C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine ! (PV Rei Haruki)

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Dim 7 Mai - 21:48



C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !

feat. Rei Haruki


Aujourd’hui est, sans nul doute, un grand jour.

Oui, rappelez-vous de ce jour où vous avez failli attraper le capitaine Grimaldi.

Mais Personne n’était censé le savoir. Car Personne n’avait prévenu Tout Le Monde que c’était un jour étrange, un jour incongru, un jour spécial, un jour… Un jour qui restera gravé dans ma mémoire… Et de celles des pauvres bougres qui croiseront la route du capitaine Grimaldi.

Le Grimaldi que j’étais avait eu l’idée brillante de laisser courir les rumeurs auprès de Personne pour que Tout Le Monde soit occupé ailleurs. Tout Le Monde était d’un pathétique ennui depuis que j’étais arrivé à l’Académie.

Je voulais trouver un adversaire à ma hauteur, un ennemi qui serait prêt à relever tous les défis de la vie, de l’Académie. Personne, jusqu’à maintenant, n’avait trouvé grâce à mon regard, et Monsieur E était un être encore bien trop loin pour que je puisse réellement me mesurer à lui.

Je secouais vigoureusement la tête. Ma stratégie ne devait pas uniquement reposer sur un perpétuel entre Tout Le Monde et ma personne. Une autre préoccupation embrumée mon esprit de voleur tacticien : pourquoi cet orgueil démesuré était il en ma présence en cet instant ? Je savais que ce n’était pas vraiment moi. Etait-ce le costume de capitaine pirate que je portais qui me faisait sentir grand et puissant ? Oh, mais laissez-moi rire : me serais-je encore laissé entrainer par le personnage que je jouais que j’en avais oublié qui j’étais ?

Je me grattais l’arrière du crâne, après moult soupires.

Il avait fait gris toute la journée. Le vent avait balayé, sans discontinuité, les rues de l’Académie. Où que mon regard se soit posé, les bourrasques s’étaient frayées un chemin à grands coups de poings, les mains serrées autour de je ne sais quelle arme dont le mordant nous rappelait certainement le froid de la Sibérie profonde.

J’avais trouvé quelques morceaux de tissus tout à fait convenables pour un costume dans l’Orient Express. Ce curieux train – bien qu’il possède un nom sorti tout droit des meilleurs polars – avait, à son bord, des vendeurs en tout genre. C’était un immense marché aux puces, et ces puces avaient été généreuses.

La confection du costume m’avait pris une bonne partie de la journée.

Et maintenant que la lumière du jour déclinait lentement, et que les lanternes s’allumaient une à une dans les rues de la zone, j’allumais frénétiquement la flamme d’une belle bougie rouge se trouvant dans une vieille lanterne. Je l’avais dénichée dans un coin sombre de l’Orient Express et, pour mon plus grand bonheur, obtenue pour une somme dérisoire.

J’enfonçais fièrement mon tricorne sur la tête, attrapais un sac sans âge sur l’une des chaises, pris la lanterne, fermais en silence et à clé la porte de mon appartement et filais dans les bras de la nuit sans demander mon reste. Ayant pour seule compagne la flamme qui dansait dans la loupiotte que je tenais à bout de bras, je me dirigeais vers une zone extérieure à l’académie.

Je dois dire que je n’étais pas certain que cette zone soit ouverte au public à une heure aussi tardive, mais je trouvais cela plus excitant de découvrir les bateaux volants de cette façon. Un dicton racontant que la nuit, tous les chats sont gris, me revint en mémoire. Je n’aimais pas cette phrase toute faite… Personne n’a jamais eu le même gris que Tout Le Monde.

Je m’arrêtais non loin d’une petite échoppe, réfléchis rapidement, avant de commander quelques sandwichs froids qui, après avoir été payés, se retrouvèrent au fond de ma besace. Je pris plusieurs petits chemins que j’avais découvert lors des quelques excursions que j’avais faites : je saluais les quelques personnages que je croisais, ces derniers me regardant avec de grands yeux. Toutefois, je les laissais, eux et leur bouche grande ouverte. Ils ne savaient pas ce qu’ils manquaient. Ce soir, j’étais un peu lui, ce capitaine pirate, et un peu ce petit enfant qui avait toujours voulu commander de grands navires.

Après m’être assuré que l’Académie qui ne dormait jamais m’avait intégré, en son sein, sous cette nouvelle forme, je me dirigeais d’un pas décidé vers ces mystérieux bateaux volants, le cœur léger, la cervelle en ébullition tant l’excitation de découvrir un nouveau lieu était grande. A dire vrai, j’aurais vraiment pu faire ça en plein jour, mais cela aurait été beaucoup moins palpitant… Et l’ambiance n’aurait pas du tout été la même…

Il fallait que je sois ma propre histoire. Et je ne voulais pas que cette histoire, cette nouvelle vie, soit aussi banale, aussi bancale que celles de tous ces élèves. Je dois dire que je ne comprenais pas la monotonie de ce qu’ils vivaient tous les jours… Il fallait voir les évènements en grand. Je me devais d’être le meilleur dans ce que j’étais. La vie n’était vécu qu’une seule fois, et je ne pouvais pas me permettre d’emprunter le sentier déjà tout tracé par mes prédécesseurs qui, ma foi, se comptaient par milliers.

Il me fallut quelques minutes avant d’atteindre le Grand Escalier. Je me plantais en bas de ce dernier, tentant d’apercevoir les dernières marches de ce colimaçon. Peine perdue. Les quelques torches qui illuminaient les lieux ne me permettaient pas d’apercevoir là-haut. Je souris : cela donnait une allure médiévale à cette soirée. Cela me convenait.

Dans un soubresaut de lucidité, je me mis à espérer qu’un compagnon d’infortune sortirait de la pénombre alentours pour m’accompagner dans cette folle aventure. Je ne niais pas que les chances que je sois déçu par ce que je trouverais là-haut, étaient grandes… Mais, après tout, je ne le saurais sans doute jamais si je ne tentais pas ma chance.

Je tournais quelques secondes le dos aux marches pour scruter la nature qui m’entourait. Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un petit rire, un rire qui grandit si vite qu’il finit par résonner sinistrement dans les contrées environnantes. Pour m’amuser, je lançais d’une voix profonde et grave :

« À toi l’ami qui traverse ces routes glaciales du mois de mai, je t’invite à pénétrer dans le pâle halo des torches que voici ! Le capitaine Grimaldi que je suis est prêt à t’offrir en récompense un repas digne de ce nom, si tu es prêt à te joindre à une aventure dont personne ne connaît le fond ! Après tout, la folie d’un jour, ne permettra pas à la raison de vivre pour toujours ! »

Honnêtement, je ne pensais pas vraiment que quelqu’un me répondrait… Piètre erreur de ma part.

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Ven 9 Juin - 21:01

Rei

ft. Conan

「 C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !  」
Aujourd'hui, il ne fait pas vraiment beau. Le ciel gris, le vent, le froid... Rien de tout ça ne donne vraiment envie de sortir. Mais pourtant, j'ai envie de faire quelque chose. Je ne suis pas une personne qui pourrait rester une journée à ne rien faire, c'est vraiment ennuyant. Beaucoup de choses sont ennuyantes, surtout les autres élèves de l'Académie. Bien que j'en ai rencontré certains qui soient un peu différents, ils restent tous les même abrutis sans aucune personnalité. Se moquer de ma taille, m'insulter, c'est devenu une habitude, je n'en ai rien à faire. Je décide alors de rester dans mon coin, à penser au passé, comme le ferais un dépressif. J'ai l'impression de me répéter, mais je ne suis pas du tout dépressif. J'allume alors mon casque et me met à rêvasser sur mon lit. Je ne sais même plus d'où sort ce casque, mais je sais qu'il me permet d'utiliser mon arme... Et d'écouter de la musique. Je me laisse alors porter doucement.

Quand je rouvre les yeux, le soleil commence déjà à se coucher, je me suis sans doute endormi. Maintenant, je ne sais pas quoi faire, il ne reste plus qu'une musique à passer. Oui, je suis se genre de personne qui ne met que très peu de musique sur son appareil. Mais bon, je peux m'en passer. Je me souviens que les gens de mon ancienne école me trouvaient étrange à cause de ça. Et d'autre choses que j'ai déjà mentionnées. Soudain, en entendant chanson démarrer, je me rend compte que c'est la musique d'un film que j'ai déjà regardé avec mon frère. Je ne l'ai regardé qu'une fois, mais il me semble que c'est une histoire de pirate. En parlant de pirate, je me souviens qu'il y à des bateaux volants quelque part. Je crois me souvenir de la route. Il fait presque nuit, mais je m'en fiche. J'enfile la veste orange que je porte habituellement et sort.

Au final, je me suis souvenu du chemin, mais il semblerais que j'ai mal calculé la distance. Mes jambes sont en compotes et je suis épuisé. Si ça se trouve, je me suis juste compliqué et ai pris un chemin plus long, mais qu'importe, du moment que je suis arrivé. Je m'assied dans un coin du navire et regarde autour de moi. Personne. C'est parfait. Je regarde le ciel, perdu dans mes pensées. D'un coup, j’entends un rire. Puis des paroles.

« À toi l’ami qui traverse ces routes glaciales du mois de mai, je t’invite à pénétrer dans le pâle halo des torches que voici ! Le capitaine Grimaldi que je suis est prêt à t’offrir en récompense un repas digne de ce nom, si tu es prêt à te joindre à une aventure dont personne ne connaît le fond ! Après tout, la folie d’un jour, ne permettra pas à la raison de vivre pour toujours ! »

Je le regarde un peu. Un type assez grand habillé en pirate. Il est de dos, alors je ne le vois pas très bien, alors je me contente de me lever et de lui dire quelques mots.

"Je ne sais pas ce que tu essayes de faire, mais rien que de t'entendre parler me donne mal à la tête."


On me dirait d'être moins franc, mais ça me plait d'être comme ça.

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Jeu 15 Juin - 16:46



C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !

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« Chers amis, Milady, que cette journée demeure comme celle où vous avez failli capturer le capitaine Jack Sparrow. »
Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl.

Une voix.
Masculine me diraient mes tympans.
Derrière moi.
Je me retournais.
Le sourire aux lèvres.
Je le toisais.
Cet impertinent…
Enfin.
Je n’étais point sûr qu’il mérite ce surnom.
Banal.
Une réplique banal.
Voilà ce qu’il m’avait vendu.
Et ce n’était certainement pas les considérations que le capitaine Grimaldi devrait recevoir.
Surtout venant de la part d’un marin d’eau douce.
Je lui répondis donc.
Sur un ton plutôt ironique.

« Petite nature que tu es.
Si de simples paroles te donnent des maux de tête ;
C’est que le crâne qui contient le petit pois qui te sert de cervelle ;
Doit être aussi plein que la choppe de mauvaise bière
Qu’une femme aussi ronde qu’un tonneau
Sert dans le village d’à côté. »


Mon regard ne quittait pas le sien.
A lui de voir s’il détournerait la tête ou pas.
Mais c’était tout à fait hors de question que le capitaine Grimaldi se fasse ainsi insulter.

« Je t’en prie.
Continue donc à être aussi fatiguant
Que ces petits moutons qui courent dans les rues
De la Royale Académie de sa Majesté.
Il paraît qu’ils n’aiment pas beaucoup les excentriques !
Pauvre de toi.
Est-ce donc aussi ennuyeux que cela dans ta tête pour que tu critiques tout et n’importe quoi ?
Sans même te poser plus de questions.
Pathétique.
Si tu n’avais pas envie de croiser quelqu’un,
Il fallait rester chez toi !
Ton crâne t’aurait certainement remercié de ne pas lui causer tant de migraines !
Et tes tympans n’auraient pas eu à entendre les inepties d’un fou. »


Le sourire qui s’étirait sur mon visage n’avait point envie de partir.
Et j’étais persuadé qu’il aurait pu rendre fou le Chat de Cheshire.
Lui qui tenait tant à son incroyable sourire.

« J’trouve d’ailleurs étonnant
Qu’un gars de ta trempe
Vienne chercher querelle aussi loin de chez lui
Par une nuit pareille !
Quand on a une pareille couleur de tif
Pour sûr qu’on n’est pas censé faire parti de la bassecours de Monsieur !
A moins que cela ne soit trop dur pour toi !
La folie des grandeurs t’aurait-elle brûlé les ailes avant même que tu n’atteignes le sommet ? »


Je finis par me gratter la tête.
Ce petit jeu commençait à m’agacer.
Et le chercher plus que cela ne mènerait nul part.
La mission.
Ne pas oublier la mission.

« J’ne tiens pas à c’que cette joute verbale ne me prenne plus de temps que prévu !
Le cap’taine Grimaldi a autre chose en tête pour cette nuit !
Loin des tavernes et des ivrognes malodorants !
Encore plus loin de sa Majesté et de ses disciples en culottes courtes !
Soit tu te décides à monter les marches avec moi,
Soit tu vas voir ailleurs si tu ne trouves pas un cul plus vert !
La soirée s’annonce plutôt bien !
Et les bateaux ne vont pas s’explorer tout seul !
Pas d’places pour les fainéants et les ramollis du ciboulot ! »


Je fis quelques pas dans sa direction.
Ce garçon – d’une quinzaine d’années surement – était d’un ennui.
Je ne sais pas ce qu’il faisait là.
Avais-je vraiment envie de le savoir ?
Quand on avait une aussi mauvaise répartie que la sienne,
Je ne préférais pas le garder comme compagnon de route.
A moins qu’il décide de…
De quoi ?
Je n’ai rien à penser de ceci ou de cela.
Il était assez grand pour décider tout seul.

« Alors ?
Qu’est ce que tu as choisi ?
Passer ton chemin et continuer à être un éternel marin d’eau douce ?
Ou monter avec moi ces marches et prendre d’assaut les bateaux ?
Faut te décider !
Je ne tiens pas à avoir un boulet attaché à mon pied !
Si tu veux monter, fais le !
Mais tâche d’être plus intéressant que c’te pauvre réplique que tu m’as offerte en arrivant ici.
C’est plus gênant pour toi que pour moi.
On n’vous a pas appris la rhétorique et l’art de parler dans l’école d’Sa Majesté ? »


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Ven 16 Juin - 0:29

Rei

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「 C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !  」
Je ne sais pas qui il est ni ce qu'il fait ici dans son costume de pirate. Mais je m'en fiche un peu, c'est pas mes affaires. Il pris la parole.

« Petite nature que tu es.
Si de simples paroles te donnent des maux de tête ;
C’est que le crâne qui contient le petit pois qui te sert de cervelle ;
Doit être aussi plein que la choppe de mauvaise bière
Qu’une femme aussi ronde qu’un tonneau
Sert dans le village d’à côté. »


Il commence déjà à m'énerver, rien qu'avec sa façon de parler. Je pourrais être "gentil" et dire qu'au moins, il à plus de vocabulaire que certains autres moutons. Il à sans doute plus de vocabulaire que moi et est sûrement plus âgé que moi. Ça n'a aucune importance, l'age ne fait pas l'intelligence et encore moins la maturité. Et il en rajoute une couche.

« Je t’en prie.
Continue donc à être aussi fatiguant
Que ces petits moutons qui courent dans les rues
De la Royale Académie de sa Majesté.
Il paraît qu’ils n’aiment pas beaucoup les excentriques !
Pauvre de toi.
Est-ce donc aussi ennuyeux que cela dans ta tête pour que tu critiques tout et n’importe quoi ?
Sans même te poser plus de questions.
Pathétique.
Si tu n’avais pas envie de croiser quelqu’un,
Il fallait rester chez toi !
Ton crâne t’aurait certainement remercié de ne pas lui causer tant de migraines !
Et tes tympans n’auraient pas eu à entendre les inepties d’un fou. »


Rester chez moi, uh. C'est pas comme si j'avais choisis qu'un fou se pointe à cette heure-ci pile à l'endroit où je me trouve. C'est désespérant. J'aurais bien envie de lui répondre, mais je n'ai rien à dire. La plupart des choses qu'il a dite, je les aies déjà entendue des centaines de fois, ça ne me fait plus rien.

« J’trouve d’ailleurs étonnant
Qu’un gars de ta trempe
Vienne chercher querelle aussi loin de chez lui
Par une nuit pareille !
Quand on a une pareille couleur de tif
Pour sûr qu’on n’est pas censé faire parti de la bassecours de Monsieur !
A moins que cela ne soit trop dur pour toi !
La folie des grandeurs t’aurait-elle brûlé les ailes avant même que tu n’atteignes le sommet ? »


A vrai dire, je suis un peu perdu dans ce qu'il dit. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui parlait comme ça et j'ai beau comprendre pas mal de chose, tout ce que je comprend c'est qu'il se fous de moi. Totalement. Il se gratte la tête et continue son monologue.

« J’ne tiens pas à c’que cette joute verbale ne me prenne plus de temps que prévu !
Le cap’taine Grimaldi a autre chose en tête pour cette nuit !
Loin des tavernes et des ivrognes malodorants !
Encore plus loin de sa Majesté et de ses disciples en culottes courtes !
Soit tu te décides à monter les marches avec moi,
Soit tu vas voir ailleurs si tu ne trouves pas un cul plus vert !
La soirée s’annonce plutôt bien !
Et les bateaux ne vont pas s’explorer tout seul !
Pas d’places pour les fainéants et les ramollis du ciboulot ! »


Je dois dire que j'ai arrêté d'écouter dès qu'il à repris la parole. La seule chose que je ne peux pas lui reprocher, c'est qu'il fait l'effort de ne pas se moquer de ma taille, ce que les autres auraient fait sans hésiter. C'est sans doute trop facile, selon lui. Il s'approche de moi, je ne sais pas pourquoi.

« Alors ?
Qu’est ce que tu as choisi ?
Passer ton chemin et continuer à être un éternel marin d’eau douce ?
Ou monter avec moi ces marches et prendre d’assaut les bateaux ?
Faut te décider !
Je ne tiens pas à avoir un boulet attaché à mon pied !
Si tu veux monter, fais le !
Mais tâche d’être plus intéressant que c’te pauvre réplique que tu m’as offerte en arrivant ici.
C’est plus gênant pour toi que pour moi.
On n’vous a pas appris la rhétorique et l’art de parler dans l’école d’Sa Majesté ? »


C'est vrai que ce que j'avais dis n'était pas vraiment fameux, mais je ne m'y attarde pas, ce qui est dit est dit. Je me lève et pris enfin la parole.

"Ce que j'apprends, c'est surtout que même ceux qui se cachent derrière de belles paroles sont les plus idiots."

Je commence à descendre les marches, mais je glisse sur quelque chose, que je n'attendais pas du tout, ma veste. Bien sûr qu'elle est trop grande. C'est mon frère qui me l'a donnée, il la portait avant. Mais maintenant je me demande comment c'est possible de glisser d'une telle façon. Je me prend le sol dans la figure, heureusement le choc n'est pas trop violent, je ne suis tombé que de la deuxième marche. L'autre dirait que c'est le karma, une vengeance pour avoir voulu jouer au plus malin avec un autre. Et même avec tout le monde.
Maintenant, il y a deux possibilités. Soit il m'aide, soit il se moque bien de moi. Je préfèrerais la première, même si je suppose qu'il prendra la deuxième, comme tout les autres. Ce ne serait pas une grosse déception.

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Lun 19 Juin - 10:40



C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !

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« Chers amis, Milady, que cette journée demeure comme celle où vous avez failli capturer le capitaine Jack Sparrow. »
Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl.

Idiot ?
Moi ?
Idiot ?
Mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité !
Un énervement.
Fugace et passager.
Se dessina sur mon visage.
Avant de s’envoler.
Dans les cieux.
Pour l’éternité.
Cet énergumène ne faisait même pas l’effort de répondre.
Prenant tout ceci pour une futile rencontre.
Qu’il m’exaspérait.
A croire que l’esprit de l’Académie tenait à me punir.
Tomber sur un type de ce genre ?
De quoi te pourrir une soirée…
Pour l’éternité.
Je ne pus retenir un soupir.
Ce dernier se leva.
Sans doute pour partir.
Lui et son ton hautain.
Tant mieux.
Ca me fera des vacances.
Pour le peu qu’il parlait, cela aurait rendu plus pénible et agaçante l’excursion de cette nuit.
Pas un seul échange.
Rien qu’une discussion stérile.
Où il était persuadé d’avoir raison.
Et que j’étais le fou et l’imbécile de service.
Magnifique.
Sensationnel.
Je crois que la soirée n’aurait pas pu plus mal commencer.
Je finis pas lever les yeux vers le sommet.
C’est étrange.
C’était haut.
Tellement haut que l’on aurait pu penser que les cieux n’avaient qu’à se servir pour se nourrir des bateaux.
Pour qu’ils ne deviennent plus que l’ombre d’eux-mêmes.
Pour qu’ils ne soient plus que des bateaux.
Des bateaux fantômes.

Une chute sur ma droite.
Et je revins brusquement à la réalité.
Mon interlocuteur se trouvait à même le sol.
Si rien ne c’était passé, je l’aurais certainement oublié.
Lui et sa mauvaise humeur.
Lui et sa mauvaise rhétorique.
Lui et sa mauvaise compagnie.
Mais…
Ce n’était pas dans mes habitudes de laisser les gens en difficulté.
Même si, je vous l’avoue, j’avais bien envie de finir de barbouiller sa face de rat avec de la boue gluante…
Mais appétissante.
Je devais me décider.
Et vite.
Je finis par hausser les épaules.
J’étais persuadé que, quoi que je fasse, il allait mal le prendre.
Je m’approchais rapidement.
Et lui tendis ma main.
Pour l’aider à se relever.
Je ne dis mot.
Que vouliez-vous que je dise ?
Lui demander comment ça allait ?
Visiblement, il venait de se casser la figure.
Et poser la question aurait été d’une grande stupidité.
Surtout venant de ma part.
Et au vue de sa taille, je n’allais certainement pas le prendre par les épaules.
Et le relever.
Ca serait vraiment très vexant pour lui.
Il n’était plus un enfant.
Et je n’avais donc pas, par conséquent, à le traiter comme un enfant.
Bien que ses paroles puériles accentuent le contraste avec son âge réel.
De ce que je sache, aucun des étudiants n’avaient en dessous de quinze ans.
Par conséquent, j’avais forcément un adolescent, au minimum, en face de moi.
Bien joué, Sherlock !
Quelle déduction palpitante.

« As-tu mal quelque part ? »

Question simple.
Question neutre.
La seule permettant à évaluer s’il était ou non en état de rentrer seul.
Mais aussi la seule qui me vint à l’esprit.
Je l’avais bien compris.
Il n’avait pas l’intention de m’accompagner.
Je n’y avais pas mis de mauvaises intentions.
Ni de bonnes d’ailleurs.
Ou un peu des deux.
Mais elles se complétaient assez bien.
Pour que je ne fasse pas un meurtre.
Ou pour que je ne lui saute pas dessus comme une maman poule.
S’il ne tenait pas à ce que je l’aide.
Il grognera certainement.
Avant de partir.
La tête haute.
Comme beaucoup.
Pour ce qui était de l’orgueil mal placé.
Je m’y connaissais plutôt bien.
Mais je ne saurais vraiment dire s’il faisait preuve d’orgueil depuis le début.
Ou d’un caractère de merde à toute épreuve.
Le caractère d’un enfant pourri gâté.
Pensant certainement que le monde devait être à ses pieds.
Quoi qu’il arrive.
Mon humeur s’était dégradée.
Et je ne tenais pas vraiment à rester plus longtemps avec cet énergumène.
Je m’assurais simplement que tout irait bien.
Et nous partirions chacun de notre côté.
A moins que son attitude change du tout au tout.
Mais, tout à fait entre nous, ça m’étonnerait.
Et que nous décidions de laisser de côté nos premiers pas lamentables.
Mais avec nos caractères respectifs…
Je dois avouer que cela me semblait bien compliqué.
Voir tout à fait impossible.
Qui sait ?
L’avenir peut nous réserver parfois de belles surprises.

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Mar 20 Juin - 21:57

Rei

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「 C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !  」
L'autre s'approche de moi, me tend la main. Je la prend, après tout je n'ai pas vraiment le choix. Il me relève et prend la parole.

« As-tu mal quelque part ? »

Le coup a sûrement été plus violent que je le pensais. J'ai l'impression de voir mon frère devant moi. Pourtant, ils ne se ressemblent pas physiquement. Sans doute parce que j'ai l'habitude que ce soit lui qui m'aide quand je tombe, ce qui arrive assez souvent. Il me semble que personne ne m'aie aidé avant. Pourtant je sais très bien que ce n'est pas lui devant moi, mais on dirait que ma bouche à décidée de s'ouvrir toute seule.

"Non..."

Un ton plutôt normal pour la première fois depuis longtemps. Je ne savais même pas que je pouvais parler comme ça. C'est étrange, mais peut être qu'il me rappelle mon frère. Il est vrai que je ne l'ai pas vu depuis longtemps, alors quelques petites choses ont dû m'échapper. Pourtant, nous n'avons que cinq ans d'écarts, alors nous étions très proche, surtout depuis qu'on s'est rendu compte de mon "problème". Mais je ne comprend pas pourquoi j'arrive à le voir à travers ce type étrange. Qu'importe. Je n'espère pas grand chose de cette rencontre, comme toutes les autres. Je n'ai jamais été apprécié en dehors de ma famille, et ce n'est pas près de changer.

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Mer 21 Juin - 19:10



C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !

feat. Rei Haruki



« Chers amis, Milady, que cette journée demeure comme celle où vous avez failli capturer le capitaine Jack Sparrow. »
Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl.

Un mot.
Un seul.
Ma bouche s’ouvrit.
Avant de se refermer.
Affirmer que je n’étais pas étonné serait un mensonge.
Qu’est ce qui avait changé entre maintenant et le passé ?
J’en fus quelque peu gêné.
Je n’avais pas fait de grandes choses pourtant.
Je ne savais plus vraiment où me placer.
Et plus les secondes défilées, et plus je sentais la gêne monter en moi.
Quelque chose me mettait mal à l’aise dans la situation.
Mais je ne saurais dire quoi.
Il fallait que je reprenne contenance.

« Me permets-tu d’examiner rapidement ta tête ?
Je sais pertinemment bien qu’au vu de ton âge, tu n’as pas besoin de quelqu’un pour s’occuper de ta propre personne…
Et que je n’ai pas une formation poussée dans le médical.
Mais je serais tout de même rassurer de pouvoir constater par moi-même que tout va bien.
Les coups à la tête peuvent être fatals…
Pas forcément dans l’immédiat…
Enfin…
J’avoue être un peu dépassé par la situation…
Je ne me suis jamais vraiment penché sur les blessures des autres.
Les miennes m’occupaient déjà bien assez… »


Je secouais la tête.
Rien que de penser à ces heures d’entrainement…
J’avais mal pour mon corps.
Monsieur et mon oncle n’avaient pas été des plus tendres.
Mais que voulez-vous ?
Quand on devait se hisser parmi les meilleurs, il fallait le meilleur des entrainements !
Je pris une grande inspiration.
Pour me donner du courage.
Un voleur pouvait tout à fait être un gentleman.
Même avec plus jeunes que lui.
Et avec les hommes aussi.

« Sans vouloir t’offenser.
J’ai constaté que, quoi que je dise, quoi que je fasse, rien ne pourra te faire apprécier cette rencontre.
Et plus tôt nous aurons pu faire un état de ta tête, plus vite nous aurons un diagnostic pour choisir quoi faire.
Et nous séparer.
Non pas que ta présence me déplaise.
Mais ton farouche attachement à contredire tout ce que je dis par une simple phrase, sans vraiment prendre le temps d’écouter, est assez déconcertant.
Et il semblerait que tu es bien mieux à faire qu’écouter les belles paroles d’un des plus grands idiots de l’Académie. »


Le vent se leva soudainement.
Entrainant sur son passage le bruissement des herbes entourant le grand escalier.
Plus loin, on entendit les arbres chanter.
Comme s’ils répondaient au sifflement de la verdure.
C’était un temps.
Un bon temps pour explorer les cieux.
Un magnifique vent pour gonfler les voiles et partir à l’aventure.
Mes yeux s’illuminèrent de mille feux.
Non…
Je ne devais pas céder à la tentation.
Il fallait d’abord que je m’assure de la sécurité de mon interlocuteur.
Même si mon cœur de pirate voulait à tout prix prendre le large.
Un peu de contenance, voyons !
Déjà qu’il me prenait pour un idiot et un fou.
Il manquerait plus que je sois discourtois et malhabile pour couronner le tout.
Et je ne me permettrais pas de le toucher sans son autorisation.
Cela serait très mal venu de ma part.
En espérant que cela ne prenne pas la soirée…
Mais j’aurais mauvaise conscience à le laisser ainsi…
Non pas que je le prenne en pitié.
Mais il y avait des priorités.
Et la vie, quelque soit sa forme, faisait parti de ces grandes priorités.

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「 C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !  」
Je ne sais pas ce qu'il à. Il ouvre sa bouche, puis la referme. Apparemment, il voulait dire quelque chose. Les secondes passèrent, avant qu'il pris la parole.

« Me permets-tu d’examiner rapidement ta tête ?
Je sais pertinemment bien qu’au vu de ton âge, tu n’as pas besoin de quelqu’un pour s’occuper de ta propre personne…
Et que je n’ai pas une formation poussée dans le médical.
Mais je serais tout de même rassurer de pouvoir constater par moi-même que tout va bien.
Les coups à la tête peuvent être fatals…
Pas forcément dans l’immédiat…
Enfin…
J’avoue être un peu dépassé par la situation…
Je ne me suis jamais vraiment penché sur les blessures des autres.
Les miennes m’occupaient déjà bien assez… »


Je ne sais pas ce qu'il veut dire par "ses blessures", mais tant pis. Si ça peut le rassurer et qu'il oublie peut être ce qu'il vient de se passer, je veux bien. C'est vrai que cette chute n'est pas des plus glorieuses. C'est le genre de souvenir qui, quand il est filmé, est repassé à toutes les occasions juste pour "se rappeler la fois où tu es tombés dans des escaliers en glissant sur ta veste", alors que ce genre de chose n'intéresse personne.

« Sans vouloir t’offenser.
J’ai constaté que, quoi que je dise, quoi que je fasse, rien ne pourra te faire apprécier cette rencontre.
Et plus tôt nous aurons pu faire un état de ta tête, plus vite nous aurons un diagnostic pour choisir quoi faire.
Et nous séparer.
Non pas que ta présence me déplaise.
Mais ton farouche attachement à contredire tout ce que je dis par une simple phrase, sans vraiment prendre le temps d’écouter, est assez déconcertant.
Et il semblerait que tu es bien mieux à faire qu’écouter les belles paroles d’un des plus grands idiots de l’Académie. »


Je le regarde quelques secondes avant de répondre simplement:

"Je suis fais pour déconcerter les gens."

C'est vrai, rien qu'a ma taille et mon caractère, les gens sont facilement troublés. Mais je m'en fiche un peu pour dire vrai. Je m'en fiche, depuis le jour où j'ai appris que les gens sont tous les même, après le départ de mon frère.

"Mais si tu veux regarder, vas-y."

Mais je ne me fiche pas de rentrer avec peut être quelque chose qui pourrait me nuire plus tard.

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C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !

feat. Rei Haruki



« Chers amis, Milady, que cette journée demeure comme celle où vous avez failli capturer le capitaine Jack Sparrow. »
Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl.

Sa première remarque fit apparaître un grand sourire sur mon visage.
Oh, pas un sourire moqueur !
Loin de là !
Un sourire qui trouvait cette réflexion mignonne.
Bien que cela ne doit pas vraiment lui plaire s’il savait ce que je pensais de ce commentaire.
Certes, cette observation était des plus adorables…
Mais elle était certainement très juste.
Il semblait tellement persuadé d’avoir raison.
Qu’il ne pouvait en être autrement.

« Tout à fait entre nous, pourquoi penses-tu être un phénomène déconcertant à toi tout seul ?
Le monde est rempli d’êtres vivants déconcertants.
Et beaucoup d’entre eux ont un caractère plus merdique que le tien.
Alors…
Pourquoi serais-tu plus déconcertant que les autres ?
Et ne me réponds pas que ta taille fait de toi un être à part.
La taille est une excuse bidon pour faire genre…
Je dois t’avouer que je suis bien heureux que personne ne fasse la même taille !
Le monde serait rapidement d’un ennui si nous étions tous pareils.
De la même taille.
Avec le même visage.
Les mêmes habits.
La même coupe de cheveux.
Je n’ose même pas y penser…
Ça serait d’une tristesse…
Laisse tomber les justifications du genre :
« Oui mais comme je suis petit je ne peux pas faire ci, je ne peux pas faire ça ! »
Ou « Ma petite taille est source de moquerie parce que ceci ou cela ! »
Les autres passent leur temps à se moquer de ce qui est différent.
Ils se moquent même surtout de ce qui est différent.
Ca leur fait oublier leur vie merdique…
Et le peu de personnalité qu’ils n’auront sans doute jamais.
Ta taille fait partie intégrante de ta personne.
Vis avec, tu te rendras service.
Si ta taille n’était pas sujet de sarcasme ou de raillerie, ils auront, de toute façon, trouver autre chose pour te faire payer l’affront que tu leur fais en étant différent. »


Je secouais vivement la tête.

« Laisse tomber !
De toute façon, tu trouveras certainement chose à rétorquer à ma rhétorique…
C’est ce que tu sembles faire de mieux de toute façon.
Te protéger…
Comme si la terre entière t’en voulait !
Faut qu’tu sortes un peu de ta bulle ! »


Je finis par m’approcher tranquillement.
Sans geste brusque.
Je tendis ma main vers son visage.
Et ses doigts effleurèrent sa joue.
Je ne tenais pas plus que ça à ce qu’il me saute dessus pour une maladresse quelconque de ma part.
J’attendis quelques secondes avant de me pencher légèrement vers lui.
Mes mains se baladaient sur la partie qui avait touché violemment le sol.
Loin de moi l’idée de le prendre pour un cobaye de laboratoire.
Mais je tenais à faire du mieux possible mon examen.
Après quelques minutes de silence, je finis par lancer :

« J’pense que tu vas t’en tirer avec une belle bosse.
Tu ne t’es pas ouvert la tête en tombant.
C’est déjà une bonne chose.
Je suggère néanmoins que nous passions à la pharmacie pour te prendre un tube d’Arnica !
Me semble que cette crème est assez efficace contre les bosses et les bleus.
On en profitera pour demander conseil au pharmacien.
Est ce que tu as la tête qui tourne ?
Est ce que tu vois trouble ? »


Je n’avais plus tellement envie d’explorer les ruines.
Du moins…
Pas pour le moment…
J’avais bien mieux à faire.
Encore faut-il qu’il accepte mon aide !
Et qu’il ne prenne pas la mouche pour si peu !
Manquerait plus qu’il me traite de menteur…
Ca m’apprendra à me mêler de ce qui ne me regarde pas !
Mais, après tout !
J’me connais !
Je n’aurais pas pu tenir ma langue bien longtemps !
J’finissais toujours par dire le fond de ma pensée !
Et j’avoue volontiers avoir manqué de tact pour le coup avec mon interlocuteur !
Toutefois, j’estimais que l’affront direct était la meilleure chose à faire avec le jeune homme !
Une vraie tête de mule quand il s’y mettait !

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Lun 26 Juin - 22:42

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「 C’est plus marrant d’être pirate que de s’engager dans la marine !  」
Il sourit. Qu'est ce qu'il pense ? Que je suis bizarre ? Oui, c'est sûrement ça.

« Tout à fait entre nous, pourquoi penses-tu être un phénomène déconcertant à toi tout seul ?
Le monde est rempli d’êtres vivants déconcertants.
Et beaucoup d’entre eux ont un caractère plus merdique que le tien.
Alors…
Pourquoi serais-tu plus déconcertant que les autres ?
Et ne me réponds pas que ta taille fait de toi un être à part.
La taille est une excuse bidon pour faire genre…
Je dois t’avouer que je suis bien heureux que personne ne fasse la même taille !
Le monde serait rapidement d’un ennui si nous étions tous pareils.
De la même taille.
Avec le même visage.
Les mêmes habits.
La même coupe de cheveux.
Je n’ose même pas y penser…
Ça serait d’une tristesse…
Laisse tomber les justifications du genre :
« Oui mais comme je suis petit je ne peux pas faire ci, je ne peux pas faire ça ! »
Ou « Ma petite taille est source de moquerie parce que ceci ou cela ! »
Les autres passent leur temps à se moquer de ce qui est différent.
Ils se moquent même surtout de ce qui est différent.
Ça leur fait oublier leur vie merdique…
Et le peu de personnalité qu’ils n’auront sans doute jamais.
Ta taille fait partie intégrante de ta personne.
Vis avec, tu te rendras service.
Si ta taille n’était pas sujet de sarcasme ou de raillerie, ils auront, de toute façon, trouver autre chose pour te faire payer l’affront que tu leur fais en étant différent. »


La vérité, c'est qu'il a tord. C'est vrai qu'on pourrait croire qu'il à raison, mais je dis qu'il à tord. Pour plusieurs raison. Ma taille n'est pas une excuse bidon. C'est juste la réalité que les autres n'arrivent pas à retenir. Mais j'ai vraiment l'impression qu'il me prend pour un abruti. On dirait qu'il n'a pas remarqué que je me fiche de ce qu'ils peuvent bien dire sur ma taille, que c'est quelque chose qui me passe au-dessus. Je vis parfaitement avec ma taille, ce n'est pas le problème.

« Laisse tomber !
De toute façon, tu trouveras certainement chose à rétorquer à ma rhétorique…
C’est ce que tu sembles faire de mieux de toute façon.
Te protéger…
Comme si la terre entière t’en voulait !
Faut qu’tu sortes un peu de ta bulle ! »


Il est drôle lui. Qu'est-ce que j'essaye de faire depuis que mon frère est partit ? Qu'est-ce que je me prend à chaque fois ? J'ai plus envie d'essayer quoi que ce soit. Il commence son examen et prend la parole après quelques minutes:

« J’pense que tu vas t’en tirer avec une belle bosse.
Tu ne t’es pas ouvert la tête en tombant.
C’est déjà une bonne chose.
Je suggère néanmoins que nous passions à la pharmacie pour te prendre un tube d’Arnica !
Me semble que cette crème est assez efficace contre les bosses et les bleus.
On en profitera pour demander conseil au pharmacien.
Est ce que tu as la tête qui tourne ?
Est ce que tu vois trouble ? »


"Je n'ai rien de tout ça."

... Mais maintenant, j'arrive enfin à revoir le pirate fou qu'une autre personne.

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