué, c’est largement suffisant.

L’américaine marchait maintenant dans les rues de la zone, se faufilant entre les gens qui stagnaient dans la rue, bavardant ou attendant simplement que temps passe et que d’autres fêtes leur ouvre leur porte. Comment le savait-elle ? Leurs pensées pardi ! Elle les entend si elle se concentre. C’est souvent pratique et ce, peut importe dans quelle situation !

Enfin bref, elle quittait petit à petit la zone de fêtes, les trottoirs pour s’engouffrer sur des chemins non pavés, des chemins de terre. Lauren leva doucement les yeux au ciel Pas besoin de sortir la lampe pour le moment, la lumière de la Lune suffit amplement C’est vrai que pour le moment, le ciel était suffisamment dégagé pour permettre aux personnes de se déplacer sans utiliser d’objet quelconque. En plus, c’est beaucoup moins agressif comme luminosité !

- Un point pour la lune, zéro pour les objets ! Qu’est ce que vous allez faire ?!

Elle plaqua aussitôt les mains sur sa bouche mais c’était trop tard, les mots étaient dits. D’ailleurs, elle voulait les dire dans sa tête quoi, pas aussi fort ! Elle regarda autour d’elle s’assurant que personne ne l’avait entendu dans sa bêtise. Ouff, il n’y avait personne ici. En même temps, qui va s’aventurer en pleine nuit aux alentour des ruines ? Personne ! Elle pensait même à une stupide blague faites par on ne sait qui et si c’était le cas, la blonde râlerait, n’appréciant pas se déplacer pour rien. Un petit soupire lui échappa tandis qu’elle commençait à sérieusement réfléchir à ça… Blague ou pas blague ? Venez tous, les paris sont ouverts !

Cela fait maintenant quelques longues minutes qu’elle marchait. Plus que cinq minutes avant l’heure du rendez-vous. Mince… Il fallait vraiment qu’elle se dépêche ! Elle risquait d’être en retard et elle ne le supportait pas… Tiens ! Là bas ! Une petite lueur brille et attire l’attention de la jeune américaine ? Mh… Sans doute le lieu de rendez-vous. Allez, ce n’est pas trop loin, elle y serait à l’heure ! Une silhouette était là, à getter l’arriver de certaine personne. Sans doute la personne ayant fait circuler la fameuse rumeur. Elle s’en approcha assez rapidement et fut juste à l’heure. Elle s’éclaircie la voix avant de lancer calmement

- S-Salut, c’est bien ici le rendez-vous pour les ruines ?

Sa voix avait légèrement tremblée. Bon dieu qu’elle détestait quand sa voix faisait ça ! C’est tout sauf agréable…

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Mar 13 Juin - 17:04





L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité.

feat. Lauren Black



« Il devait descendre dans ses propres catacombes.
Pratiquer des fouilles archéologiques.
Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire. »
De Jean-Christophe Grangé.

Éclaircissement de voix.
Paroles qui s’élèvent dans les airs.
Voix féminine.
Quelque peu tremblotante au début.
Mais qui prit rapidement de l’assurance.
Un salut.
Puis une question.
Simple.
Précise.
Directe.
Je souris.
Il ne fut pas mauvais.
Non.
Bien au contraire.
Mon sourire admettait deux choses.
La première est que je ne serais pas seul.
Pas seul à explorer ces ruines.
Dans ces instants-là, il était toujours bon d’être accompagné.
Les recherches archéologiques étaient un grand moment.
Et partager les découvertes avec soi-même, ce n’était pas très réjouissant.
La seconde était que sa ponctualité était appréciée.
Elle était tel le magicien blanc.
Celui-là même qui parcourut les étendues de la Terre du Milieu sur le dos de Gripoil.
Ni en avance.
Ni en retard.
Elle arrivait pile au moment prévu.
A l’instant où elle avait décidé d’intervenir.
J’abandonnais la contemplation des alentours quelques instants.
Et je me tournais vers mon interlocutrice.
A dire vrai, la folie prenait le pas sur la prudence.
La folie des grandeurs.
Celle de découvrir de nouvelles choses.
De dresser sur le papier une nouvelle carte.
D’acquérir de nouvelles informations.
De prendre part à de nouvelles rencontres.
La prudence envers les femmes, en ce moment précis, n’existait plus.
Elle était balayée par l’excitation de découvertes prochaines.
Du moins, je l’espérais.

Monsieur E n’avait pas choisi cette planète au hasard.
Il y avait bien trop de secrets.
Bien trop de cachotteries.
Bien trop de questions sans réponses.
Pourquoi l’Académie était en orbite autour de cette planète ?
J’avais plus ou moins entendu dire qu’il avait fait une annonce.
Oui.
Une simple petite annonce lorsque l’Académie s’était écrasée sur la planète.
Trop de questions sur cette planète.
Et pas vraiment d’interlocuteur pour y répondre.
Mais.
Peu importe.
Ce soir, nous étions là.
Tous les deux.
Devant ces ruines.
Alors que le bois grésillait sous l’assaut des flammes.
Je penchais ma tête sur le côté.
Une lueur malicieuse avait pris possession de mon regard.
Couplée à celle de l’excitation, nous avions là un cocktail explosif.
Je mis de côté mes questions.
Mes interrogations.
Concentration.
Je ne pouvais pas me permettre d’avoir un esprit volatil.
Au risque de louper de précieuses informations.
Je finis par répondre à mon interlocutrice.
Sur un ton joyeux, presque trop entreprenant.
Peu importe.
La positive attitude avait du bon parfois.

« A moins que d’autres fous se soient risqués ici cette nuit, vous êtes effectivement au bon endroit.
Je dois avouer que je ne pensais pas vraiment que quelqu’un répondrait à mon appel.
C’est une agréable surprise.
En d’autres circonstances, je dois vous avouer qu’une multitude de questions vous aurait assailli de toute part.
Mais votre simple présence ici me fait dire, peut-être à tort, que vous prenez plus ou moins au sérieux ces recherches archéologiques.
Oh, je ne vous cache pas qu’une partie de moi-même est excitée à l’idée que nous puissions faire d’extraordinaires découvertes.
Pour comprendre un peu mieux la planète où nous sommes tombés.
Néanmoins, bien que la planète ne se soit pas montrée hostile pour le moment…
Ces ruines me font tout de même penser qu’elle a été habitée…
A un moment…
Plus ou moins lointain…
Nous en saurons sans doute plus si nous arrivons à dater la pierre…
Toutefois…
Je me permets de poser une question, une seule : qu’est-il arrivé aux habitants de ces ruines ?
Enfin…
Elles ne sont pas arrivées ici toutes seules.
Comme par magie.
Quelque chose les a certainement chassé d’ici…
Ou pire.
Mais, ne pensons pas au pire pour le moment.
Faire des hypothèses à partir de rien n’est pas productif pour un sou. »


Respire un grand coup.
Calme toi.
Tout se passe bien.
Nous savons tous que je suis excité, mais tout de même !
Un peu de contenance !
C’est le minimum.
Surtout face à mes collègues.

« Veuillez pardonner mon excitation.
Depuis le temps que je tiens à les visiter, ces ruines.
Je dois avouer que l’archéologie m’a toujours fasciné !
Et savoir que nous sommes sur une autre planète accentue cette idée.
Pleins de questions.
Trop de questions.
Mais…
Quel goujat je fais !
Avec tout ça, j’en ai oublié de me présenter.
Je dois dire que j’ai beaucoup réfléchi à qui je voulais être ce soir.
Moi-même ou un autre ?
Et si je suis l’autre, serais-je moi-même ?
Enfin, des questions que nous laisserons à la philosophie.
Ce soir.
Et rien que pour vous.
Je serais Indiana Jones.
Pas de rire.
Pas de sourire.
Je vous prie.
Ne croyez pas que je prends tout ceci à la légère.
Mais me prendre pour un archéologue de renom me donne du courage.
Du courage pour affronter la tâche qui nous attend.
Et vous ?
Qui avez-vous envie d’être ce soir ?
Rien que pour cette nuit ? »


Un craquement sur la droite.
Je tournais vivement la tête.
Une tête blonde apparut.
Elle appartenait à un jeune homme d’une vingtaine d’années.
Je le toisais de haut en bas.
Qu’est ce qu’il venait faire là ?
De grands yeux verts.
Plutôt baraqué.
Je dirais même bien musclé.
Bien plus que moi.
Et grand !
Bon, je dois admettre qu’au vu de ma taille, je n’avais pas vraiment à envier la sienne.
Mais tout de même.
Il avait l’air fort avenant.
Néanmoins, sa tête ne me revenait pas.
Et ce sourire qui ne se détache pas de ses lèvres.
A dire vrai, j’avais la nette impression que mon statut de mâle dominant était mis à l’épreuve.
Il s’avança rapidement.
Son sac sur les épaules.
Il osa même m’interpeler.
Et joyeusement en plus.

« Bonsoir, je viens pour l’exploration des ruines. Vous devez être celui qui a passé l’annonce, si je ne m’abuse ! »

Et il me tendit la main.
Sans doute comme signe de…
Roh, je me faisais certainement des films.
Comme toujours.
Mais…
Je n’aimais pas.
Absolument pas.
Son attitude cool de beau gosse.
Il n’y a pas de place pour deux mâles dominants.
Et surtout pas dans cette exploration nocturne.
Il posa un réchaud à gaz près du feu.

« Je me suis permis d’emmener quelques conserves de nourriture et de quoi les réchauffer. »

Pardon ?
PARDON ?
Il était vraiment sérieux ?

« Je suis certain que votre intention est louable.
Mais je m’octroie la permission de vous dire le fond de ma pensée.
Nous n’aurons certainement pas le temps d’explorer la totalité des ruines cette nuit.
Et l’Académie se trouve juste à côté.
Ces boites de conserve risquent de nous embêter plus qu’autre chose.
Le but n’est pas d’aller faire du camping sur plusieurs jours.
On sera rentré avant l’aube. »


Calme.
Respire.
Il ne doit pas être si méchant que ça.
Tout va bien se passer.

« Hum…
Je m’excuse d’être autant sur la défensive. »


Bon.
Il fallait lancer le truc.
Dire quelque chose.
Je finis par m’adresser à mes deux acolytes.

« Si vous le permettez.
Je propose que nous nous tutoyons dés à présent.
Pour éviter les politesses inutiles.
Et aller directement à l’essentiel.
Nous étions justement en train de nous présenter quand tu es arrivé.
Ce soir, qui veux-tu être ?
Pour ma part, j’ai choisi d’être Indiana Jones.
Et je ne tiens pas à réexpliquer le comment du pourquoi.
Tu peux être qui tu veux.
Toi ou un autre.
Un autre ou toi.
C’est toi qui vois. »


Je finis par sortir un calepin.
Prêt à écrire quelques informations sur mes nouveaux collaborateurs.
Je tentais de me persuader que ça ira mieux lorsque nous serons dans les ruines.
Ma bonne humeur finit par reprendre le dessus.

« Dites, avez-vous déjà fait des expéditions archéologiques ?
Ou de l’archéologie tout court ?
Quels sont vos atouts dans ce genre de situation ?
Je dois vous avouer que je suis là pour, à terme, cartographier entièrement le site en ruine que nous avons juste là.
Mais aussi de comprendre ce qui c’est passé ici.
Et toute aide sera la bienvenue. »


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Lun 26 Juin - 23:37

L’ARCHÉOLOGIE EST LA RECHERCHE DES FAITS, PAS DE LA VÉRITÉ
Feat Conan Grimaldi

Lauren sourit. Ouf, elle ne s’était pas trompée d’endroit. Au moins, la jeune n’aurait pas de problèmes. Elle qui s’attendait à une sorte de blague foireuse, la voilà rassurée. Elle s’amusa de l’impatience, de l’excitation de l’homme. C’était agréable à voir, plus que quelqu’un qui vous jette un regard noir, vous jugeant ou pire, vous regardant comme une vulgaire proie tombant dans le piège de l’horrible chasseur.

- Ne vous en faites pas, votre excitation est totalement partagée, et vous êtes parfaitement excusé.

Indiana Jones ? Elle pencha légèrement la tête sur le côté, si cela l’amusait, lui donnait du courage, pourquoi pas après tout, c’était même plutôt sympa comme principe. L’américaine réfléchit rapidement à si elle voulait être quelqu’un d’autre ou elle-même. Sa réponse fut assez courte, lui annonçant qu’elle préférait rester elle-même pour cette nuit. Ensuite, d’une question pouvant paraitre étrange, elle lui demanda comment elle devrait l’appeler, s’il elle devait le vouvoyer ou tutoyer. En temps normal, elle l’aurait vouvoyé, l’homme présent devant elle étant sans doute plus âgé qu’elle mais peut être qu’il préférait être tutoyé ?

Soudain, un bruit la fit sursauter. Qu’est ce que c’est ? Elle était devenue d’un coup très tendue, s’attendant à tout et n’importe quoi. Un jeune homme, plus âgée qu’elle aussi sans doute, blond, yeux verts et faisant environ la même taille que le premier homme, se présenta.

Lui aussi était venu pour ça, pour l’exploration des ruines mais cela ne semblait pas trop plaire au premier qui le regardait d’une étrange façon. Le nouvel arrivant reprit, expliquant qu’il avait prit de quoi manger, des conserve et de quoi les réchauffer. Ceux à quoi l’homme voulant être Indiana Jones répondit, de manière assez défensive que cela ne serait pas nécessaires, qu’ils seraient tout trois de retour avant l’aube. Néanmoins, il s’excusa de son agressivité, lui posant la même question qu’à elle peu auparavant avant de sortir un carnet, de bonne humeur avant d’enchainer sur de nouvelles questions.
Lauren regarda le jeune homme blond furtivement avant de répondre aux questions.

- Pour ma part, je n’ai jamais fait d’expéditions archéologiques et concernant les atouts ben… Je ne sais absolument pas ce qu’il faut pour faire ce genre d’explorations. Mais pour être franche, j’aimerai bien savoir ce qu’il s’y est passé aussi, visité des ruines m’a toujours fortement intéressée. Il y a tellement de choses qui émanent de ces lieux. C’est mystiques… Intéressant et intrigant…

Oui, en effet, elle pouvait dire ça. Mystique et intrigant étaient des mots qui reflétaient bien ce qu’elle sentait. Les ruines lui font toujours ce genre d’effet, il s’est passé tellement de choses dans des lieux du genre. Tout type de gens y vivait, des gens semblables en apparences, mais bien différents dans le font. Des humains, des humanoïdes, peut être ? Et si c’était des sortes d’aliens aussi ? Pourquoi pas, cela pourrait être assez amusant !
Sans s’en rendre compte, Lauren affichait maintenant un large sourire franc, c’était vraiment excitant d’imaginer ce qu’il pouvait s’y être passé et, aider le jeune homme à cartographier les ruines était un plus. Elle qui aime aider les gens, là, Lauren pouvait le faire, en faisant en prime quelque chose qui lui plait !

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Ven 7 Juil - 18:46





L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité.

feat. Lauren Black



« Il devait descendre dans ses propres catacombes.
Pratiquer des fouilles archéologiques.
Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire. »
De Jean-Christophe Grangé.

La chaleur que notre feu de camp improvisé dégagé était écrasée.
Ecrasée par la présence des ruines.
Elles étaient imposantes.
Elles étaient présentes.
Et le silence régnait.
Non, non.
Ne vous méprenez pas.
La vie continuait…
Du moins, seulement dans les environs.
Lorsque je posais mon regard sur ces vieux cailloux, j’avais ce sentiment étrange que seule la loi du silence régnait.
Comme si nous rentrions dans un autre monde.
Un monde illustre.
Un monde paisible.
En apparence seulement.
Ma tête bouillonnait.
Les questions s’entrechoquaient.
Je secouais la tête.
Il fallait que je me raccroche à la réalité.
Je murmurais :

« Quelles choses terribles ont pu se passer ici pour qu’un village entier soit décimé ?
Le temps a fait des ravages.
Mais pourquoi ?
Pourquoi n’y-a-t-il plus personne ?
Où sont-ils tous passés ?
Au vue de sa taille, ces murs ont du accueillir un grand nombre de personnages.
Des familles principalement…
Du moins, je pense.
Tout semble…
Non…
C’est glauque…
Ces lieux ont un jour entendu résonner la vie.
Une vie qui devait être des plus remarquables.
Il n’y a pas de murailles, ni quoi que se soit qui fasse penser que les alentours étaient hostiles à ce village.
Alors, quoi ?
Ils ont décidé de partir un jour, comme ça ? »


Je secouais vivement la tête.
Et reportais mon attention sur le calepin.
Je mis quelques secondes à percuter que le jeune homme me tendait la main.
Je me redressais un peu brusquement.
Je ne voudrais surtout pas manquer de respect à mon interlocuteur.
Il s’était proposé gentiment de nous accompagner.
Je me devais d’être un hôte responsable.
Enfin…
Un hôte…
C’était un bien grand mot.
Toutefois, je me devais de protéger tous mes apprentis.
Je lui serais vigoureusement la main alors qu’il se présentait.

« Isaac.
Je m’appelle Isaac.
Tu semblais bien loin dans tes pensées.
Les ruines ont-elles une place spéciale dans ta vie ? »


Et ce sourire.
Ce sourire qui ne s’effaçait jamais de son visage.
Pourquoi ?
Je n’avais pas de raisons particulières d’être d’un côté ou de l’autre.
Pourtant…
Je ne sais pas.
J’étais mal à l’aise.
De quoi ?
Que l’on soit aussi sympathique avec moi.
C’était étrange.
Que je me méfie de la jeune femme, c’était normal.
Je me méfiais de toutes les personnes de sexe féminin.
Mais Isaac ?
Pourquoi ?
Non.
Je ne devais pas laisser de place aux sentiments.
Du moins.
Pas pour les autres êtres humains.
Jamais personne ne percera ma carapace.
Reprendre ses esprits.
Voilà la meilleure chose à faire.
Est-ce donc l’instant – la perspective de découvrir un nouveau lieu – qui me mettait dans tous ces états ?
Ou le fait que des êtres humains avaient été assez fous pour répondre à ma rumeur ?
A l’appel que j’avais dispersé dans les couloirs du bâtiment scolaire ?
Je lui répondis donc en reprenant ma place.
Laissant alors les questions sur le genre humain de côté pour le moment.
L’excitation de notre excursion prochaine de nouveau présente dans la voix.

« Oh, disons que ce ne sont pas particulièrement les ruines qui m’intriguent.
Mais plus les mystères.
Ceux qui planent partout.
On les trouve en grand nombre dans l’univers.
Certains endroits en concentrent plus que d’autres.
Mais je dois t’avouer que…
Dans mon ancienne vie, mon oncle avait réussi à me dégoter une place sur des sites de fouilles archéologiques.
C’était passionnant.
Je ne prétends pas être aussi bon que les plus éminents archéologues terriens.
Mais j’pense pouvoir me débrouiller un minimum.
Mon oncle pensait que l’archéologie était un bon moyen d’affuter sa curiosité mais aussi de nous amener à se poser des questions.
Ne pas attendre que tout nous tombe tout cuit dans le bec. »


Isaac s’approcha alors de Lauren.
Et se présenta.

« Bien le bonsoir !
Enchanté de te rencontrer !
Isaac !
A qui ai-je l’honneur ? »


Il était temps que nous passions vraiment aux choses sérieuses.
Nous n’allions certainement pas rester là toute la nuit.
Devant un feu de camp.
Et puis, mine de rien, il ne faisait pas si chaud que ça en cette fin de mois de mai.

« Tu me nommes comme tu le souhaites, Lauren.
Un surnom.
Par mon prénom.
Par je ne sais quelle astuce.
Du moment que cela reste courtois.
Je ne suis pas très compliqué pour ce genre de chose !
Mais si cela peut coller le mieux possible à mon personnage, je t’en serais fort reconnaissant. »


Je fis une colonne pour Lauren.
Et une pour Isaac.
Se fut la jeune femme qui débuta.
En répondant d’une traite à mes questions.
Je notais le tout à l’aide d’abréviations et de phrases incomplètes.
Mais que j’étais sûr de comprendre.

« Je suis de ton avis.
Ces ruines posent questions.
Et nous allons faire beaucoup plus que les visiter.
Bien qu’une partie se résume à ça.
Je dois avouer que l’autre est bien plus intéressante.
Chercher.
Car nous n’avons rien sans rien.
Et je pense que Monsieur E n’a pas choisi cette planète au hasard.
Je suis presque persuadé que, comme tout dans ce monde, ces ruines ont leur dose de magie.
Bien que la logique et la raison aient aussi leur place dans cette aventure. »


Je posais ensuite mon regard sur Isaac.
Attendant une réponse de sa part.

« Je dois avouer que je suis presque dans le même cas que Lauren.
Je n’ai jamais fait de véritables fouilles archéologiques.
Bien que je sois très intéressé par tout ce qui touche de près ou de loin à ces sites.
Ils ont tous quelque chose à raconter.
Et il est parfois compliqué de déterminer avec précision ce qui s’est passé.
Néanmoins, je sais, en théorie, comment doivent se dérouler des fouilles archéologiques.
Je pense que ces ruines sont un bon moyen de voir si je peux mettre en pratique mes connaissances dans le domaine.
Et pour ce qui est de cartographier la zone…
Je connais quelques trucs, mais je ne suis pas vraiment doué dans le domaine. »


Je souris.
Ce sourire n’était pas mauvais, bien au contraire.
Presque paternel.
Sans doute fraternel.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, coéquipiers !
Le meilleur moyen que vous appreniez, c’est que nous allions directement sur le terrain.
J’dois vous avouer que je ne connaissais que des choses théoriques quand j’ai débuté dans le domaine.
Je n’avais pas de diplôme.
Aucune expérience.
Ca ne m’a pas empêché de vivre ma vie.
Et d’aller chercher à comprendre les lois de l’univers.
Prêt pour l’aventure ? »


Je me levais.
Et rangeais rapidement mes affaires, pour ne garder dans les mains que le carnet, un crayon de papier et une gomme.
Je me tournais vers les ruines après avoir accrocher une lampe-torche à ma ceinture.

« Je doute que ces ruines soient dangereuses.
Mais, mieux vaut être prudent.
De ce fait, chacun aura à surveiller les arrières de ses camarades.
On avisera au fur et à mesure de l’expédition.
Ouvrons l’œil.
De ce que j’ai pu glaner comme information, il semblerait que les ruines soient calquées sur un motif qui se répète inlassablement.
Nous allons juger ça par nous même. »


Avant de partir vers l’entrée, je me tournais vers Isaac, et lui suggérais :

« Je pense que personne ne viendra piquer ton réchau’ et tes boites de conserves.
Et ils ne sont pas forcément légers.
Je propose que nous les laissions là.
Et que nous terminions notre excursion nocturne en revenant au campement pour les déguster.
Qu’est ce que tu en penses ? »


Et je partis vers les ruines.
L’excitation prenant le pas sur tout le reste.
Et voilà.
J’y étais.
Les ruines s’étalaient à nos pieds.
Je murmurais :

« Un dernier conseil.
Gardez toujours votre lampe à portée de main.
Et soyez réactifs.
Ce sont des ruines.
Qui sait depuis combien de temps elles sont là ?
L’équilibre et l’harmonie ont été – depuis trop longtemps – rompus dans ces lieux. »


Puis avec un grand sourire :

« Qui veut inaugurer cette excursion en entrant le premier dans les ruines ? »

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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Mar 11 Juil - 22:19

L’ARCHÉOLOGIE EST LA RECHERCHE DES FAITS, PAS DE LA VÉRITÉ
Feat Conan

Lauren se contenta d’observer les deux hommes se serrant la main, Conan, qui semblait perdu dans ses pensées finit par percuter la main qui était tendu vers lui. La scène avait un petit quelque chose d’amusant dans ses réactions. Enfin bon, ce n’était pas le plus important, c’était un simple détail. Puis, le jeune homme nommé Isaac s’approcha d’elle, lui demandant à qui il avait affaire. Elle se présenta, gardant un grand sourire aux lèvres, un sourire qui n’avait pas quitté son visage depuis qu’elle était là.

- Lauren Black, je suis enchantée aussi de te rencontrer Isaac. En fait, je suis heureuse de vous rencontrer tout les deux pour être franche.

Elle continuait de sourire, un sourire innocent, accueillant. Un frisson de froid parcouru le corps de la jeune qui se rapprocha d’un pas du foyer, du feu.

How, donc elle pouvait le nommer comme elle le voulait ? Tant que cela restait poli et courtois ? Bon, à ce niveau, il n’y avait pas à s’en faire, c’est la moindre des choses que de respecter son interlocuteur. C’est vraiment mal élevée de l’appeler vulgairement ou autre chose du genre ! De lui donner un nom ou surnom dégradant ! A vrai dire, Lauren trouve ça lamentable, elle trouve ce genre de personne véritablement lamentable ! Par moment, la jeune américaine en vient à se demander ce qu’on fait les parents pour que leur progéniture soit aussi irrespectueuse envers leurs aînés et leurs semblables, leurs égaux. Elle soupira intérieurement. En fait non, ce n’était pas forcément à cause de l’éducation qu’ils leur ont donné, parfois, ils ont bien fait leur boulots, c’est juste que les gosses ont envie de désobéir, parfois pour voir ce que ça fait, parfois car ils trouvent que leur éducation à été trop dure, trop stricte ou trop lourde. Bon, ce n’était pas la question, elle se reconcentra sur les deux hommes.

Conan reprit la parole avant qu’Isaac ne réponde à ses questions à son tour. Donc, lui aussi était à peut près dans le même cas qu’elle ? Bon, c’était un bon point, elle n’était pas la seule novice dans ce domaine et lorsque Conan avait commencé, lui aussi n’avait que des connaissances théorique. Et puis, il avait bien raison, on apprend mieux les choses sur le terrain, en pratiquant et cela la rassurait. Il finit par se lever, expliquant qu’ils allaient veiller les uns sur les autres bien que les ruines n’étaient sans doute pas dangereuses et qu’elles semblaient se reproduire sur le même motif, et ce, sans fin. C’était parfaitement le truc à vous faire perdre la boule si vous vous perdez dedans, véritablement. Vous devenez fou car tout est pareil, vous vous demandez ce qu’il se passe, pourquoi vous ne trouvez pas la sortie, pourquoi vous passez ici depuis plusieurs heures et des heures alors que vous pensiez que a sortie était à quelques mètres de ces lieux lorsque vous être entré.

Ils étaient maintenant tout les trois devant les ruines, laissant le réchaud et les conserves auprès du feu, une certaine excitation les ayant gagnés à mesure qu’ils s’étaient approchés. Conan se mit à murmurer qu’il valait mieux toujours garder les lampes à portée de main. Bon, elle l’attacha à sa ceinture, enfin, la coinçant plutôt.

Qui voulait inaugurer cette excursion ? Elle le voulait bien elle, et puis, passer la première pourrait être encore plus excitant ! La San Diegoise prit la parole.

- Je veux bien si aucun de vous deux ne le désir bien sûr…

Elle passa la main dans ses longs cheveux blanc avant de chercher un élastique dans ses poches. Ben quoi ? Les cheveux longs sont assez handicapants dans ce genre d’exploration ! Ils peuvent se prendre absolument partout, s’arracher et tout le bordel. Oui, c’est une fille qui tient beaucoup à ses cheveux, c’est un fait. Mais elle est loin d’être le genre de fille à bien se maquiller, à bien se coiffer, à assortir son pantalon avec son haut. Non, elle c’est du spontané, elle prend ce qui vient, s’habille rapidement et sans se prendre la tête, pas de maquillage, les cheveux juste démêlé et un élastique traînant dans sa poche et le tour était joué ! C’est simple, rapide et efficace ! Pas besoin de passer des heures à se préparer pour pas grand-chose finalement.

Enfin, elle finit par s’approcher un peu plus de ruine, la main maintenant sur sa lampe. Elle était prête, impatiente et toute excitée à l’idée d’entrer dans ce lieu sombre, abritant bien des mystères et choses intéressantes ! Lauren entra dans les lieux, impatiente de voir ce qu’elles renfermaient.

fiche codée par perry, modifiée par Lauren Black.

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Jeu 3 Aoû - 11:49



L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité.

feat. Lauren Black



« Il devait descendre dans ses propres catacombes.
Pratiquer des fouilles archéologiques.
Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire. »
De Jean-Christophe Grangé.

Des frissons naquirent dans mon dos et se mirent à le parcourir.
D’humeur joyeuse, ils continuèrent leur route à travers chacun des membres de mon corps.
Ils prirent un malin plaisir à me traverser de part en part.
Ne laissant aucune de mes extrémités hors d’atteinte.
Oh non, ils ne transpiraient point la peur.
Ils étaient une certaine forme de mon excitation intérieure.
Mais en tant qu’Indiana Jones, je devais tout de même être un modèle.
Un exemple pour ces jeunes archéologues en herbe.
Je finis par dépasser Lauren en courant, les bras en l’air, la bouche grande ouverte.
Mais aucun son ne sortit de cette dernière.
J’étais bien trop respectueux envers ces ruines pour crier.
Et je pense que mes hurlements auraient pu réveiller un mort.
Alors ne parlons pas des tympans de mes collègues qui, eux, étaient bien vivants.
Isaac suivait.
Tranquillement.
Fidèle à lui-même.
Il était là, quelque peu en retrait.
Pourtant, nous le savions tous.
Il était prêt à aider.
Sans même qu’il eut un mot à dire.
Certaines personnes ont un don pour ça.
Faire comprendre à leurs interlocuteurs ce qu’ils souhaitent sans même ouvrir la bouche.
Sans émettre le moindre petit son.
Il avait accepté sans rechigner de laisser le matériel « encombrant » au campement.
Et je lui étais fort reconnaissant pour ça.

Néanmoins, ces pensées furent vite balayées lorsque je pris le temps de regarder ce qui se trouvait autour de moi.
Le silence régnait en maitre.
C’était un silence grand.
C’était un silence imposant.
Et même moi je n’osais pas le briser.
Les bâtiments étaient composés de grosses pierres.
Elles étaient, certes, moins impressionnantes que celles que nous trouvions au sol, mais tout de même.
Beaucoup d’entre eux n’avaient plus de toits.
La charpente avait cédé, faute de n’avoir pas été entretenu depuis un grand nombre d’année.
L’architecture des édifices me faisait penser à Pikchu (ou Picho selon les sources).
Vous savez, cette ancienne cité inca du XVème siècle, sur le Machu Picchu, au Pérou.
Bien sûr, la disposition des bâtiments n’était absolument pas la même.
Mais la façon de construire les habitations était assez similaire.
Du moins, en apparence.
Je n’étais pas un grand expert dans le domaine.
Et une étude plus approfondie sera nécessaire pour comprendre l’assemblage de tout ceci.
Les « routes » – si nous pouvions appeler ça des « routes » – étaient tortueuses.
Elles épousaient parfaitement la base des bâtiments.
Et fort malheureusement – ou heureusement – la ville avait été construite comme celles que nous trouvions en Europe au Moyen-Âge.
Laissez-moi donc vous expliquer.
Aucune des bâtisses n’avait tenu compte de sa voisine.
Elles avaient été construites et réunies dans des… « blocs ».
Je ne sais comment exprimer les endroits où elles avaient été combinées.
C’était toutes des maisons indépendantes.
Certaines étaient énormes.
Et prenaient à elles toutes seules un bloc entier.
D’autres étaient de moindre de taille.
Et avaient été associées dans un bloc.
Je ne savais pas trop à quoi était du cette grande différence de taille…
Nous finirons bien par trouver…
Un jour.
Mais ce n’est pas le sujet qui nous préoccupe pour le moment.
Quoi qu’il advienne, aucune des maisons n’était alignée avec sa voisine.
Les façades des murs n’avaient pas tenus compte d’un équilibre que nous trouvions aujourd’hui.
Nous avions tous l’habitude de ces grandes routes droites, où tous les murs étaient rangés tels des oignons.
Pas une façade ne dépassait plus qu’une autre.
Et les architectes tentaient même d’harmoniser le plus possible l’ensemble.
Ici…
Et bien disons que seule la pierre utilisée faisait l’unité entre tout ce que nous voyons.

Isaac s’était approché de Lauren.
Il jetait de rapide coups d’œil pour capter, comme nous tous, le plus d’informations possible.
Je dois dire que je n’avais pas spécialement donné de directives non plus.
Et je n’étais pas sûr de pouvoir en donner dans l’immédiat.
J’étais bien trop occupé à tenter de noter le moindre petit détail.
Il fallait que je me reprenne.
Et vite.
Je savais qu’il nous était impossible de tout étudier en une seule nuit.
Et que si nous revenions plus tard, et en journée, tout aura changé !
Les ruines, c’est comme tout le reste.
Que nous les rencontrions de jour ou de nuit, elles n’ont pas du tout le même visage.
Isaac entama alors la discussion avec Lauren.
Il parlait à voix basse, mais suffisamment fort pour que Lauren, comme moi, puissions entendre ce qu’il avait à dire.
Il était égal à lui-même.
Sa gentillesse me faisait presque froid dans le dos par moment.

« Sans vouloir paraître impertinent, ni désagréable, je pense que ça serait sympathique que nous fassions plus amples connaissances.
Tu es là depuis longtemps ?
Tu viens de quel coin de la terre ?
Tu es dans quelle classe ?
Tu as choisi de vivre dans quelle zone ?
Qu’est ce que tu aimes faire dans la vie ? »


Il devint légèrement rouge.
Mais la douce lumière ambiante ne nous permit pas de déterminer si oui ou non sa peau avait viré ou non.

« Ne le prends pas mal, hein !
C’est juste histoire de faire la conversation…
Enfin, et de vous connaître un peu plus !
Et je n’aime pas tourner autour du pot trop longtemps.
Je préfère, et de loin, directement aller à l’essentiel.
De plus, je pense qu’à la vue des quelques éléments que nous avons devant nous, la nuit risque d’être mémorable.
Mais le temps risque de nous manquer.
Et il serait dommage que nous ne finissions pas cette aventure ensemble un autre jour.
Si nous regardons les données d’une façon logique et raisonnée, il est même plus que probable qu’il nous faudra plusieurs semaines pour venir à bout de la surface de ces ruines. »


J’hochais pensivement la tête.
Isaac n’avait pas tort.
Nous nous trouvions à l’entrée du village.
Le chemin de terre qui nous avait amené jusqu’ici avait laissé place à de grosses dalles de pierre.
Elles étaient toutes de taille inégale.
Et « dalle » était un bien grand mot.
Le mot « pavé » serait plus approprié.
Aucune jointure n’avait été faite.
Et la surface de ces pierres était loin d’être lisse.
Bien que les bâtisseurs de cette cité avaient eu le souci du détail.
Ainsi, il fallait que nous fassions attention où nous mettions les pieds.
Je me rendis alors compte que, trop pressé de vouloir tout comprendre en regardant, je n’avais pas tenu compte de cette étrange lueur bleue.
Quelque soit le lieu où ces routes nous menaient dans le village, cette lumière bleue était là.
Elle était loin d’être aveuglante.
Bien au contraire.
Elle était douce.
Et se répandait telle la brume sur les pierres de la route.
Elle flottait paresseusement.
Elle pourrait presque passer inaperçue si nous n’y prenions pas vraiment garde.
Elle ressemblait à la brume.
Mais elle n’avait pas sa consistance.
C’était comme… une brume mais translucide.
Il était facile pour nos yeux de voir à travers et de contempler la route qui se faufilait sous nos pieds.
Curieux.
Vraiment étrange.
Comment une telle chose pouvait-il se produire ?
Il n’y avait aucune source de lumière aux alentours… hormis nos torches.
Et aucune n’était encore allumée.
Du moins…
J’avais allumé la mienne le temps du trajet.
Et, inconsciemment, lorsque j’étais entré dans les ruines à la suite de Lauren, je l’avais éteinte.
Comme si je trouvais cela normal que mes yeux puissent voir ce qui nous entourait alors que nous étions en pleine nuit.
Etrange.
De plus en plus étrange.
Avez-vous déjà eu cette sensation de vous sentir en sécurité dans un lieu alors que vous n’étiez jamais venu dans ce dit lieu ?
Je secouais la tête.
Non, non, non, ça devait être mon imagination qui me jouait des tours.
Respire un grand coup, mon grand, ça va bien se passer.
Oui, très bien se passer.

Je m’accroupis pour toucher les pierres.
Elles étaient ni chaudes ni froides.
Elles étaient simplement là.
A vivre leur vie au gré des saisons de la planète où nous nous trouvions.
Tout était vraiment étrange.
Des pierres à la lumière.
Des routes aux demeures.
Qu’est ce qui était arrivé ici pour que le village se retrouve dans cet état ?
Isaac s’était approché de moi.
Il commença par  demander, après quelques secondes de silence :

« Par quoi veux-tu que nous commencions ? »

Et il ajouta avec un petit sourire :

« Et mes questions de tout à l’heure sont aussi valables pour toi, hein !
Ne pense surtout pas que tu vas échapper à mon regard inquisiteur. »


Il vint ponctuer sa phrase d’un petit rire qui, ma foi, pouvait être fort charmant.
Je ne pris néanmoins pas en compte sa seconde remarque.
Préférant répondre à l’unique question qu’il m’avait directement posé.
Mais lui comme moi savions qu’il ne lâcherait pas l’affaire tant que je ne lui aurais pas donné ses réponses.
Ses foutues réponses.

« Et bien, difficile à dire.
Je dois avouer que je ne connais pas vraiment la superficie des ruines.
Et mes compétences en la matière sur le comment organiser les fouilles est assez limitée, je le crains.
Je n’étais qu’en formation…
Et ma formation a été de trop courte durée pour que je puisse avoir de réelles bases dans le domaine, j’en suis profondément désolé.
Auriez-vous des suggestions à faire ?
Je dois avouer que je ne suis pas vraiment rassuré par cette source de brouillard bleu lumineux…
Pourtant…
Je ne sais pas…
J’ai la sensation étrange que les ruines veulent que mes peurs s’endorment…
Comme s’il m’était impossible de penser de façon logique et rationnelle aux dangers qui nous guettent… »


Je traçais sur ma feuille ce que je pouvais apercevoir de là.
Et numérotais le « bloc » à ma droite d’un numéro « 1 » et le « bloc » se trouvant à ma gauche d’un numéro « 2 ».

« J’ai l’impression que nous avons à faire à plusieurs maisons réunies en deux blocs bien distincts.
Et que ces deux blocs notent l’entrée du village.
Je suggère que…
Non…
Je ne sais pas vraiment ce qui est le mieux.
Tenter de « visiter » toutes les ruines au risque de se perdre.
Ou tenter de comprendre la structure des deux blocs de bâtisses qui s’offrent à nous.
Dans les deux cas, je ne sais pas ce que nous allons trouver.
Voyez-vous une troisième possibilité à ce dilemme ?
Ou une réponse à la question qui s’offre à nous ? »


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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Dim 6 Aoû - 21:07
Alors que Lauren était en tête de la petite troupe, Conan lui passa devant, en courant comme un fou, les bras en l’air. S’il n’avait pas fait nuit, la jeune aurait éclaté de rire tellement la scène était comique, mais bon, là, pour cette fois, elle ne rit que discrètement. Le petit groupe continuait tranquillement son petit chemin, dans les ruines, s’éclairant grâce à leur lampe.

L’américaine regardait tout ce qu’il se trouvait autour d’eux trois, regardait la construction des diverses habitations, leur compositions, leurs emplacements, leur architecture. C’était tellement impressionnant à voir ! Elle se sentait toute petite et insignifiante dans ses ruines. Bon, pas que les bâtiments, que les habitations soient très hauts mais cela faisait tout de même son petit quelque chose ! Son regard continuait de se balader sur tout ce qui les entourait, enfin, tout ce qui pouvait être intéressant à analyser. Ce n’est que la voix d’Isaac qui la tira de son analyse.

Lauren tourna doucement la tête vers le jeune homme qui venait de parler, de lui poser tout un tas de question. Houlà, attend mon coc, il faut qu’elle organise les réponses qu’elle doit te donner dans un coin de sa tête ! Donc réfléchissons, il lui demandait des trucs banaux, si cela faisait longtemps qu’elle était là, d’où elle venait, dans quelle classe elle se trouvait, dans quelle zone et ce qu’elle aime faire dans la vie. Donc, elle répondit d’abord intérieurement, cherchant à bien organiser sa réponse. Allez, c’était partie, elle lui expliqua la totale.

- Pour faire simple, ça fait un petit moment que je suis là, tout petit, je suis originaire d’Amérique, de San Diego exactement. Pour ce qui est de la classe, je suis dans la classe Umbra et je suis dans la zone Merlin.

Elle passa la main dans ses cheveux, réfléchissant de nouveau. Ce qu’elle aime faire dans la vie ? C’est relativement simple, voir même banal. En effet, la jeune adore la musique, sortir, les jeux vidéos, les mangas. Enfin, que des trucs banaux quoi, rien qui soit véritablement intéressant ou important. Après tout, elle est comme un bon nombre d’adolescents de son âge. Bon, par politesse elle lui répondit qu’elle aimait beaucoup les mangas, les jeux vidéo et la musique principalement.

- Je sais que c’est très banal mais c’est ce que j’aime faire, faut pas chercher plus loin avec moi. Sinon, je vais te retourner toutes tes questions, à toi aussi Conan !

Il est vrai que c’est mieux de connaitre ses camarades tant que nous le pouvons, avant de manquer de temps.

Après ça, Lauren marcha doucement vers la première bâtisse dans laquelle elle pouvait rentrer pour voir comment l’intérieur était fait. Ou du moins, ce qu’il restait de l’intérieur de la bâtisse car le temps avait fait son travail ici. Lorsqu’elle sortit d’ici, elle retrouva les deux garçons en pleine discutions. Isaac demandant à Conan ce qu’il comptait faire et qu’il n’échapperait pas à ses questions. Elle revenait au bon moment alors ? Elle écouta les paroles du jeune homme, puis il parla de la lueur bleue, lueur qu’elle n’avait pas vu avant qu’il n’en parle. Elle la regarda tranquillement, se demandant ce que cela pouvait bien être.

- C’est vrai que visiter les ruines entièrement en une nuit est impossible, surtout que nous pouvons nous perdre comme tu l’as dis. A vrai dire, nous pouvons peut être commencé par analyser une certaine zone, petite pour commencer avant de nous pencher sur le reste. Bien sûr, avant de faire ça nous pouvons essayer de comprendre ce qu’est cette petite lueur. C’est à la fois étrange et fortement intrigant.

Mais franchement, comment avait-elle fait pour ne pas la voir ? Comment avait-elle pu rater une lueur dans la pénombre ?! Une lueur bleue qui plus est ?! Non mais franchement ! Elle se fit des remontrances silencieuses avant de regarder les deux hommes. Ils étaient tous dans le même bateau, ne savant pas vraiment par où commencer. Peut être qu’Isaac aurait une idée lui aussi ! Mais les idées de Conan étaient à ne pas oublier, commencer par comprendre la construction des deux blocs pourrait être un bon début.

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L’archéologie est la recherche des faits, pas de la vérité.

feat. Lauren Black



« Il devait descendre dans ses propres catacombes.
Pratiquer des fouilles archéologiques.
Trouver des villes mortes au fond de sa mémoire. »
De Jean-Christophe Grangé.

Qui a bien pu vivre un jour ici ?
Pourquoi s’en sont-ils tous allés ?
Et ses habitations ?
La nature reprenait déjà ses droits.
Et pourtant…
J’étais persuadé que quelque chose était à l’œuvre en ces lieux.
Une créature peut-être.
Une… présence ?
Je la nommerais…
Le Jabberwoky.
Ce n’était pas un personnage des plus gentils au Pays des Merveilles.
Pour moi, ce personnage représentait quelque chose que je ne pouvais pas toucher.
Que je ne pouvais pas comprendre.
Du moins, pour le moment.
Que je ne connaissais pas non plus.
C’était un être matériel et immatériel.
Qui n’était ni bon ni mauvais.
Jusqu’à ce que des aventuriers le dérangent.
Suivant les requêtes et les histoires, il devenait bon ou mauvais.
Mais personne n’était resté vivant assez longtemps pour savoir s’il était plus bienveillant ou plus antipathique.
Le Jabberwoky était l’inconnu que je ne pouvais pas contrôler.
Le Jabberwoky était l’inconnu qui me faisait si peur à la nuit tombée.
Le Jabberwoky était l’inconnu que je ne pouvais pas rattraper.
Le Jabberwoky était l’inconnu qui me faisait me sentir si seul à la nuit tombée.
Il était beaucoup de choses.
Il était ce que je rejetais.
Celui que je voulais combattre à tout prix.
Mais c’était aussi celui que je voulais apprendre à connaître.
Le Jabberwoky apparaissait toujours lorsque mon esprit se confronter au monde.
Et que je n’arrivais pas à construire un raisonnement logique.
Je ne sais pas comment les autres géraient leur part d’inconnu.
Je ne pouvais me permettre de trop m’avancer sur la façon dont ils abordaient le monde.
Mais je devais être sûr d’une chose.
Une seule.
Même lorsque ma raison et ma folie s’affrontaient dans de sanglants combats…
Le Jabberwoky finissait toujours par arriver.
Et le Jabberwoky savait poser les bonnes questions.
Qu’il soit avec ou contre moi.
Je murmurais :

« C’est le Jabberwoky.
Il est là.
Quelque part.
Il nous attend dans l’ombre.
Quelque part.
Ne cherchons pas à attiser sa colère.
Mais ne nous voilons pas non plus la face.
Le Jabberwoky sait.
Il sait tout ce qu’il y a à savoir sur chacun d’entre nous.
Enfin…
Je crois.
Il paraît qu’il sait lire dans notre âme comme dans un livre ouvert…
Et qu’il se repaît de nos cœurs lorsque ces derniers sont rongés par le plus grand des maux. »


Je déglutis difficilement.
Il fallait que je garde la tête froide.
Tout allait bien se passer.
Je ne voulais pas finir tout seul au milieu de ses ruines.
Au fur et à mesure que je réfléchissais, tout se compliquait.
Je n’arrivais pas à comprendre.
Et la logique devenait illogique.
Le haut devenait le bas.
Et le bas devenait le haut.

« Sans vouloir paraître impertinent, demoiselle Lauren, je pense que nous ne trouverons pas la source de c’te lumière bleutée…
Du moins, tant que nous n’aurons pas compris comment s’organiser ces ruines.
J’pense sincèrement qu’elle fait partie du village.
Comme si elle en était la gardienne.
Il n’est pas rare que le noir complet soit, dans de nombreuses civilisations, le lien entre ici et l’au-delà.
Beaucoup ont peur de se faire happer par les ténèbres.
Mais…
Nous ne pouvons pas déterminer pour le moment si ce brouillard luminescent fait parti intégrante de la religion et de la croyance du village…
Ou s’il est là par pure commodité.
Peut-être sert-il tout simplement de lumière pour éclairer les rues, comme nos lampadaires sur terre.
J’voudrais tout comprendre maintenant.
Tout de suite.
Mais le frisson de la recherche ne serait alors plus.
Et cela serait bien dommage.
La connaissance mérite un minimum d’efforts.
Elle ne viendra certainement pas à celui qui attend bêtement qu’elle vienne à lui. »


Je secouais la tête.
J’étais persuadé que les ruines avaient été construites sur un modèle plus ou moins étudié.
Ou du moins que ce qui nous paraissait anarchique cachait certainement quelque chose de plus complexe.
J’étais totalement contre l’idée que les civilisations que nous ne connaissions pas étaient forcément inférieures à la race terrienne.
Nous avions déjà fait la bêtise sur terre lorsque l’homme blanc s’était confronté au reste du monde.
Se jugeant alors meilleur que les autres civilisations…
Non.
Nous étions loin de tout ça.
Et pourtant…
J’espérais que nous ne répéterions pas les mêmes erreurs.
Cette planète avait déjà eu la bienséance de nous accueillir lorsque l’Académie s’était écrasée sur la terre ferme…
Toutefois, je m’étonnais que nous n’ayons pas encore de prix à payer…
Nous apprenions depuis tout petit que rien n’était gratuit…
L’homme profitait de ce qu’il considérait comme un geste de… pitié ou de faiblesse.
Et beaucoup avait souffert de leur trop grande gentillesse.
Oh, je ne disais pas que tous les hommes étaient ainsi…
Mais je n’avais jamais rencontré d’homme qui donnait et aidait sans rien attendre en retour.
Et je doutais que ce genre d’homme existe encore.
Ils avaient tous été mangés par la société du plus fort.
Je ne sais pas exactement si c’était les termes à employer.
Mais vous avez compris l’idée…
N’est ce pas ?
C’était bien défaitiste de ma part de penser tout ceci…
Attention, je ne disais pas que toutes les sociétés étaient ainsi…
J’affirmais seulement que celles dont j’avais eu vent ne faisaient pas autrement.
Je finis par revenir à la réalité.
Alors que Isaac revenait à la charge.

« Je vois bien où tu veux en venir.
Mais comment allons-nous faire pour déterminer tout cela ?
Nous avons beaucoup plus de questions que de réponses.
Et rester ici à tergiverser sur le comment du pourquoi de ces lieux ne nous amènera à rien.
Je suggère donc que nous commencions par explorer le bloc de bâtiments à droite.
Commençons par en faire le tour pour déterminer le nombre de bâtisses.
Savoir aussi par où entrer et sortir.
On ne sait jamais.
Si les structures ne sont pas aussi solides que nous le pensons et que nous devons quitter les lieux rapidement.
Cela pourrait nous sauver la vie. »


Je fus d’accord avec le discours d’Isaac.
Je continuais en lançant à l’attention de Lauren.

« Ta suggestion de savoir ce qu’est c’te lumière bleutée est loin d’être stupide.
Mais pour répondre à c’te question, il faut que nous avancions dans nos découvertes.
Comme dit tout à l’heure, elle fait partie de l’essence même des ruines.
Gardons donc tous à l’esprit c’te clarté à l’esprit.
Elle est là.
Et elle sera là encore bien après nous.
En route.
Ne trainons pas. »


Je me dirigeais d’un pas décidé vers le bloc de droite.
J’en fis le tour en moins de deux minutes.
Silencieusement.
Isaac fit le tour dans l’autre sens.
Et lorsque nous nous retrouvâmes au point de départ, nous échangeâmes nos informations.
Je commençais.

« J’ai noté trois bâtiments.
Et une petite annexe.
Tous hors du sol.
J’ai compté quatre entrées. »


Isaac ajouta :

« Cinq si nous comptons l’étrange ouverture à côté de la petite annexe. »

« Ah ?
Je ne l’ai pas vu.
Es-tu sur que c’est une ouverture ? »


« Je ne sais pas.
Dans tous les cas, je trouvais juste que le mur et le sol étaient bien étranges pour des ruines.
C’est peut-être juste une impression. »


« Gardons à l’esprit cette information.
Nous irons l’étudier plus tard.
Prenons d’abord le temps d’explorer les structures que nous voyons hors du sol.
Les bâtiments sont plutôt de moyenne taille, tendant plutôt vers la petite talle pour l’annexe.
Tentons de savoir à quoi correspondent ces bâtisses.
Commençons par la plus grande des structures. »


Je me dirigeais vers le bâtiment au sud du bloc.
Il n’y avait plus de portes depuis longtemps.
Pas de traces non plus des gonds qui auraient un jour pu accueillir une porte.
Très étrange.
Si même les gonds avaient disparu, c’est que les ruines étaient abandonnées depuis bien trop longtemps…
Ou alors il n’y avait jamais eu de porte.
Mais cela aurait vraiment bizarre.
Je murmurais :

« Ou alors la porte n’était pas faite d’une matière que nous connaissons.
Une porte faite avec de la magie pure, peut-être ?
Ou alimentée par une source magique qui n’a pas pu être maintenue pour une cause inconnue. »


J’entrais dans la bâtisse.
Sans demander mon reste.
Isaac me suivit de près.
Il lança joyeusement, malgré l’ambiance un peu glauque de la maison en ruine.

« D’ailleurs, tu n’as toujours pas répondu à nos questions.
Si tu veux, j’commence.
Chacun son tour.
Avant d’arriver ici, j’habitais dans le pays de New-York.
Et toi ? »


Je tiquais sur le fait qu’il disait habiter le « pays de New-York ».
Bien étrange formulation.
Je me retournais brusquement.
Et finis par demander :

« Quel âge as-tu réellement ? »

« Ce n’est pas le deal de départ.
A toi de répondre à la question. »


Hum…
Je crois que j’étais un peu obligé d’y répondre.
Non.
J’avais toujours le choix.
Mais ici, si je voulais satisfaire ma curiosité, il allait falloir que je joue le jeu.
Et je ne sais pas quelle était la meilleure solution dans notre cas.
La curiosité était souvent un bien vilain défaut.
Surtout lorsqu’elle impliquait que je dévoile un peu de ma vie personnelle.
Toutefois, ne pas jouer le jeu ne serait pas…
J’étais un des plus grands mythomanes que le monde ait pu connaître.
Pourquoi cela me gênerait-il d’inventer un nouveau mensonge aujourd’hui ?
Une nouvelle vie.
Donc un nouveau départ ?
Je finis par répondre la vérité :

« Je dois avouer que cette question me laisse quelque peu perplexe.
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu de maison.
Lorsque je suis arrivé ici au mois de… »


Je regardais mes mains.
Et finis par compter sur mes doigts.

« … au mois d’avril de cette année 2017, je n’avais pas eu de véritable maison depuis des années.
J’étais au service d’un homme.
En tant que majordome.
Et j’ai, de ce fait, voyagé pendant des années.
Passant d’un pays à l’autre.
J’ai toujours été très mauvais en langues.
Et je n’ai donc jamais parlé couramment d’autres langues que ma langue maternelle, le français. »


Un craquement lugubre se fit entendre sur ma droite.
Ce qui me fit sursauter.
Je regardais dans la dite direction.
Mais ne vis absolument rien.
Etrange.
La tension commençait à revenir à grands pas.
La lumière bleutée ne se trouvait pas à l’intérieur des maisons.
Et je finis donc par allumer ma lampe de poche.
Pour pouvoir explorer convenablement l’endroit où nous nous trouvions.

« Pensez-vous que nous soyons seuls dans ces ruines ?
Enfin…
Ce que je veux dire c’est…
Pensez-vous qu’il est possible que les esprits des anciens habitants de ce village soient encore là ?
Comme s’ils n’avaient jamais pu terminer ce qu’ils avaient eu à faire de leurs vivants sur cette planète… »


Je me tus quelques secondes.
Et repris en chuchotant :

« Pensez-vous qu’il y a quelque chose de plus grand qui veille sur chacune de nos vies ?
Avant…
Et après la mort ?
Avez-vous une idée de ce qui se passe lorsque nos esprits quittent nos corps ? »


A-Lice | Never-Utopia


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"I am a baby prout because my english is very good !"
De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Jeu 17 Aoû - 15:52

L’ARCHÉOLOGIE EST LA RECHERCHE DES FAITS, PAS DE LA VÉRITÉ
Feat Conan

Lauren tourna la tête vers Conan. De qui ? Qui est le Jabberwoky ? Pourquoi le jeune homme semble effrayé par cette... Créature ? Lumière ? Par cet esprit ? Personne ne le savait sauf lui. Heureusement que l’américaine arrivait à rester un minimum concentrer pour ne pas entendre les pensées des deux autres hommes. Elle avait bien assez à faire avec les siennes après tout. N’empêche que cette histoire de Jabberwoky la travaillait un peu. D’après ce que Conan avait dit, il serait capable de lire dans les gens comme dans un livre ouvert… C’est presque effrayant ! Même Lauren qui n’est pas facilement effrayable (ça se dit ça ?) se sentait vulnérable face à une personne capable de lire en elle sans le moindre souci… Elle passa la main dans ses cheveux avant d’essayer de rassurer tout le monde, elle aussi.

- Si ça se trouve, il ne nous fera rien, si ça se trouve, ce… Jabberwoky est un simple gardien…

Conan prit la parole, lui disant qu’il ne voulait pas paraitre impertinent mais que la connaissance méritait un minimum d’effort. Lauren ne pouvait qu’être d’accord avec lui pour le coup. De plus, Conan avait dit la même chose qu’elle, enfin, elle avait dit la même chose que lui, mais peut être pas au sujet de la même chose. Pour lui, la lueur bleue était aussi une sorte de gardienne, une sorte de protectrice de cette ville, de ces lieux. Peut être qu’elle faisait fuir les quelconques visiteurs en restant simplement là, immobile mais pourtant bien là. Peut être que certains avaient peur de la voir s’élancer soudainement à leur poursuite dans le but de leur faire on ne sait quoi ? C’est vrai que voir une chose de se genre flotter tranquillement à de quoi faire peur. Houlà, attendez, Lauren n’avait pas out bien suivit, elle s’était embrouillée dans ses pensées. Conan avait ajouté que c’était aussi peut être par pure commodité, ou simplement pour éclairer les lieux. C’était quelque chose de parfaitement plausible d’ailleurs. Un peu moins effrayant, aussi, cela avait un petit quelque chose de rassurant si c’était le cas.

Isaac prit la parole à son tour, révélant qu’il comprenait ou le premier homme voulait en venir, qu’ils avaient plus de questions que de réponses. Bon, pour ce point, c’était assez normal, il faut bien commencer par avoir beaucoup de questions pour espérer avoir quelques réponses. Mais patience, les réponses viendraient avec le temps. De plus, comme il le disait, rester ici ne leur apporterait rien de plus, il proposa donc de visiter le bloc de droite, voir comme ce dernier est construit, combien de bâtisses il comportait et trouver des sorties au cas où la structure soit moins solide que ce qu’ils pouvaient penser. Pour le coup, c’était leur sécurité qui était en jeu, leur vie. Ni plus, ni moins.

Conan révéla à l’américaine que son idée de découvrir ce qu’est la lueur bleue n’est pas stupide mais qu’ils le découvriraient plus tard, après avoir un peu plus avancé dans leur recherches. Pas faux. Surtout que c’est quelque chose appartenant à part entière à ses ruines, autant continuer un peu. Il fallait reprendre les recherches, il fallait se concentrer sur tout ce qu’ils avaient à l’esprit. C’était un des meilleurs moyens, selon Lauren, d’avancer. Enfin, disons que c’est toujours de cette façon qu’elle arrive à comprendre les choses. C’est un peu étrange mais bon, elle a toujours été comme ça.

Pendant que les deux garçons faisaient le tour du bloc, de l’annexe, Lauren s’aventura à l’intérieur du bâtiment, regardant la façon dont il pouvait être fait. Un des murs semblait s’être effondré tandis qu’elle pouvait voir diverses ouvertures. Une, deux, trois… quatre ici et… Une cinquième là. Lauren voulut la traverser mais cela n’aurait servit à rien. Au moment où elle allait ressortir, les deux entrèrent à ce moment, en pleine discussion. Surement en train de faire connaissance à vrai dire. Elle s’approcha doucement d’eux, écoutant d’une oreille distraite leur discussion. Bon, ce mur avait l’air assez solide, assez solide pour ne pas avoir été trop touché par le temps, bien que celui d’en face semblait plus touché. C’était assez étrange car ils étaient en tous points identiques. Sur la construction du moins.

Lauren sursauta aussi en entendant ce sinistre craquement. C’était assez surprenant pour le coup. Surtout qu’elle ne s’y était pas spécialement attendu, comme Conan apparemment, lui aussi avait sursauté. Il leur demanda, après avoir rallumé sa lampe, s’ils pensaient qu’ils étaient seuls en ces lieux, s’il était possible que les esprits des anciens résidents pouvaient encore être là, à conditions qu’ils n’aient pas pu terminer ce qu’ils faisaient de leur vivant. L’américaine n’eut pas besoin de réfléchir très longtemps. Elle fait partit de ce groupe de gens croyants aux esprits, croyant que les fantômes quittent leur enveloppe charnelle une fois leur vie terminée pour la continuer. Soit sur Terre tant qu’ils n’ont pas finit ce qu’ils avaient à faire, soit de l’autre côté de la lumière. Elle donna donc sa vision des choses, parfaitement consciente que les deux autres ne partageraient pas forcément cette vision. Après tout, tout le monde à ses propres croyances.

- Personnellement, je pense qu’il y a effectivement quelque chose qui veilles sur nous, je crois aux esprits et à la vie après la mort. Je crois que certains esprits restent sur Terre le temps de finir ce qu’ils ont à faire. Une fois que c’est chose faite, ils peuvent enfin avoir droit au repos, ils peuvent passer de l’autre côté. Après, ce n’est que ma vision des choses, donc il est probable que je sois la seule de nous trois à penser de cette façon. Il est probable qu’aucun de nous n’ai la même vision des choses. Mais pour répondre à ta question, Conan, nous ne sommes peut être pas seuls dans ses ruines.

fiche codée par perry, modifiée par Lauren Black.


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