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Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ. (PV Reku)

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Lun 10 Avr - 15:15



Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ.

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« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais de voir avec de nouveaux yeux. »
Marcel Proust, A La Recherche du temps perdu.

Une clé en main et un numéro d’appartement en tête, je n’arrivais pourtant pas à détacher mon regard de la porte par laquelle ce mystérieux Monsieur E. venait de disparaître. Il nous avait fait languir jusqu’à 17h30, le bougre. Je n’avais pas vraiment réussi à cerner les objectifs de ce personnage. Pourquoi Monsieur et mon oncle m’avaient-ils envoyé auprès de lui ? Il me fallait trouver tous les tenants et les aboutissants de cette affaire pour que je puisse répondre en conséquence. Le discours qu’il avait tenu était, à mon avis, assez bien rodé, même trop bien rodé, comme s’il répétait inlassablement ce dernier depuis un demi-siècle déjà. Je n’avais pas réussi à déterminer son âge : bien que son physique disait une chose, et que son langage était en accord avec son allure générale, quelque chose me chiffonnait.

Je revins rapidement à la réalité : mes nouveaux camarades s’afféraient déjà à trouver un moyen pour rejoindre leurs différentes destinations. Il s’agissait de ne pas se laisser distancer. La description rapide des différentes zones était trop succincte pour que je puisse me faire une idée précise de chaque lieu. Pourtant, il nous avait bien laissé là, avec nos pouvoirs récents acquis, dans une salle de classe semble-t-il, au beau milieu d’un complexe gigantesque. Pas de carte. Pas de direction. Rien du tout.

Une clé et un numéro. Voilà ce que j’avais. Un personnage semblant appartenir au cortège du personnel de l’Académie se tenait droit comme un piquet à côté de la porte, tendant à chaque élève qui sortait un téléphone : il ne semblait pas vraiment fournir de mode d’emploi avec ce gadget. Je fis la moue : techniquement, chaque étudiant savait se servir d’un tel appareil, mais je doute que nous y trouvions absolument tous les mêmes programmes que sur terre…

Nous étions coupés de notre terre natale, isolés quelque part dans l’espace, sur une planète encore inconnue, même pour les anciens si j’en crois ce que j’ai entendu lorsqu’un robot m’a conduit dans cette salle quelques heures plus tôt. Je ne pouvais pas faire confiance à ce Monsieur E, et certainement pas dire « amen » à tous ces commandements et suggestions. Je pris le téléphone, ne lâchant pas ce sourire crispé qui s’affichait sur mon visage et sortit de la pièce : lui comme moi, nous savions qu’il ne resterait pas longtemps en un seul morceau. Je prendrais une soirée pour le démonter autant que je peux, pour vérifier chacune de ces pièces : un portable était devenu indispensable dans la vie d’un jeune, mais c’était aussi un très bon moyen pour notre cher directeur de nous localiser très facilement.

Mon ventre gargouilla. Il serait temps de penser à s’alimenter. Je n’avais pas touché aux différents aliments présents dans la pièce : bien que la lettre nous informait que nous étions dans une académie, nous n’avions que très peu d’informations sur les objectifs de cette dernière. Il ne fallait pas me prendre pour un oiseau né de la dernière pluie : personne ne faisait rien gratuitement, et, selon mon avis, encore moins ce Monsieur E. Une foule de questions se bousculaient dans ma tête. Elles étaient si nombreuses que ma boite crânienne n’appréciait pas vraiment cette surcharge d’informations inutiles : il y avait beaucoup plus d’interrogations que de réponses, et c’était gênant, très gênant.

Il y avait très peu d’élèves dans les couloirs. Le peu que je croisais étaient des groupes de deux, trois, quatre ou cinq étudiants. Les âges variaient d’une quinzaine d’années, à, très certainement, une vingtaine d’années, guère plus. Je les saluais de la tête lorsqu’ils daignaient m’adresser la parole. Je finis par arriver dans le hall d’entrée où se trouvait un plan de l’Académie. Magnifique : quelle belle intention Monsieur E avait il eu en nous proposant une carte. Ironie, quand tu nous tiens…

Je fourrais le téléphone dans l’une de mes poches : il vint se cogner contre la broche que j’avais glissé là lorsque Monsieur E avait débuté son baratin. Le cube de pierre noire s’était immédiatement transformé lorsque mes pieds avaient foulé l’une des places de l’académie. Je ne savais pas trop à quoi cet objet allait servir, mais sa place n’était certainement pas au fond de ma poche. Je finis par l’accrocher sur mon haut-de-forme, faute de trouver meilleure place sur mes vêtements. Il faudrait d’ailleurs que je procure rapidement d’autres habits, car la chaleur dispensait par les rayons du soleil, ma présence pendant plusieurs heures dans une pièce fermée avec d’autres personnes et les émotions de la journée avaient eu raison de mon odeur corporelle. Cette dernière avait malheureusement déteint sur mon uniforme.

Je m’approchais, non sans retenir un soupir, du plan de l’académie. Je tentais, mentalement, de programmer les prochaines heures, mais c’était assez compliqué, comme beaucoup de variables étrangères étaient à prendre en compte. Comment faire ? La panique commençait doucement à prendre possession de mon âme. Une fois qu’elle aura touché le cœur, sans sera fini de moi. Il fallait absolument que je résolve les premiers problèmes qui s’offraient à moi, le plus urgent étant de trouver un lieu moins exposé. Le hall de ca bâtiment était immense, et j’étais malheureusement une cible facile.

Il fallait pourtant que je fasse preuve de génie : la stupidité voudrait que je parte sans avoir, au préalable, repéré un minimum mon terrain et le chemin à emprunter pour atteindre mon objectif. Je me penchais légèrement sur le plan, tentant de l’analyser rapidement. Les bâtiments scolaires se trouvaient au centre de la carte, tant mieux. Ce qui l’était un peu moins, c’est qu’il semblerait que la zone Nicolas Flamel n’était pas à côté. Et que les voies principales étaient… assez longues à emprunter si j’en croyais la carte. Ne connaissant pas encore assez les zones, je ne pouvais pas me permettre d’emprunter autre chose que ces routes dominantes : je supposais qu’à cette heure-là, les rues devaient encore être pleine de monde, surtout avec le beau temps qui régnait à l’extérieur.

Alors que j’allais prendre une grande inspiration pour tenter de faire descendre la pression, un groupe d’étudiants bruyants pénétra dans le hall. Le masque reprit instinctivement sa place : à dire vrai, je ne sais pas si je pouvais vraiment parler de « masque » comme j’en utilisais énormément, et qu’ils étaient passés couramment dans l’utilisation des expressions sur mon visage. Je les saluais de la main avant de prendre la direction de la sortie.

Décidément, cette journée commençait vraiment très mal. Monsieur et mon oncle ne seraient pas vraiment fiers de moi. J’aurais pu me faire abattre cent fois, mettre en danger des innocents plus de fois que nécessaire. Réfléchir. Mes méninges devaient absolument fonctionner pour que je mette en pratique les enseignements que l’on m’avait transmis. Il fallait que je me reprenne. Il était hors de question que je baisse les bras dés le premier jour. Si quelqu’un devait perdre, ce ne sera certainement pas moi. Je ne sais pas ce que manigancer ce Monsieur E, mais je ne pouvais pas me permettre de passer l’éponge sur tous ces mystères.

Se repérer fut plus difficile que prévu. La boule au ventre et l’angoisse malmenaient mon cerveau qui avait alors décidé de faire l’impasse sur les informations les plus importantes du plan. Et il était trop tard pour revenir en arrière. Je tentais de demander tant bien que mal mon chemin, mais je n’arrivais à adopter un comportement cohérent. Quel personnage devais-je jouer ? Comment devais-je considérer mes interlocuteurs ? Quel était l’objectif principal ? Non, non, non, je n’arrivais pas à me décider. Monsieur et mon oncle me donnaient l’objectif, et le reste coulait de lui-même. Mais là ? Qui est là pour fixer les priorités ? Ah non, ce n’était vraiment pas comme d’habitude, et je détestais particulièrement ça. Rien n’était programmé. Rien n’avait été préparé pour ce jour.

Je finis par m’asseoir sur un banc dans un quartier particulièrement bruyant. Il me semblait pourtant que Nicolas Flamel était l’une des zones les plus calmes, voir la plus calme de toutes. Ces bruits incessants me prenaient la tête. Je n’arrivais pas à définir avec mes sens les lieux qui m’entouraient. Réfléchir, il fallait que je réfléchisse. Mais comment ? Avec ces inlassables sons ignobles qui déversaient leurs immondices sur la voie publique, c’était tout bonnement impossible ! Ouvrir l’œil, comprendre… Non, non, non, ce n’était vraiment pas possible.

Mon oncle disait qu’il y avait toujours un ange gardien pour chacun d’entre nous. Son rôle était de veiller sur son protégé. J’avais toujours pris ces dires sur ce sujet à la légère mais, étrangement, je me mis à espérer que se fusse un temps soit peu vrai…

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Lun 15 Mai - 11:41
Le soir arrivait à grand pas, bien que dans le ciel régnait un beau bleu et un soleil jaune, pas encore orange ni noir comme je les aimais bien, j'aimais bien les observer dans la soirée, quand il y avait du orange, parfois du violet ou même un peu de rose, je trouvais ces mélanges de couleurs magiques et inexplicables. Je devais alors attendre quelques heures pour avoir ce paysage que j'aimais tant et me détendre devant ce dernier, et en attendant j'avais décidé d'aller me promener dans la ville de la zone, avec une liste de choses à acheter dans cette dernière, puis dans d'autres possiblement.

J'étais sorti sans presque rien, juste mon micro comme d'habitude accroché à mon short, je ne pouvais jamais sortir sans, sinon je me sentais un peu triste. J'avais d'ailleurs enfilé aujourd'hui une veste toute simple blanche d'une matière légère à manches longues et un short jaune avec des chaussures blanches également, et dont on ne voyait pas les chaussettes. J'avais également mis un bracelet, mais blanc et vert ce dernier pour rappeler les couleurs, surtout mon micro du côté droit du short, le bracelet à mon poignet gauche. Sortis avec mon plus beau sourire, j'étais tout heureux d'aller dans la zone pour faire les magasins, et peut-être bien que je craquerais, achetant une peluche, mais je préférais d'abord m'en tenir à ma liste de "courses", rangée dans ma poche. Ainsi, je me dirigeais vers la rue marchande que j'avais déjà pas mal repérée, en prenant un petit détour, par un endroit où il y avait un léger cours d'eau, et à côté duquel je pouvais marcher tranquillement ou en balançant les bras, ou encore en sautillant.

De cette façon, je marchais détendu au bord du cours d'eau, regardant un peu les alentours, dont les personnes qui marchaient comme des pigeons, j'étais bien content moi de ne rien avoir à faire à cette heure-ci et de pouvoir me promener et allait faire les magasins plutôt que de suivre le mouvement. Puis, au bout d'un moment, j'aperçus quelqu'un sur un banc seul, qui n'avait pas spécialement l'air bien. Alerté et un peu inquiet, je m'approchai de cette personne en trottinant légèrement et l'examina puis m'accroupis en face d'elle et la regarda avec un air de se demander ce qu'il se passait, mais tout en lui souriant, surtout à la fin de mes paroles :

Je suis désolé de te déranger ainsi, mais je t'ai vu de loin, tu n'avais pas l'air bien, et moi si je peux aider les gens et en voir le moins possible malheureux, je le fais, alors peut-être que tu vas te demander qui je suis et tout pleins de choses, et que tu ne voudras tout simplement pas parler, mais si je ne peux ne serait-ce qu'un instant illuminer ta journée rien que par ma présence je m'en ferais un plaisir.

Mon sourire était d'un des plus naturels et brillant possible, je tenais vraiment à aider cette personne, et c'est pourquoi je lui demandai ensuite s'il voulait de l'aide ou s'il avait besoin de quelque chose. Je n'aimais pas voir les gens seuls ou encore tristes, alors je voulais absolument l'aider, en plus il avait pas l'air méchant, même plutôt gentil sous ses airs mignons, alors qui ne tente rien à rien dit-on.
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Mar 16 Mai - 11:55



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« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais de voir avec de nouveaux yeux. »
Marcel Proust, A La Recherche du temps perdu.

Respiration rapide.
Saccadée.
L’air était rare.
Trop rare.
Le point que je sentais dans ma poitrine se faisait plus oppressant.
Plus encombrant.
L’angoisse me tenaillait.
Mon imagination me jouait des tours.
Je rêvais du pire.
Le meilleur n’ayant pas été mis à la programmation.
Un bras autour du ventre, pour faire taire ou dissimuler les cris de ce dernier.
L’autre main tentant de cacher mon visage.
Une larme roulait sur ma joue droite.
Je détestais la situation dans laquelle je me trouvais.
Perdu.
Complètement perdu.
Je détestais cette sensation.
Celle de ne plus rien contrôler.
Et la solitude.
Cette impression de porter le monde sur mes épaules m’écrasait.
Mes tripes se seraient certainement répandues sur le sol si une petite voix n’était pas venue rompre ce cercle vicieux.
Tête relevée précipitamment.
Je l’observais à travers les doigts de ma main restée placer sur mon visage.
Personne ne verra les larmes couler sur mes joues.
Inconsciemment, je savais que c’était peine perdue.
Ma main ne pouvait couvrir à elle-seule mon visage entier.

Un jeune homme se tenait face à moi.
Accroupi.
Il était bien petit.
Pourtant, il ne devait pas être parmi les plus jeunes de l’Académie.
Sans doute plus ou moins mon âge.
Comment cette information était-elle parvenue à mes oreilles alors que je venais d’arriver ?
Sa taille ne jouait peut-être pas en sa faveur, mais ses yeux…
Aussi bleu que le ciel.
Aussi profond que la mer.
Ils racontaient une toute autre histoire.
Comme si ce nouvel interlocuteur avait vu plus de choses que ce son corps nous laissait percevoir.
Le sourire de cet ange sorti de nul part était comme un rayon de soleil sortit de nul part.
Sa physionomie jouait en sa faveur.
Il n’était pas moche à regarder.
Je dirais même que sa présence avait quelque chose de réconfortant.
Et pourtant.
Ce n’était que supposition.
Ce n’était que ressenti.

Ma conscience hurlait.
Il fallait que je me rappelle.
Que je n’oublie pas.
L’être humain était, de par nature, mauvais.
Non.
Ce n’est pas ça.
L’être humain tendait, en grandissant, à devenir mauvais.
Peut-être devais-je lui laisser une chance ?
Impossible.
Je ne pouvais pas.
Cet état de faiblesse ne me permettait pas de juger à sa juste valeur ce jeune homme.
Qui me dit qu’il n’était pas là pour mieux m’écraser plus tard ?
Personne ne pouvait être aussi gentil avec un inconnu.
Et mon cœur se déchirait.
J’aurais aimé pouvoir partir avec lui.
Lui abandonner mes doutes, mes angoisses et mes douleurs.
Lui livrer ce que j’étais.
Sans me cacher.
Sans avoir honte.
Sans les paillettes du spectacle permanent dans lequel j’étais plongé depuis si longtemps.

Qui étais-je ?
J’étais incapable de répondre à la question.
Incapable.
Tant de masques affichés.
Tant de costumes portés.
Tant de personnalités jouées.
Qui étais-je ?
Un peu de tous.
Ou rien du tout.
Un homme qui avait passé sa vie à être quelqu’un d’autre.
Mon arrivée ici remettait tout en question.
Qui étais-je ?
Je ne sais pas.
L’avais-je su un jour ?
Peut-être.
Mais le savoir s’était perdu.
La société avait vu les multiples visages de Jack le voleur.
La solitude avait réveillé Conan.
Une ombre parmi les ombres.
Respiration qui lentement s’accélère.
Trop de questions.
Pas assez de réponses.
Angoisse qui revient doucement à la charge.
Elle me connaît bien, celle-là.
Et n’hésite pas à profiter d’un instant de faiblesse de ma part pour m’écraser tel un insignifiant moustique.

Dire quelque chose.
Ne pas rester ainsi figé.
Que pensait-il de moi ?
Certainement que j’étais ridicule dans cette position.
Que j’étais pitoyable à rester ainsi prostré sur mon banc alors qu’il y avait un bon soleil.
Que…
Que quoi ?
Il ne me connaissait pas.
Je ne le connaissais pas.
Pourquoi penserait-il des choses de moi ?
N’était-il pas là pour me montrer à quel point je n’étais rien du tout ?
Ou me renvoyait-il l’image de l’homme lamentable que j’étais ?
Je me pris à penser vouloir être un peu comme lui.
Sourire aux lèvres.
Le cœur sur la main.
Prêt à aider son prochain.
Mais que demandera-t-il en retour de cette aide si précieuse ?
Les êtres humains pouvaient-ils donner sans rien attendre en retour ?
J’aurais aimé pouvoir le serrer contre moi.
Pouvoir me cacher dans ses bras.
Comme lorsque l’inconnu me faisait peur et que papa me prenait dans ses bras.
Et qu’il me racontait comment l’inconnu pouvait être une aventure.
Et que, même les héros des histoires avaient peur de cet inconnu.
Mais ils entreprenaient le voyage.
Et lorsque je lui demandais pourquoi ils ne restaient pas chez eux.
Il me répondait, tout en souriant, que les héros n’étaient pas faits pour rester chez eux.
Ils étaient nés pour voyager.
Pour que leurs rêves deviennent une réalité.
Et que leur réalité devienne leurs rêves.
L’inconnu avait toujours fait peur.
Même pour les plus forts.
Mais il restait persuadé qu’en chacun de nous se trouvait les ressources nécessaires pour faire le grand pas dans l’inconnu.

Que faire ?
Je n’allais tout de même pas lui sauter dessus.
Mon orgueil allait en prendre un coup.
Et sans doute le sien aussi.
Non.
Je ne pouvais pas penser à la place de ce charmant interlocuteur.
La seule façon de le savoir aurait été de lui poser la question.
Et qu’allaient penser les quelques étudiants qui passaient dans le coin s’ils nous voyaient ainsi ?
Les gens s’imaginent toujours des choses.
La société nous enferme dans ses petites boites que je déteste tant.
Que faire ?
M’en voudra-t-il ?
Il fallait que j’évacue toutes ces mauvaises énergies.
Que je me reprenne.
Grande respiration.
Et je finis par m’écrouler à ses côtés.
Tant pis pour la virilité.
Je voulais juste…
Qu’est ce que je voulais déjà ?
Ah oui.
Ne plus avoir cette peur qui me tord les boyaux.
Qui m’est mon cerveau hors-service.
Qui me traine dans la poussière et la boue.
Je voulais qu’elle parte.
Qu’elle s’en aille.
Jambes à terre et pliées sous mon corps, je laissais libre cours à mes larmes.
Je ne voulais plus être tout seul.
Je ne voulais plus que l’on m’abandonne au milieu de nul part.
Sans demander mon reste, mes bras s’enroulèrent autour de la taille du jeune homme.
Je voulais une présence rassurante.
Je voulais que l’on me protège de tout cet inconnu.
Ma tête s’enfouit d’elle-même dans le creux de son cou.
Et les larmes coulèrent de plus belle.
Elles coururent sur mes joues.
S’écrasèrent sur tout ce qu’elles pouvaient atteindre.

Craqué.
J’avais complètement craqué.
Et j’étais bien content que quelqu’un se soit arrêté.
Juste pour moi.
Je devais être pathétique.
Je ne me montrais pas sous mon meilleur jour.
J’étais…
Je ne savais trop comment me définir en cet instant.
Pleins de mots.
Pas très glorieux.
Pas très optimistes.
Respire.
Je cherche quelques secondes mon air.
Mais je ne voulais surtout pas le lâcher.
J’aurais presque pu l’implorer de ne pas me laisser tout seul ici.
Non.
Je le ferais si cela s’avère nécessaire.
Je ne veux pas être le petit mouton que les loups dévoreront à la nuit tombée.
Puis les sanglots se tarirent.
Et je finis par retrouver mes esprits.
Du moins, une partie seulement.
Mais ils étaient maintenant assez présents pour que je puisse avoir une pensée un peu près cohérente.
Mes bras le lâchèrent.
Et je finis par m’asseoir, en tailleur et le plus confortablement possible, à même le sol.
Tant pis pour la poussière sur le costume blanc.

« Je… Je suis désolé… Je… Non… Comment dire… Je… »

Mon regard se faisait fuyant.
Il fut agrippé par un robot qui passait dans le coin.
Et il revint vers le jeune homme lorsque l’homme de fer disparut au coin de la rue.
Pour les mots,  ce n’était pas encore ça.
Cohérent.
Il fallait que je sois cohérent.

« Je… Je ne voulais pas te mettre dans l’embarras. Je… Je suis désolé… Je…»

Phrases simples.
Sujet.
Verbe.
Complément.

« Je suis arrivé tout à l’heure… Enfin, je veux dire que… Il y a eu la lettre… Et puis la réflexion… Et puis la formule et l’artéfact… J’suis arrivé ici… Comme par magie… Avec la formule… Et il y a eu ce robot qui est venu me chercher… Et la salle de classe… Avec d’autres… Et ce monsieur E… Et voilà… Tiré d’une vie pour arriver ici… Au milieu de nul part… Enfin… J’veux dire que c’était nécessaire… Pour le rite de passage… Monsieur et mon oncle ont décidé qu’il était temps que je vole de mes propres ailes… Mais j’avoue que je n’avais pas envisager me retrouver tout seul… Je… Je dois t’avouer que… Non… Ce serait vraiment embarrassant… Enfin, plus embarrassant que maintenant si je te le disais… »

Avais-je le choix ?
Oui.
On a toujours le choix.
Il fallait seulement que je prenne le plus judicieux.
Mais…
Cela admettait le fait que je me livre complètement à cet inconnu.
Je ne mis pas longtemps à peser le pour et le contre.
Il fallait que j’apprenne.
A faire confiance.

« Je… Je dois admettre que je ne me suis jamais retrouvé tout seul… Au milieu d’un univers que je ne connaissais pas… Je… Je ne suis là que depuis quelques heures… Et… Non… Je… Je suis désolé… Ce que je dis est incohérent… Je n’y arrive pas… Il y a trop de variables inconnues pour que je puisse faire quelque chose de cohérent… Je… Non… Comment dire… »

Respire.
Je finis par sortir la clé de mon appartement et le portable de ma poche.
Peut-être que je pouvais commencer par me présenter ?
Ca serait une bonne chose.
Surtout en vu de l’impolitesse dont j’avais fait preuve.
Devais-je lui donner mon vrai prénom ?
Ou l’une des innombrables identités dont j’avais fait l’acquisition au cours de ces dernières années ?

« Je… Je… Je m’appelle Conan… Euh… Juste Conan… Enfin… J’ai un nom de famille… Mais… Non… Juste Conan, c’est bien ! Je… Tu… Comment… Enfin… C’est quoi ton p’tit prénom ? Non… Ca ne va pas du tout... On n’aborde pas ce genre de personnage comme ça… Il faut que je reformule… »

Et bien, il semblerait que toutes les bourdes que l’on pouvait faire en une journée se retrouvaient en cet instant dans ma personne.

« Je… je suis confus… Je… Comment dire… Je ne voudrais pas accaparer ton temps plus que nécessaire… Je… Je crois que je vais pouvoir me débrouiller… »

Même moi je n’étais pas arrivé à me convaincre.
Me débrouiller tout seul ?
C’était risible.
Surtout dans l’état émotionnel où je me trouvais actuellement.

« Je… Non… Euh… Est ce que cela te dérange si je reste un peu avec toi ? Promis ! Je serais ton ombre ! Je ne te dérangerais pas. Les autres ne verront même pas que je suis là. »

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Mer 21 Juin - 7:22
La personne qui était sur le banc se retira de ce dernier pour s'effondrer sur moi, qui par réflexe l'attrapa entre mes bras et me mis de façon à pouvoir le soutenir en ayant appuie sur une jambe. Alors que j'allais le serrer dans mes bras et lui poser la tête contre mon épaule puis lui caresser la tête, il se chargea de le faire lui-même, ce qui m'étonna d'ailleurs pas mal, et donc je continuai mon réflexe, je lui caressai la tête d'une main et me chargeai de le serrer plutôt fort pour qu'il sente que je suis là et qu'il se calme. Il avait vraiment l'air très triste, et je ne supportais pas voir les gens mal, alors si je pouvais l'aider, je ferai de mon mieux. Je prononçais aussi des petits mots qu'on dit d'habitude quand on veut que quelqu'un se taise, soit "Chut", ou aussi dans une autre catégorie : "Ça va aller", mon but principal était de le réconforter et de l'aider. Je regardai autour et voyais déjà quelques visages moqueurs, je leur lançai alors des regards noirs/méchant qui suffirent un petit peu au moins à les calmer, puis je continuai de rassurer l'homme dans mes bras. Il se reprit ensuite et tenta de parler tant bien que mal, et s'excusa aussi, je lui répondis en faisant un non de la tête, puis en le laissant parler après :

Ce n'est rien, ne t'inquiète pas.

Cela pouvait peut-être paraître froid, mais c'était dit sur un ton voulant réchauffer la personne en face de moi. Il m'expliqua alors un peu qu'il était arrivé peu de temps avant à l'académie. Je voulus répondre que j'étais passé aussi par là, mais il reprit après en disant que c'était la première fois qu'il se retrouvait seul. Il avait l'air perdu, de s'embrouiller, avec un besoin de détresse important. Je tâchai de lui répondre comme je pouvais :

Je comprends, ça doit bien te faire peur de te retrouver seul comme ça d'un coup, je pense que moi je ne serais pas dans un meilleur état que toi dans ce cas-là. Je me suis personnellement retrouvé seul pendant une partie de l'école, alors je peux comprendre. Mais maintenant regarde, je suis là, je ne suis peut-être personne pour toi, je suis peut-être bizarre à tes yeux, mais si tu as besoin je suis là.

Je le laissai reprendre la parole, et il la reprenait alors pour se présenter bien étourdiment, disant même être confus, ce qui confirmait ce que je pensais et les erreurs faites précédemment. Et l'homme se présenta sous le prénom de Conan, je pouvais ainsi associer un nom à un visage et une personne en face de moi. Je me demandais de quelle origine était ce prénom. Anglais ? Non, les anglais n'ont pas des prénoms à résonance comme ça, et je n'ai jamais entendu de prénom japonais comme ceci, il n'aurait pas de réelle signification... Alors peut-être est-il français ? Pour en avoir entendu, je pense qu'il a une résonance française, ou que du moins il est possible qu'il soit français. Mais ceci serait un mystère à élucider en lisant des livres ou en lui demandant directement plus tard. Il me demanda ainsi comment je m’appelais, et je lui répondis en souriant toujours si naturellement :

Ne t'inquiète pas, la manière de le dire n'est pas importante. Je vais te donner aussi seulement mon prénom, je m'appelle Reku. Je n'aime pas trop mon nom, et je préfère ne pas l'utiliser, c'est comme ça depuis des années de toute façon, peu de gens le connaissent.


Conan affirma ensuite qu'il ne voulait pas m'embêter et qu'il pensait pouvoir se débrouiller, j'avais envie de lui répondre que c'était totalement faux, mais ça aurait été méchant et après il rajouta vouloir rester avec moi sans déranger, je lui répondis alors :

Mais à quoi bon rester avec moi dans l'ombre sans s'amuser, me parler, ou s'occuper ? À rien ! Je veux bien que tu restes avec moi et ça me ferait même beaucoup plaisir de passer du temps avec toi et de t'aider ! Alors, faisons quelque chose ensemble non ?

Je marquai une légère pause respiratoire, puis je repris en lui proposant plusieurs idées :

Hum... Est-ce que tu veux faire quelque chose en particulier ? On peut, par exemple, aller manger une glace, aller chanter, aller faire les magasins, et essayer toute sorte de costumes sans forcément les acheter ! Mais on peut aussi se balader, se détendre, aller à la bibliothèque. Que penses-tu de ses activités ? Oh, attends... Je te brusque trop peut-être ? Je suis désolé !

J'affichai un peu un regard triste et désolé puis je repris en le brusquant moins :

Je m'arrête de parler, je te laisse réfléchir, tu as tout ton temps ! Dis-moi ce que tu aimes faire et j'aviserai, je ferai mon shopping un autre jour !

Je le laissai choisir tout en essayant de le relever comme je pouvais, j'avais certainement l'air un peu débile, mais le ridicule ne tue pas ! Je lui souris ensuite et lui promis de rester avec lui l'après-midi au moins, en lui tendant mon petit doigt, signe pour moi de promesse. Je voulais lui poser pleins de questions et qu'on fasse connaissance et qu'on devienne amis ! J'avais hâte d'entendre sa réponse et au fond de moi je voulais rester avec lui, j'étais persuadé qu'on allait tous les deux s'entendre, et de toute façon je ne pouvais pas le laisser seul comme ça, je devais l'aider, alors je restais pour le moment souriant écoutant ses réponses.
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Jeu 22 Juin - 17:29



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« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais de voir avec de nouveaux yeux. »
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Pourquoi ?
Pourquoi était-il aussi sympathique avec moi ?
Pourquoi prenait-il de son temps pour que m’intègre au mieux à l’Académie ?
Monsieur et mon oncle m’auraient-ils menti ?
Je me rappelais leurs sermons.
Oui.
Leurs sermons qui répétaient inlassablement le même discours.
Le monde n’était pas digne de ma confiance.
La race humaine était mauvaise.
Elle cherchera toujours à t’anéantir.
Et qu’un jour, je comprendrais.
Le monde n’est ni tout blanc, ni tout noir.
C’est une infinité de nuances de gris.
Avec parfois des cristaux aussi noirs que le cœur du Diable en personne.
Ou des lances aussi lumineuses que les rayons du soleil.
Les uns ou les autres perceront les nuances de gris.
A des intervalles irréguliers.
Et que c’était à moi de prendre le train en marche.
Qu’est ce que je devais comprendre ?
Cette leçon (ou ce sermon, peu importe comment je l’appelle).
Elle était compliquée.
Je savais que les bases qu’ils m’avaient inculqué allaient être d’une grande utilité.
Mais je ne savais pas encore comment appliquer certaines d’entre elles dans cette nouvelle vie.
Je regardais Reku, alors que ce dernier m’aidait à me relever.
Je restais silencieux.
Ne sachant pas trop ce que je devais répondre à cette proposition.
Il semblait être là depuis longtemps.
Très longtemps.
Comme si il était né avec l’Académie.

Qu’est ce que j’avais chaud.
J’avais l’impression de bouillir dans une cocotte en terre avec l’ensemble de mes vêtements.
Je n’osais pas regarder Reku dans les yeux.
C’était gênant.
Très gênant.
Il était fort sympathique avec moi.
Et pour seul retour, il n’avait qu’une méfiance accrue.
Mais l’idée qu’il pouvait être à la solde de Monsieur E n’arrêtait pas de me torturer l’esprit.
Je…
Que faire ?
Lui poser la question directement ?
Je…
Il le prendrait certainement pour un affront.
Mais…
Je ne pouvais pas rester ainsi à douter de tout et n’importe quoi.
La méfiance.
Toujours la méfiance.
Elle continuait inlassablement son corrosif travail.
Elle s’amusait à grignoter petit à petit mon âme.
Mon esprit.
Mon cerveau tout entier.
Les doutes.
Je voulais qu’il s’en aille.
Pour une fois dans ma vie, je voulais avoir confiance.
Confiance en Reku.
Confiance en l’homme.
Confiance en la vie.
C’était incongru.
Mon cœur me disait blanc lorsque ma raison m’affirmait noir.
Je tentais de répondre à ses questions.
Le rassurer comme il l’avait fait avec moi.

« Écoute…
Je…
Comment te demander ça sans que tu le prennes très mal ?
J’ai très envie de te faire confiance.
Mais cela va à l’encontre de tous mes principes.
J’ai envie de partir avec toi faire tout ce que tu as dit.
Mais j’ai peur.
Horriblement peur.
Ce…
Comment dire ?
L’une des règles premières que Monsieur et mon oncle m’ont apprises, c’est que je ne dois faire confiance à personne, même pas à moi-même.
Hormis une entité.
L’avenir.
Est ce que tu es l’avenir ?
J’aurais du mal à croire que l’avenir se mette sous forme de personnage.
C’est…
C’est compliqué…
Je…
Euh…
Je m’excuse…
C’est…
Très vexant ce que je viens de dire…
Néanmoins, cela aurait été encore moins cool de ma part si je n’avais mis les choses tout de suite au clair avec toi.
Je n’ai vraiment pas envie que tout ce qu’il y a dans ma tête pourrisse cette première journée.
Je ne pense pas que tu es une quelconque envie de me mettre en difficulté.
Mais je n’arrive pas à faire taire cette petite voix dans ma tête.
Cette exécrable petite voix.
De toutes les identités que j’ai eu à endosser en tant que l’un des meilleurs voleurs de ma génération, pas une seule a été…
Comment dire…
Je ne trouve pas les mots…
Cela semble tellement évident pour moi qui ai vécu depuis ma plus tendre enfance entre mes devoirs de majordome et mes entrainements de voleur professionnel…
Monsieur et mon oncle veillaient à ce que je sois impeccable, quoi que je fasse.
Et s’il fallait remettre en place mon orgueil.
Ils n’hésitaient pas à me laisser faire mes propres choix.
Et j’ai appris.
Appris à me casser la gueule.
A être trainer dans la boue.
Pour mettre à bas mon orgueil déplacé.
Et lorsqu’il fallait se relever seul…
Je n’ai pas envie de tomber.
De tomber.
Et de me retrouver seul.
Tout en bas.
A quoi bon vouloir remonter la pente si nous n’avons aucune raison qui nous pousse à nous battre ?
A l’époque…
Il y avait Monsieur et mon oncle.
Et c’était une raison suffisante pour se relever.
Pour ne pas leur donner raison.
A eux et leurs préjugés. »


Un petit rire au loin me fit sursauter.
Un groupe de jeunes filles passa non loin de nous.
Je plissais légèrement les yeux.
Elles étaient partout, celles-là !
Comme une épidémie.
Je serrais légèrement les poings.
Avant de redevenir impassible.
Outre le fait que je ne les aimais pas particulièrement, une autre petite voix se réveilla.
Pour sûr qu’elles se moquaient de moi.
Ca avait toujours été le cas lorsque j’étais Conan.
Juste Conan.
Comment ça elles ne me connaissaient pas ?
Moi non plus !
Ce n’était pas une raison suffisante pour arrêter de les détester.

« Est ce que tu travailles pour Monsieur E ? »

Voix un peu tranchante.
Question qui virevoltait dans ma tête depuis trop longtemps.
J’étais quelque peu distant.
Et pourtant, j’étais une montagne au bord de l’explosion intérieurement.
Mais je devais savoir.
Me voilà à peine arriver que l’on sentait déjà mon aversion pour Monsieur E.
Je ne le portais pas spécialement dans mon cœur.
Et cela se sentait à travers le ton de ma voix.
Je n’osais le regarder.
Tant j’avais honte de ma pensée.
Je voulais juste faire taire une bonne fois pour toute l’illusion de la raison.
Mon oncle me répétait souvent que je ne pourrais jamais vraiment savoir si je ne posais pas la question directement à la personne concernée.
Les on-dit et les rumeurs allaient toujours bon train.
Mais ils étaient malheureusement, l’un comme l’autre, trop insatisfaisant pour se faire une idée.
Une idée de quoi ?
Du sujet de ces on-dit et de ces rumeurs.
Il fallait pourtant que j’ose le regarder.
Pour quand il répondra.
Que je regarde ses yeux.
Ses gestes.
Pour savoir si ses mots étaient en rapport avec son langage corporel.
Mais…
J’étais bloqué.
Comme tétanisé par ce que je venais de faire.
Pourtant…
Il aurait simplement fallu que je tourne la tête vers lui…

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Jeu 13 Juil - 0:46
Conan me demanda d'écouter, et là je me demandai vite ce qu'il se passait, surtout que sa phrase suivante n’annonçait pas du tout de bons présages, alors je le regardai avec un air un peu surpris et curieux puis écoutai attentivement sa réponse, un peu troublé et apeuré qu'il me rejette, ou du moins qu'il ne veuille rien faire avec moi ou qu'il mente depuis le début ou une connerie du genre. Je me questionnais, mais éviter de trop me poser de questions, attendant la suite de ses dires, ne sachant pas trop à quoi m'attendre à vrai dire. Je l'écoutai, et sentais que tout ce qu'il me disait venait vraiment du plus profond de son cœur, c'était sa pensée de la plus pure, et ça se sentait qu'il avait peur comme il le disait. J'étais sûr à 100 % que tout ce qu'il me disait était vrai ? Comment ? L'instinct, je ne sais pas, ça se sent, ça se ressent, c'est inexplicable, indescriptible, c'est le genre de chose que l'on sait sans savoir comment, et j'y crois totalement.

Et au fur et à mesure de son discours, je dois avouer qu'il me perd légèrement, il commence à me demander si je suis l'avenir, et là je ne comprends pas, mais je me dis qu'il va s'expliquer ou je ne sais quoi. Pourtant je n'ai pas trouvé sa remarque vexante même si je n'ai pas entièrement compris et je lui fais un "non" de la tête à ce moment-là parce qu'il serait impoli de parler et pour qu'il sache que ça ne m'a pas vexé et se fasse moins de soucis.

Je regardais ainsi Conan d'en bas, parce que ce n'était pas dire mais il était plus haut et imposant que moi. Au fur et à mesure qu'il parle, je comprends de plus en plus, il n'a pas eu un passé facile, ça j'ai compris, je pense qu'il a été éduqué selon des règles et éduqué un peu avec des parents poules, ou du moins père et tonton poules, ou qui ont fait que du coup il n'arrive pas à se débrouiller maintenant qu'il débarque quelque part de nouveau et du coup il a peur maintenant de la nouveauté. Ou du moins, il n'était pas devenu lui par lui-même et avait éduqué selon des règles et des situations à suivre, qu'il devait faire telle chose dans telle situation, mais ne connaissant du coup pas ces situations et ne sachant pas comment réagir parce qu'il n'avait jamais évolué seul, il avait peur. C'était du moins ce que j'avais compris, et je pensais être du moins sur la bonne voix, je faisais vraiment des efforts pour comprendre et essayer de l'aider, parce que je sentais du bon au fond de lui, je savais qu'après ces épreuves il irait beaucoup mieux et qu'on pourrait certainement faire des choses ensemble.

Conan, ou plutôt Cony, parce que oui, j'allais l’appeler comme ça plus tard, finit de parler et je le regardai, je lui offrais un sourire et levai ma main pour l'approcher de sa tête, la poser contre sa joue droite, son oreille, et sa tête, puis lui caresser les cheveux ainsi que la tête pas le moyen de son pouce. Ce geste était voulant le rassurer, je le regardai dans les yeux en souriant, puis prit la parole, ne faisant pas que le fixer pour le coup :

Tout peut bien se passer, et tout va bien se passer. Je comprends maintenant encore plus que tu aies peur, que tu sois plutôt perdu. Peut-être qu'il est mauvais de faire confiance à certaines personnes, mais tu dois avoir confiance en toi, c'est complètement faut que tu n'as pas le droit. Pour moi,
la confiance en soit est la base d'une bonne vie, la base pour être heureux et se sentir bien. Si tu n'as pas confiance en toi, tu ne peux pas être content, tu vas toujours douter et ta vie serait beaucoup meilleure en ayant confiance en toi.

Et après pour avoir confiance aux autres, c'est autre chose, je pense qu'il faut juste bien choisir ses personnes, moi j'en ai l'habitude, et ça me retombe peu de fois dessus, et je suis là pour t'aider si tu le veux bien, moi j'ai envie de t'aider, parce que j'ai tout simplement envie de passer du bon temps avec toi et je ne veux plus que tu te sentes seul. Alors, peut-être qui suis-je du haut de mon petit mètre 50 ? Bah juste quelqu'un qui a comme valeur de toujours aider les autres comme il le peut et qui déteste ça, j'aime les gens et le contact avec.


Je lui souri puis retirai ma main de sa joue avant de pencher la tête un peu niaisement. J'attendais ainsi la réponse de Cony. Plus tard, il me demanda si je travaillais pour Monsieur E, là, gros moment de surprise, je ne m'attendais pas à une question si brusquement, et encore moins de ce type. On voyait sur mon visage que j'étais plutôt déstabilisé et un peu confus par la question, j'avais d'ailleurs lâché un petit "Eh", en guise de signe d'étonnement, alors un peu confus je répondis quelques secondes après en faisant des "non" des mains doucement et ne le regardant pas dans les yeux tout le temps, comme quand je parlais habituellement :

Euh bah... Euh, non, je ne travaille pas pour lui. Je.. Bah je pense que je ne le connais pas plus que toi, je ne l'ai jamais rencontré ni vu à part cette fois-là à l'arrivée, et ce n'est pas défaut d'avoir cherché dans des livres ou des zones rapidement parfois pour savoir plus de lui, mais je ne sais rien de lui. Enfin, euh... Pou... Pourquoi une telle question ? Je suis désolé... Enfin... Elle m'a un peu surprise, je ne m'y attendais pas.

Je restais surpris, pas choqué, ou dans le bon sans, mais quand même, je ne m'attendais pas à une telle question, et il m'avait ainsi fait poser pleins de questions dans ma tête, plus que jamais je crois, sur l'académie, Monsieur E, sur Conan lui-même, sur moi, si je n'avais jamais vu Monsieur E ou quoi, enfin tout pleins de questions, je restais perplexe et le regardais en attendant une réponse, mais pas de façon insistante.
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Lun 17 Juil - 21:37



Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ.

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« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais de voir avec de nouveaux yeux. »
Marcel Proust, A La Recherche du temps perdu.

Comment ?
Il ne s’était jamais posé la question ?
Elle était pourtant essentielle.
Je ne dis pas que les personnages travaillant pour Monsieur E n’étaient pas gentils.
Ils pouvaient être ce qu’ils voulaient.
Mais eux et moi ne seront certainement pas dans le même camp.
Hors de question que je leur accorde quoi que se soit.
Et certainement pas ma confiance.
Cela serait malsain.
Et contre-productif.
Et certainement beaucoup d’autres choses.

« Je crains avoir de la concurrence.
Tu parles presque plus que moi.
Et certaines de tes phrases ne sont pas correctes grammaticalement parlant.
Comme si les émotions ne permettaient plus à ton cerveau de formuler des suites de mots correctes.
Mais…
Je crois avoir compris où tu voulais en venir. »


Je souris.
Pas méchamment.
C’était un sourire sympathique.
Presque fraternel.
On aurait dit moi…
Il y a très longtemps.
Mon regard devint vague.
Et je continuais sur ma lancée.
Développant le fil de ma pensée.

« D’ailleurs, mon oncle me tapait souvent sur les doigts pour ça.
Il me disait que, en dehors de la maison, les sentiments ne valaient rien.
Rien du tout.
Que tout ce que je voyais n’était que ce que la société avait bien voulu faire de tous ces moutons.
Monsieur et mon oncle avaient une vision bien pessimiste de la vie.
Et ils avaient beau dire que dehors, c’était l’enfer sur terre, il n’en restait pas moins que certains de leurs sentiments étaient vrais lorsqu’ils entraient en contact avec des personnages autre que la « famille ».
Nous n’avons pas toujours besoin de « mimer » les sentiments.
Quelques-uns sont présents naturellement dans chaque être vivant.
Bien entendu, ils diffèrent d’une âme à une autre.
Mais ils sont là.
Partout.
Tout le temps.
Apparaissent et disparaissent quand on s’y attend le moins.
Ils ne me l’ont jamais dit en face.
Ils n’ont jamais vraiment répondu à mes questions quand je leur demandais.
Cela menait souvent à des disputes monumentales.
Où l’on finissait tous dans notre chambre respective.
Et crois-moi sur parole !
Les soirées étaient longues dans ces moments là.
Vraiment très longues.
Mais…
Ils avaient eu ce qu’ils voulaient.
Un moyen de ne pas répondre à des questions existentielles.
Je…
Pardon.
Je…
Cela doit être d’un ennui pour toi de me voir radoter ainsi un passé qui n’est plus. »


Je secouais énergiquement la tête.
Il fallait que je reconcentre sur la conversation.
Ou il allait partir sans demander son reste.
Non.
Je ne voulais pas qu’il s’en aille.
Et je faisais pourtant tout pour qu’il me laisse choir comme une pauvre serpillère moisie et humide.

« Euh…
Comment dire ?
Tout ça pour arriver…
Non…
Enfin, essayer de t’expliquer.
De répondre à toutes ces informations que tu as amené.
Je dois avouer que j’ai un peu de mal à faire le tri. »


Je me mis à rouspéter.
Plus pour moi-même que pour les autres.

« Non, non, non.
Ce n’est vraiment pas comme d’habitude.
Ce n’est pas carré.
Ce n’est pas prévu.
Je n’ai même pas pu étudier les lieux et les gens.
Comment est ce que je vais pouvoir réagir si je ne connais rien du tout ?
Ca ne va pas.
Pas du tout, du tout.
Il faut…
Je…
Non, non, non.
Je ne pourrais pas tout faire d’ici demain matin.
La carte de l’Académie a l’air d’être immense…
Et…
Tout est bizarre ici.
Tout est étrange.
Je… »


Puis je revins à la réalité.
M’adressant de nouveau à mon interlocuteur.

« Dis, Reku, pourquoi ?
Pourquoi est-ce que tu as choisi de venir ici ?
Au départ, j’pensais que c’était une bonne idée.
Que j’aurais le courage d’affronter l’adversité.
Mais je me suis trompé.
Encore et toujours.
J’crois que j’ai encore très mal placé mon orgueil.
Ou que j’ai encore suivi aveuglément les dires de Monsieur et de mon oncle.
A voir.
Mais je ne veux plus avoir mal.
Plus jamais… »


En repensant à cette fois-là, j’eus des frissons.
Monsieur et mon oncle m’avaient laissé.
Laissé seul.
A cause de mon orgueil.
Et je m’étais cassé la gueule.
Je m’étais relevé.
Non pas pour moi.
Mais pour eux.
Pour ne jamais leur donner raison.
Je continuais.

« Qu’est ce qui te permet d’être aussi catégorique sur la confiance en soi ?
Là d’où je viens, l’avenir est seul maitre de confiance.
Comment est ce que je peux me faire confiance alors que…
Alors que… »


Non.
C’était trop dur à dire.
Pas tout de suite.
Une autre fois.
Il fallait profiter de la journée.
Il faisait beau.
Je serrais les poings.
Non.
Je ne craquerais pas une seconde fois.
Mais rien que de penser à tout ce que je ne connaissais pas faisait chavirer mon être tout entier dans la peur et les pleurs.
Je me mis dos à Reku.
Pour éviter qu’il ne voit les larmes silencieuses qui s’étaient remises à couler sur mes joues.
Pathétique.
J’étais vraiment pathétique.
Il faut que je me calme.
Que je me change les idées.
Je pus tout de même articuler sans trop de difficulté, évitant à tout prix de faire sentir dans ma voix que je pleurais :

« Ou est ce que tu avais prévu d’aller ?
Je ne sais pas trop comment ça fonctionne ici.
Est ce que tu veux bien me montrer ?
Es tu sûr que je ne te dérange pas ?
Je ne voudrais pas te mettre la pression ou te foutre la honte en place publique…
Je…
Je sais !
Tu me l’as dit.
Tu aimes aider les personnes, même celles en difficultés.
Mais là d’où je viens.
Rien n’est gratuit.
Et personne n’est gentil avec quelqu’un comme moi.
Avec un menteur et un voleur.
C’est triste à dire.
Mais c’est la vérité. »


Je croisais les bras sur mon ventre.
Pour éviter à ces derniers de trembler.
Mais surtout pour cacher.
Je voulais me cacher.
Devenir une toute petite souris.
Tellement j’avais honte de ma vie.
De ce que j’avais été durant ces vingt dernières années.
Et je comprendrais tout à fait qu’il s’en aille.
Sans se retourner.
Personne ne donnait une chance à un voleur mythomane.
Et le voleur continuait ainsi à vivre dans un mensonge…
Permanent.

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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Dim 20 Aoû - 2:08
Conan venait de me dire que je ne faisais pas de phrases grammaticalement correctes, cela eut pour effet de provoquer plusieurs sentiments, de la gêne notamment, puis de la colère aussi parce qu'il me l'avait fait remarqué, du moins j'en étais pas content. Je me contentai de tourner la tête rapidement en étant rouge et de faire comme si cela m'importait peu, ce qui n'était pas le cas, mais bon. J'aurai pu trouver mieux comme réaction, n'empêche. Il me dit ensuite avoir compris ce que je voulais dire, je retournai alors doucement la tête et lui sourit, surtout après avoir vu que lui aussi souriait. J'avais envie de lui sauter dans les bras par bonne humeur, tellement content qu'il soit plus heureux que tout à l'heure, mais je n'ai pas eu le temps, il avait reprit. Mais son sourire me remplissait le cœur, c'était pour ça que je lui avais retourné naturellement. J'écoutais alors sa réponse, mais qu'est-ce qu'il parlait, il m'avait dit que je parlais plus que lui et j'avais rigolé, mais là, je riais intérieurement de ma réaction tout en affichant un léger un sourire, je restais sérieux. Il commençait à me parler de son ancienne vie, qu'il n'avait d'ailleurs pas l'air d'aimer, et je suis sûr que je n'aurais pas supporté être avec les personnes qu'il a côtoyé. Dès qu'il finit de parler, je lui souris en hochant la tête négativement, soit de droite à gauche :

Je trouve ça intéressant, ça me permet de mieux te connaître, te comprendre, et ainsi te faire t'accepter. Puis pose-moi toutes les questions que tu veux.

Après, il dit avoir du mal à répondre à toutes les informations que je lui avais donné, je me sentis mal sur le coup, déviant le regard parce que je l'avais mis en difficulté sans le vouloir parce que j'étais trop excité à l'idée de m'amuser et d'acheter ce dont j'avais besoin avec un ami. Il demanda ensuite comment il pourrait réagir s'il ne connaissait rien, puis il finit de parler, j'allais lui répondre, je cherchais mes mots, mais il enchaîna. J'oubliais sa question lorsqu'il me demanda pourquoi j'étais venu ici. Je souris bêtement, je me souvenais parfaitement de ce jour-là, où je n'aurai peut-être pas dû faire ça mais attendre. Je détournai le regard pour plonger mon regard dans le vide, histoire de donner un air nostalgique à mes mots :

Est-ce que j'ai choisi de venir ici ? Pas trop... Il y a des choses parfois qu'on fait un peu bêtement dans la vie. Comme ce jour-là. Il s'agit que si je suis ici actuellement, c'est par pure erreur. J'ai regardé la lettre et l'ai ouverte, j'ai pris sa contenance pour la regarder, puis sans la lâcher j'ai lu la lettre à voix haute, chose que j'aime bien faire. Tout au long, je pensais que c'était un peu débile ce qu'on me racontait, et je me demandais clairement pourquoi je la recevais alors que ma vie d'avant était heureuse.
Ça devait être un signe comme quoi j'en avais besoin. Je me sens un peu mal de l'avoir lu comme ça, j'aurais peut-être préféré y réfléchir, mais je n'aurais pas été capable de choisir. Au final, je ne regrette pas tellement,
j'aime bien cet endroit, on y apprend beaucoup de choses. Tout ce que j'espère, c'est pouvoir revoir au moins une fois ma famille et peut-être même ses gens par milliers, incomptables même. J'aimais bien mon ancienne vie, mais j'aime tout autant celle-ci, je prends ça comme un nouveau départ, une résurrection, comme cadeau de vingt ans. Mais ne t'inquiète pas, je ferai en sorte que tu aies le moins mal possible tout au restant de ta vie, si tu veux bien que je t'aide.


Il m'écouta tout au long de mon discours, et à la fin, je le regardai puis lui souris. Il me posa une question sur ma confiance en moi, à laquelle je commençai à réfléchir afin de répondre clairement. Mais avant que je ne puisse formuler de réponse, Cony se retourna... Il n'avait pas l'air vraiment bien, intrigué, j'essayais de voir son visage et me mettant sur la pointe des pieds pour tenter de voir par-dessus son épaule, en vain bien sûr. Il reprit ensuite en demandant ce que j'avais prévu de faire et si ça ne le dérangeait pas qu'il vienne. Je connaissais déjà la réponse, et je pense même que vous aussi la connaissez déjà. Mais, je n'allais pas tout simplement répondre. Je voulais savoir ce qu'il avait ou au moins l'aider. Je le contournai, l'empêchant de se retourner, je me mis sous sa tête et le regardai, voyant sa main cacher sa tête, j'en concluais qu'il pleurait, avait mal aux yeux, ou quelque part, j'entrepris alors un câlin, je me blottis doucement contre lui, puis joignis mes deux mains ensemble au milieu de son dos, je posai ma tête sur son beau torse, presque son épaule et le rassura. Je ne comprenais pas tout, pour de vrai. Mais, si je pouvais le rassurer et le faire se sentir du mieux que possible, alors je le faisais. Je défiai mon étreinte autour de son ventre puis lui enveloppai les deux mains sous les miennes et le regardai droit dans les yeux. Je répondis alors à ses questions.

Tu me demandais d'où je tiens ma confiance en moi, non ? Et bien, je vais te répondre.
La réponse est plutôt simple en fait, je vais utiliser de courtes phrases. Je ne fais pas attention aux autres,
du moins pas trop, quand je marche dans la rue, je regarde les environs, je regarde les gens rire, les bonnes choses, mais ne fait absolument pas attention aux regards que les gens portent sur moi, surtout quand j'ai des tenues encore plus excentriques que celle-là. Je m'accepte comme je suis et je m'aime, je n'en ai rien à foutre des règles qu'on nous donne sans qu'on s'en rende compte, je brise tout ça. Finalement, je montre de l'indifférence, et je m'assume, plus tu vas montrer que tu t'assumes, moins les gens vont t'embêter et te juger, ils peuvent même te respecter, j'en suis sûr. Il faut aussi dire que mon passé m'a bien aidé, j'ai bien eu besoin de courage pour faire des annonces, pour me divertir devant tant de gens et les divertir, je ne pouvais pas le faire si je n'avais pas confiance en moi. Je me suis forgé cette confiance en moi, en m'assumant comme je suis, je m'aime tout simplement. Aime-toi, et tout viendra de son grès.


Je marquai une pause et lui sourit, j'avais dit que je ferai des phrases courtes, et je m'étais promis de ne pas parler beaucoup, mais c'était chose inaccomplie, bah tant pis hein. Les mots m'étaient sortis du plus profond de mon cœur, j'avais peut-être oublier des choses, mais l'essentiel était là. Un peu après je repris :

Il me semble que tu me demandais aussi d'autres choses, je vais répondre à ce que j'ai retenu. Alors, je comptais aller faire les magasins pour m'acheter de nouveaux habits, m'acheter du matériel et une peluche, à peu près, je n'ai pas réellement de liste prédéfinie, il y a quelques trucs que je veux mais après, c'est ouvert ! Et bien sûr que tu viens, tu n'as pas le choix voyons !!! Et bien, là où tu viens rien n'est peut-être gratuit, mais chez moi, dans "mon monde" beaucoup de choses le sont. Et je vais tout te montrer,
peu importe le temps que ça nous prendra.
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Toute histoire à une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ.

feat. Reku



« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais de voir avec de nouveaux yeux. »
Marcel Proust, A La Recherche du temps perdu.

Je dois dire que je n’avais point prévu que Reku reste ici.
Et qu’il insiste pour que je l’accompagne par la suite.
Mais pour en rester au moment présent, le jeune homme me contourna.
Et vint se planter en face de moi.
Il avait l’air si sûr de lui.
Je voulus fuir.
Fuir.
Je savais si bien faire.
Je détestais être dans une position aussi indélicate.
Je…
L’impression de ne pas être dans mon élément me rendait vraiment nerveux.
Je voulus me retourner.
Mais Reku me rattrapa.
A dire vrai, il ne dit rien.
Mais Reku savait ce qu’il voulait.
Et il était tout à fait hors de question pour lui que je puisse fuir où que se soit.
Il eut bien vite raison de ma piètre résistance.
Je le vis se mettre sous ma tête…
Alors que je tentais de cacher ces honteuses larmes qui coulaient sur mes joues avec mes mains.
Je fus plus que surpris lorsque je sentis ses bras s’enrouler autour de ma taille.
Il vint se blottir contre moi.
Sa tête vint se poser contre mon torse.
J’ouvris plusieurs fois la bouche pour tenter de dire quelque chose.
Depuis combien de temps ne m’avait-on pas pris ainsi ?
La dernière fois que l’on m’avait fait un câlin…
Je n’arrivais même plus à m’en rappeler.
Je ne sus pas comment réagir face à cette preuve de tendresse.
J’avais si honte de mon propre corps.
Je ne voulais pas que Reku sente les cicatrices laissaient par des années d’entrainements.
Celles qui étaient parsemées dans l’ensemble de mon dos.
Bien qu’aujourd’hui on ne puisse plus les voir visuellement, on pouvait toujours les sentir lorsque l’on passait ses mains sur mon dos nu.
Et j’avais si peur que mes vêtements ne soient plus assez épais pour qu’il ne puisse pas les…
Je tirais un peu sur la manche de mon bras gauche.
Hors de question qu’il le voit celui-là.
Encore moins que mon dos.
Ah, cet horrible bras gauche.
S’il pouvait disparaître à tout jamais.

J’avoue.
Mes larmes se seraient volontiers en joie si elles ne s’étaient pas taries au fur et à mesure que mon corps s’abandonnait aux bras de Reku.
C’était une sensation étrange.
Comme si mon corps se rappelait d’une lointaine tendresse.
Je pris plusieurs grandes inspirations pour me calmer complètement.
J’aurais aimé que cet instant dure une éternité.
Que ce sentiment d’être enfin important aux yeux de quelqu’un reste dans mon cœur à tout jamais.
Que ce sentiment de sécurité ne s’évapore jamais dans les airs.
Je voulais que tout ceci prenne le temps.
Oui, le temps que je m’habitue à tant d’attention.
Non pas que je n’étais pas habitué à avoir l’attention du public.
Mais là, ce n’était pas pareil.
C’était une attention qui était plus intime.
Que je n’avais jamais trouvé quand j’étais au service de Monsieur.
Et mon oncle – bien que je sache qu’il m’appréciait beaucoup – ne m’avait jamais vraiment donné l’affection dont j’avais toujours eu besoin.
Je m’étais concentré sur mon apprentissage de majordome et de voleur gentleman.
Espérant que tous les efforts que je fournirais me permettraient d’avoir quelque chose…
Enfin…
Pas n’importe quoi !
J’aurais voulu des câlins, des caresses, des baisers.
Oh, n’allait pas vous imaginer des trucs coquins, vous !
J’aurais juste voulu des marques de tendresse.
Rien que pour une fois dans ma vie.
Pourquoi avait-il fallu que j’attende autant de temps pour avoir une marque de tendresse ?
Je ne savais même plus comment il fallait que je réponde à…
A…
Comment dire ?
J’en perdais mes mots.
Mais vous avez compris, n’est ce pas ?
Pourquoi fallait-il que cela soit un parfait inconnu ?

J’aurais aimé pouvoir lui répondre.
Pouvoir l’enlacer à mon tour.
Sentir son corps contre le mien.
Ce câlin aurait pu me redonner foi en l’humanité.
Mais…
Je…
Je n’avais pas…
Enfin si.
J’pensais surtout que j’amenais la honte à Reku.
Pourquoi se montrait-il aussi gentil avec moi ?
Je n’avais rien fait pour mériter tant de lui.
J’aurais voulu le retenir encore un peu lorsque je sentis ses bras quitter mon dos.
Mais je n’osais pas.
Je n’osais pas de peur de lui attirer les foudres des autres.
Et pourtant…
Cette marque de tendresse avait été comme un rayon de soleil.
Je…
Reku attrapa mes deux mains, les recouvrant avec les siennes.
Ce geste mit fin à mes conflits intérieurs.
Et je fus tout ouï lorsqu’il prit de nouveau la parole.
J’avais plus ou moins enregistré ses réponses précédentes.
Mais…
Mais je ne m’étais encore point senti le courage de lui répondre.
Il se tut quelques instants, avant de reprendre.
Sa dernière tirade me fit sourire.
Reku était nettement plus courageux que moi.
Il n’avait pas besoin de cette carapace blindée pour se protéger du monde extérieur.
Un jour, j’y arriverais moi aussi !
Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui.
J’avais encore besoin de cette carapace blindée.
Pour m’accepter.
Pour entrer en contact avec le monde.

Alors que je réfléchissais, une de mes mains se dégagea et vint tendrement caresser la joue de Reku.
Une caresse qu’un frère aurait pu faire à son frère.
J’aurais voulu tout lui raconter.
Lui dire ce que j’avais sur le cœur.
Qu’il me raconte le monde dans lequel il vivait.
Je savais que ma vision des hommes et de la société était biaisée sur certaines choses.
Mais je ne demandais qu’à apprendre.
Lorsque je me rendis compte de la position dans laquelle je me trouvais, je devins encore plus rouge qu’une tomate cramoisie.
J’étais gêné.
Vraiment très gêné.
Surtout lorsque je me rendis plus ou moins compte que ça avait été fait presque naturellement.
Comme si cette caresse avait répondu au câlin du jeune homme.
Comme si je redécouvrais aussi le contact humain.
Je pris la parole pour tenter d’écarter ce sujet de la conversation :

« Et bien, dans ce cas, qu’attendons-nous pour partir à l’assaut des magasins ? »

Un léger sourire planait maintenant sur mon visage.
Un sourire serein.
Un sourire heureux.
Je savais que je ne serais pas tout seul durant les prochaines heures.
Et ça, c’était vraiment cool.
Et Reku ne me voulait pas le moindre mal.
J’espérais pouvoir lui retourner la pareille un jour.
Pour tout ce qu’il faisait pour moi aujourd’hui.
Mais…
J’avais peur de l’étouffer.
De devenir trop envahissant.
Je savais que j’avais besoin d’amour et d’attention en privé.
La vie en société, ça sera juste de la rigolade une fois que je serais stable intimement.
Enfin…
Je reprendrais mes bonnes vieilles et mauvaises habitudes de ma vie d’avant…
Il ne fallait pas non plus m’en demander trop le jour de mon arrivée, hein !

« Je te suis !
Par quoi veux-tu que nous commencions ?
Tu as l’air de connaître l’endroit comme ta poche !
Et cela me va très bien.
J’te laisse être le guide.
Cela me permettra de découvrir un peu ton monde !
Enfin…
Si tu veux bien me faire une petite place dans ton monde ! »


Avant de partir, j’accrochais ma broche sur mon haut de forme.
Les sujets de discussion de tout à l’heure attendront un peu.
Là, il était temps de parler de magasins !

« Dis, comment ça marche ici les achats ?
J’veux dire, il y a une monnaie spécifique ?
Comment fait-on pour savoir combien il nous reste sur notre compte ?
Les appartements sont comment ?
J’suppose qu’ils sont meublés…
Je n’ai pas encore vu le mien mais j’pense que la décoration ne va pas me plaire.
J’ai des gouts un p’tit peu étrange de ce côté-là !
Enfin, j’crois…
J’aimerais bien le…
Comment dire…
Le customiser un peu.
Mais je n’arrive pas vraiment à le visualiser j’t’avouerais… »


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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Sam 30 Sep - 23:50
J'étais tout souriant et le regardait d'un air se voulant le détendre, toujours mes deux petites mains enrobant les siennes, déjà plus grandes. Puis, il fit un geste auquel je ne m'attendais pas, au vu de ses réactions précédentes, je ne m'attendais pas à ce qu'il passe une de ses mains sur ma joue. Ma réaction première fut d'écarquiller les yeux et de le regarder droit dans les yeux, la bouche à moitié ouverte parce que j'étais surpris. Puis je souris et ferma les yeux, posant ma tête sur sa grande main. Je gardai son autre entre les miennes. J'aurai bien aimé resté comme ça pour toujours et dormir même, mais c'était un peu impossible. Parce que c'était uniquement une caresse et pas éternelle. Mais je rouvris les yeux et le regardai, il avait plutôt l'air gêné et ça m'amusait quand même un peu alors je lâchai un petit rire discret avant de lui répondre. Il tenta de se reprendre et ça se voyait et me plaisait bien parce que je connaissais ça. Je lui répondis alors en rigolant sur la fin :

Mais on attend que toi voyons !

Il me répondit alors et là, une idée surgit dans ma petite tête bien pratique la plupart du temps. Enfin, une idée à l'entente de ses paroles, ça lui ferait plaisir, j'en suis sûr. Je décidai alors de lui répondre puis de l'appliquer...


Je veux commencer par le magasin de musique, j'ai besoin de matériel. Et je ne connais pas tout cet endroit, c'est immense, même en tout ce temps que je suis là, je ne connais pas tout par cœur.

Puis je hochai la tête de droite à gauche. Je n'allais pas lui faire une petite place, mais une place que j'allais lui montrais, et lui dit de regarder. Je courus alors jusqu'à pas mal de mètres puis signalai que ça partait d'ici, et je courus jusqu'à l'autre côté, assez loin également, finissant ma phrase en disant jusque-là, et même plus. Je lui souris puis reviens le voir et radotai une nouvelle fois que ce n'était pas assez comme place dans mon monde, que je n'avais pas moyen de lui montrer cette place. Puis je lui souris tout content, je m'amusais énormément, je savais que je m'entendrai bien avec. Il me posa ensuite quelques questions et je lui répondis alors :

Pour savoir comment ça marche tu verras tout à l'heure quand j'achèterai des trucs,
et oui il y a une monnaie spécifique... Roulement de tambour... Les éternions. C'est ce qui te servira à payer ici, et tu peux voir combien il te reste sur ton téléphone, regarde, là !


Tout en disant ça, je lui montrai l'endroit avec mon téléphone à moi et veillais à ce qu'il voit bien où c'était. Je lui souris puis repris pour répondre à sa dernière question, j'avais bizarrement l'impression de beaucoup parler aujourd'hui...

Bah... Tu verras à quoi ils ressemblent tout à l'heure, quand on ira ensemble voir le tiens ! Je ne sais pas exactement à quoi ressemblent tous et suis nul en description, alors tu verras plus tard. Mais je sais qu'on peut les modifier... Moi je ne l'ai pas encore fait, j'attends encore un peu, bien que quand on rentre on sache bien que c'est à moi.

Puis je l'entraînai avec moi, en lui prenant le bras au niveau du coude pour le forcer à me suivre, puis en avançant, je le lâchai doucement, tout en continuant de lui parler. Je lui demandais alors sa couleur et son plat préféré, j'étais bien curieux, un jour je pourrais tout à fait lui offrir son plat préféré comme ça sans aucune raison juste pour lui faire plaisir, oh ouiiiiiii quelle bonne idée !
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