Fiche Conan Grimaldi (TERMINÉ)

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Localisation : Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?

Fiche Technique
Pouvoir: Création de golems ayant un rapport avec l'élément terre (attaque).
Partenaire:
Statistiques: 20/60/25
Mer 1 Mar - 7:49


Conan Grimaldi
"Sois brigand, sois voleur, mais ne cesse jamais d’être juste." Proverbe turc

Partie RP

"Mon nom est Conan Grimaldi et je suis un un homme de 20 ans. Je peux constituer des golems ayant un rapport avec l’élément terre, et les utiliser comme gardien ou bouclier lors des combats, dans le but de protéger, soit par l’attaque (puis, plus tard, par la défense) et je suis actuellement dans la classe Memoria. Mon principal défaut est d’être incapable de juger positivement une personne lors des premières rencontres : l’être humain, en grandissant, à forcément d’abord appris à faire le mal avant de faire le bien, et ma qualité majeure est ma curiosité, bien que ce trait de caractère dépend de la position que l’on adopte vis-à-vis des qualités et des défauts.."

► Zone : Nicolas Flamel.
► Partenaire : X
► Surnom : Jack le Voleur (en référence à Jack l’Eventreur, veuillez m’excuser pour ce jeu de mots suspect), Le Maître du Jeu.
► Métier (jusqu’à son arrivée à l’académie) : majordome.
► Qualifications annexes : voleur expérimenté, détective amateur, apprenti archéologue.

► Objectifs (une fois arrivé à l’académie, et qui seront développés au cours des RP) :
→ Découvrir qui est véritablement Monsieur E : cet homme est louche et garde, à mon humble avis, des informations importantes en sa possession.
→ Découvrir pourquoi l’académie était sur une plateforme volante et non directement sur la planète sur laquelle elle s’est écrasée et qui semble inhabitée.
→ Découvrir les secrets de l’extérieur, notamment des ruines et des bateaux volants. A noter que l’arbre géant peut aussi avoir un grand intérêt.
→ Découvrir les secrets (et je suis sûr qu’elle en a) de l’académie : Monsieur E est un homme intelligent, et je suis convaincu qu’il a fait son académie comme le château de Poudlard, avec pleins de passages secrets et de trucs à découvrir.
► Idées de clubs : le club des détectives (placé sous la protection de Sherlock Holmes), le club des Aventuriers de l’Arche Perdue (placé sous la protection d’Indiana Jones), le club de la franc-maçonnerie (placé sous la protection d’Ichabod Crane), le club de jeux de rôles (placé sous la protection de Big Master, le grand manitou des Maitres du Jeu) .

► Taille : 1m88.
► Poids : 85 kilogrammes.
► Arme : un Tessen (éventail de combat japonais) dissimulé dans mon haut de forme sous l’apparence d’une broche assez conséquente, la broche s’accordant généralement au haut de forme porté sur le moment.
► Ville Natale : Bourg-en-Bresse, France.


Partie IRL

► Pseudo(s) fréquent(s) : Alouarn Grimgorson, Bwabwa, Crabeurk
► Tu as quel âge ? 26 ans
► Tu nous as trouvé où ? Grâce à Steve !
► Comment tu trouves le forum? Il est bien sympathique ! J’aime bien la structure du forum !
► T'as un autre compte ? Lequel ? Non.
► T'as pas un truc à nous dire hein ? Je vous aime ! *_* Ce soir, j’aime tout le monde ! Demain, je n’ai pas encore choisi ! Mais je vous aime quand même, hein ! ^^
► Code du règlement : Le paradis n’est pas ici

Physique (2 lignes)

Monsieur et mon oncle s’assuraient toujours que, chaque mois, je fasse une inspection générale de mon corps, surtout parce qu’il arrivait assez fréquemment que, suite à mes sorties, à mes activités de voleur, je rentre avec de nombreux bleus et entailles, heureusement légères. Monsieur faisait souvent appel à un de ses vieux amis, le médecin Linus Baxter. Je dois avouer que cet homme de science était assez impressionnant mais, ce n’est pas mon propos ici.

Mes activités de voleur ne concernaient pas que mes aptitudes linguistiques mais aussi mes compétences physiques. Monsieur avait tenu que je suive le même entrainement intensif que mon oncle ou lui-même. Les premiers mois furent assez compliqués, surtout avec l’instructeur. Bien qu’il ne soit pas tendre dans ses entrainements, il avait un cœur en or, bien qu’il ne le montre pas. L’instructeur m’avait poussé dans le moindre de mes retranchements, allant même me chercher là où ça faisait bien mal pour que je puisse dépasser mes limites… Enfin, du moins, celles que je ne croyais pas pouvoir dépasser !

Oh, ne vous méprenez surtout pas, je n’ai pas de gros muscles comme les héros de films d’action, ou je ne sais quel super-héros. Des muscles, certes, j’en avais, mais ils ne me servaient certainement pas à soulever les altères de cent kilos à la salle de musculation. Non, les quelques muscles que je possède me permettent généralement à tenir sur des parcours du combattant… Enfin, c’est comme cela que l’instructeur nommait les parcours qu’il me faisait faire à travers la ville, me faisant emprunter les toits, les escaliers, les échelles, la traversée de murs de toutes tailles. L’accès à la demeure comme la fuite potentielle du lieu du crime est très important, et je dois être capable d’utiliser mon environnement à mon profit.

Je ne le cache pas, j’aime particulièrement prendre soin de mon corps… Du moins, je cherche à le garder dans une certaine forme générale. La douche que l’on prend le soir après une dure journée de labeurs fait toujours du bien à ce corps meurtri que je malmène tant bien que mal depuis des années. Le meilleur reste tout de même l’eau chaude et mousseuse de la baignoire.

Bien que si vous me posiez la question ou affirmiez que j’ai du mal à utiliser mon bras gauche, je nierais les faits. Suite à un enchainement d’évènements, il se trouve que mon bras gauche a subi de nombreux dégâts lors d’entrainements particulièrement compliqués pour le niveau que j’avais il y a quelques années : à dire vrai, mon orgueil était assez grand et mal placé à l’époque, et Monsieur et mon oncle avaient, d’un commun accord, décidaient de le fracasser contre un mur. Je m’étais relevé, certes, mais les pertes avaient été lourdes, essentiellement pour moi. Bien que de nombreux exercices me permirent de retrouver une partie des facultés de ce membre là, il n’en reste pas moins que j’en garde des séquelles. J’avais d’ailleurs voulu faire disparaître les cicatrices derrière des tatouages, mais le médecin m’en avait dissuadé. Monsieur m’avait remonté les bretelles à ce sujet, et je ne pouvais que comprendre : j’avais payé le prix pour mon arrogance passée, et ces balafres étaient là pour me rappeler la dure réalité de la vie.

Mon point fort restait toutefois mon endurance à la course et à la marche à pieds. Il m’arrivait de pouvoir tenir plusieurs heures en alternant les deux. Je résistais assez bien à la pression psychologique, beaucoup moins à celle physique. De bonnes nuits de dix heures (bien que, généralement, sept ou huit heures me suffisaient largement) ne me faisaient que du bien, et je dois avouer que même l’instructeur n’avait pas pu me faire tenir plus de cinq jours lors d’un exercice qui consistait à résister le plus longtemps possible à un interrogatoire plutôt musclé : le manque de sommeil, et la faim avaient eu raison de mon discernement. Enfin, ça, c’est une autre histoire, et je ne tiens pas vraiment à la raconter à un parfait inconnu qui lit ces lignes.

Il se trouve que, techniquement, j’ai les yeux bleus, mais n’ayant pas la meilleure des vues, il m’arrive de porter des lentilles qui, selon moi, sont beaucoup plus confortables que les lunettes lors de mes sorties. Et comme je suis un grand amateur de couleurs, il arrive très souvent, au grand damne de Monsieur et de mon oncle, que mes lentilles soient colorées ! Je ne suis pas non plus inconscient : lors de mes infractions, ces dernières sont tout à fait normales, et ne possèdent donc aucun artifice. C’est ainsi plus prudent pour déjouer les pièges et autres traquenards dressés par mes victimes.

Mes cheveux bruns sont souvent en bataille. Mon oncle a bien tenté de les discipliner, mais il a du se résoudre à les laisser faire leur vie. Je dois avouer que les voir ranger en rang d’oignons ne me plaisait guère : la folie de ma chevelure rappelait un peu la folle vie que je menais jusque là, vous ne croyez pas ? Et puis, mon oncle m’avait transmis son goût pour les idées loufoques, notamment pour que ma capillarité ne dépasse pas des perruques lors des investigations en tout genre.

A mon grand malheur, ma peau, plutôt blanche, n’aimait pas particulièrement prendre le soleil : le teint bronzé ne semblait pas lui convenir puisqu’elle revenait toujours, après une journée à la plage, avec de grosses plaques rouges, et cela, malgré les couches de crème solaire appliquées sur cette dernière.

Quoi qu’il advienne, bien que je me savais plutôt bien bâti, et pas vraiment moche à regarder, je refusais de montrer mon corps à autrui. Même le docteur Baxter avait eu du mal à m’examiner les premières fois. Je préfères panser mes propres blessures, et si je n’arrive pas à les atteindre, je préfèrerais certainement mourir plutôt qu’une personne me touche. Mon corps était à moi, juste à moi, et je ne voulais pas partager ses secrets avec quiconque… Il était hors de question que je dépende de quelqu’un… Si quelqu’un devait protéger, c’était moi. La confiance, toujours cette confiance qui ne voulait pas venir.

Je dois admettre que je cicatrisais assez mal, bien que peu de balafres parcourent mon corps. Hormis celles assez conséquentes sur mon bras gauche, il n’y a que quelques cicatrices de-ci, de-là. Mon dos fait parti des endroits que je déteste que l’on touche, particulièrement si vous vous tenez derrière moi. Bien qu’il ne le montre pas, il a aussi dégusté durant les entrainements et les « missions » : le nombre de chocs qu’il avait reçu était… énorme ! J’avais tenté de me protéger, de trouver des explications rationnelles : quelques semaines avant mon départ pour l’académie, j’avais fait tatouer un énorme dragon sur ce dos, comme si je cherchais à protéger mes arrières.

Et pourtant, je rêve que l’on me berce, que l’on me caresse, juste pour une fois, dans ma vie, être le doudou de quelqu’un, d’être le centre d’intérêt d’une personne… Non pas d’une d’un soir, mais un individu de toute une vie. Je ne veux plus jamais avoir à être seul le soir. Mais… Je doutais que cela soit un jour possible : ma méfiance envers le monde était trop grand… Qui sait ?

En ce qui concerne les vêtements, et bien, je dois avouer que comme je ne suis arrivé qu’avec ce que j’avais sur le dos, c’était un bon moyen de repartir à zéro et d’acheter une garde-robe en adéquation avec ce nouveau monde. J’étais plutôt pour les fabrications artisanales, du moment qu’elles étaient faites dans le magasin même où je me rendais, et qu’elles respectaient les hommes et leurs savoirs.

J’aimais particulièrement la couleur. Les vêtements tels que les sarouels et les hauts les accompagnant m’enchantaient, bien que je n’osais pas vraiment les porter. Je savais que je ferais tout pour en avoir dans mes placards, mais je n’oserais pas sortir avec, de peur que tous les regards se portent sur moi. Fantôme j’étais, fantôme je resterais.

Il va donc de soi que la tradition transmise par Monsieur et mon oncle voulait que je sois toujours habillé dans la coutume de leur bienséance : généralement, c’était des costumes. Il arrivait souvent que j’y apporte ma touche personnelle. J’aimais particulièrement m’amuser avec les couleurs de ces derniers. J’avouais volontiers que les costumes faits à la main et ajustés à ma taille m’allaient très bien, du moment que je me sentait à l’aise en les portant.

Je finirais en précisant que j’étais accroc aux accessoires et autres babioles fantaisistes que je pouvais porter. Ainsi, le chapeau haut-de-forme fantasque ou la broche farfelue étaient toujours les bienvenus sur mes costumes.

Quand à ce que je porte chez moi, encore faut-il que vous arriviez un jour à entrer dans mes quartiers. Et je vous l’accorde, cela ne risque pas d’être chose aisée. En ce qui concerne donc ce sujet, je préfère n’en dire aucun mot… Sauf si nous nous rencontrons dans un lieu propice à ce que je vous divulgue ces informations.

Caractère (5 lignes)

Je l’avoue sans détour : je ne regrette rien, ni ma vie passée, ni ma vie présente. Le destin a voulu m’offrir une multitude de chances, je n’ai eu qu’à tendre les bras pour saisir les opportunités que la vie m’a concédé sur l’instant. Il est vrai que Monsieur et mon oncle ont fait de moi le jeune homme que je suis aujourd’hui, mais il est temps pour moi de passer le rite d’initiation, bien que je ne pensais pas que ce dernier se passerait aussi loin de mes mentors… Sans doute que cela était mieux ainsi. Monsieur avait promis qu’il m’attendrait au petit café lorsque je reviendrais…

Bien que les premières années de ma vie en tant que majordome avaient été assez particulières, elles avaient pourtant forgé un certain nombre de mes traits de caractères. Ma confiance en autrui avait, déjà à cette époque, était malmenée, surtout auprès de la gente féminine. Monsieur disait que j’étais atteint d’une certaine forme de misogynie : mes sentiments sur les femmes tournaient autour de la haine et de la peur. J’étais persuadé qu’elles étaient, d’une certaine manière, le mal incarné sur terre : personne ne devait leur faire confiance, et surtout pas moi.

Je dois dire que cette vision ne s’est pas vraiment améliorée avec les années. Mon apprentissage en temps que voleur m’a fait douté de tout, mais surtout des personnages, hommes ou femmes, que je rencontrais. Monsieur et mon oncle me répétaient sans cesse que je ne pouvais faire confiance à personne, même pas à ma propre personne… Non, ce n’est pas vrai… Je devais toujours accorder ma confiance à l’avenir ! Toujours ! Monsieur disait souvent une phrase de Jean Jaurès : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable en l’avenir. » Je lui concédais que c’était une bonne philosophie, bien que je jugeais aujourd’hui cet avenir incertain. Au beau milieu de nul part, je devais apprendre à composer avec ce Monsieur E. Je dois dire que beaucoup de grands hommes terriens ont disserté sur la confiance, et bon nombre d’entre eux nous ont laissé de quoi méditer sur cette dernière.

Bien que la confiance en autrui ne soit pas mon fort, j’ai appris à vivre dans les différentes sphères de la société, à travers mes identités variées. Mes sentiments personnels ne doivent, au grand dieu jamais, interférer avec mes personnages. Je me dois de vous confirmer que je ne me souviens pas d’avoir été un jour moi, juste moi, dans les rues des villes du monde. Même en tant que majordome personnel de Monsieur, je me devais d’être irréprochable en société, surtout lors des soirées mondaines que Monsieur organisait.

De se fait, j’ai appris à être agréable, bavard si cela s’avérait nécessaire, courtois et galant avec la gente féminine. Je n’ai plus de secret pour l’audace et la créativité. Mon métier de voleur m’a enseigné de nombreux traits de caractère : l’ambition, le courage, la détermination, la débrouillardise, la maitrise de soi, l’observation, la patience, la persuasion, la persévérance, le respect, la rigueur, la ruse, le soupçon, la stratégie, l’ouverture d’esprit, la passion, être méthodique et intrépide, la logique, la reconnaissance.

Je ne le nie pas, cette profession m’a apporté son lot de problème. A devoir douter de tout, ma part d’asociabilité est assez grande : être beaucoup de choses en société, porter continuellement des masques pour arriver à ses fins, ne veut pas pour autant dire que l’on a des amis. Monsieur et mon oncle m’ont mis en garde contre beaucoup de choses, et bien que j’ai passé de merveilleuses années avec eux, je ne peux contester les faits suivants : je peux me montrer agressif si l’on se met à jouer trop près de ma sphère privé. Je ne peux concevoir d’ouvrir ma tête, mon cœur, mes pensées, à autrui. Je suis calculateur : rien ne doit être laissé au hasard. Tout doit être programmé dans le moindre détail : on ne peut laisser de place au doute, même lorsque des inconvénients se présentent lors d’une « mission », je me dois de les anticiper le plus possible. Le temps est toujours limité lors des vols que je commets : les paramètres sont toujours présents… et complexe.

Je dois noter que j’étais ainsi devenu très possessif. Tous les objets que je trouvais, et que je jugeais abandonné par leur propriétaire, je me les accaparais. Monsieur m’avait fait aménager dans chacun des appartements qu’il possédait une pièce où je pouvais entreposer tout et n’importe quoi, du moment que la salle restait propre et rangeait, et qu’aucun des objets que je rapportais ne pouvaient être tracés par une quelconque technologie : dans notre métier, il fallait être prudent, et organisé. C’est aussi ici que mon oncle me dispensait les cours nécessaires au bon fonctionnement de mon apprentissage.

La vie a fait de moi un fantôme. Je ne suis plus vraiment sûr de qui je suis. Le fait d’endosser plusieurs identités dans les différentes sphères de la société ne m’a jamais vraiment permis d’être autre chose qu’un des plus grands mythomanes de notre bonne vieille planète. Lorsque je vivais avec Monsieur et mon oncle, ils s’assuraient que j’effectuais correctement, et tous les jours, ce qu’ils appelaient les « discussions avec mon moi intérieur » : ils consistaient à ce que je n’oublie pas qui j’étais, et que les autres identités ne prennent pas le dessus sur la mienne. Oui, à chaque fois que je sortais de notre repère, c’était pour endosser un mensonge. Maintenant que je me trouvais à l’académie, qui sera là pour me rappeler de garder les deux pieds sur terre ?

Une de mes plus grande peurs était qu’une personne extérieure à mon petit monde me vole mon essence intérieure : qu’allait-il penser de moi en voyant tous ces secrets, ces mensonges ? Je dois avouer que j’ai du mal à accepter, à être moi. Je suis persuadé que personne n’aimera ce qui se cache sous ma coquille. Je n’ose même pas y penser. Non, il ne faut pas que j’y pense. Je suis en territoire ennemi, et je me dois de traiter chaque adversaire comme il se doit.

Loin derrière cette carapace qui me protège, vous trouverez certainement quelqu’un de bienveillant, d’affectueux, de joyeux, de sensible, certainement timide, têtu, solitaire et maladroit. Tous ces sentiments que je tente de contrôler, d’enfermer, pour que jamais personne ne puisse me manipuler comme moi j’ai pu manipuler mes victimes et leurs amis, me font horriblement peur. Et si un jour il m’arrivait de m’effondrer au milieu de la rue, toutes ces années d’entrainement n’auraient servi à rien ! Jamais personne ne verra le jeune homme qui pleure la nuit dans son lit, priant le ciel pour ne plus jamais à avoir affronter la solitude et le noir profond de la nuit.

J’aimerais tellement me reposer. Je n’ai jamais penser à l’après. Monsieur avait promis qu’il m’attendrait mon retour au café où nous nous étions quittés mais, inconsciemment, je savais que c’était le grand saut : vivre ou mourir. Là était le choix qui s’offrait à moi. Et lorsque je rentrerais, nous serions d’égal à égal… D’ici là, je devais avancer, grandir, faire ma vie, apprendre à être sincère avec mes associés les plus proches (mais je doute trouver un jour des personnes en qui je pouvais placer un semblant de confiance) et peut-être même que je pourrais trouver des amis, peut-être une famille.

Quoi qu’il arrive, j’ai toujours de l’énergie à dépenser. Le fait que ma vie ne soit pas organisé, qu’un emploi du temps précis ne soit pas mis en place, ou du moins qu’une ligne directrice soit accordée à ma journée, m’angoissait terriblement. Je me sentais plus… vulnérable. Et il était hors de question que je sois vulnérable face à cette adversité. Je devais être fort, ne pas oublier d’être humble en toutes circonstances, bien qu’un peu d’orgueil placée au bon moment ne fasse parfois pas de mal.

Et cette nouvelle vie dans laquelle ce mystérieux Monsieur E m’avait entrainé s’ouvrait maintenant à moi. Et je n’ai certainement pas le temps de lambiner, de me morfondre dans des futilités, des sentiments auxquels je n’ai pas de réponses aujourd’hui.

Eternia, me voilà !

Histoire (10 lignes)

Un dicton voudrait que l’on ne sorte jamais de la condition dans laquelle nous sommes nés. Du moins, c’est ce que le maitre des lieux aimait raconter à ses employés, souvent trop effrayés pour répondre quoi que se soit.

J’ai appris, dès la sortie du ventre de ma mère, les qualités requises et nécessaires pour être le parfait majordome. Pas de repos pour les braves : ma famille servait depuis des générations déjà celle de Monsieur de Barbeyrac. Monsieur devrait succéder à son père à sa mort, et son fils lui succèdera à sa propre mort. Néanmoins, le père de Monsieur s’accrochait à la vie, et il menait la vie dure à ses employés de maison : les brimades étaient devenues quotidiennes et incessantes depuis la mort de la mère de Monsieur. Et lorsque Monsieur était envoyé en affaire, beaucoup d’entre nous espéraient ne pas tomber entre les griffes de son goujat de père.

Certains d’entre nous s’étaient accoutumés de son caractère, n’hésitant pas à utiliser la fascination malsaine et déplacée de ce vieux fou pour les atouts féminins. Au grand damne de mon père et de mes frères, ma mère et ma sœur étaient tombées, en toute connaissance de cause, dans les filets de ce pervers. L’une des lois régissant ce domaine voulait que les asservis n’expriment aucune émotion quand aux déchirements qui faisaient rage au sein de leurs familles.

Aussi loin que remonte ma mémoire, Mère a toujours regretté d’avoir épousé papa. Elle lui a donné pourtant sept beaux enfants, mais cela ne lui suffisait pas. La richesse et le pouvoir : voilà tout ce qui l’intéressait. Je ne nie pas qu’elle a travaillé dur… Mais ses vices ont pris le dessus, accaparant, dans le même temps, ma pauvre sœur de toutes parts… Elle ne s’est pas défendue, préférant la voie tracée par Mère à celle honorable de papa.

Elles ont gravi rapidement les échelons : les nuits passées dans le lit du père de Monsieur les ayant beaucoup aidé dans leur progression. Elles sont en haut de l’échelle, elles dirigent les employées de maison, n’hésitant pas à s’accaparer les pouvoirs de papa qui, lui, avait succédé à grand-père à la tête des domestiques masculins. Et lorsque venait le temps de rendre des comptes au maître des lieux, elles n’hésitaient pas à utiliser les plus viles méthodes pour retourner la situation en leur faveur, tout moyen étant bon pour récupérer le poste de papa à leur profit personnel.

Elles étaient intouchables… du moment que Monsieur n’était pas dans la demeure. Insensible à leurs charmes, elles avaient changé de stratégie, bien qu’elles fassent tout pour satisfaire le moindre de ses désirs. Elles avaient la mainmise sur le domaine et sur le père de Monsieur : Monsieur et son père se disputaient d’ailleurs souvent à propos de ces mijaurées.

Personne ne dit rien, mais tout le monde n’en pense pas moins. Nous savons tous que le père de Monsieur joue avec le feu : l’un des moyens qu’il a trouvé pour se divertir dans son palais des vices est de monter les employés les uns contre les autres, pour pouvoir prendre un malin plaisir à les renvoyer pour faute grave, n’hésitant pas à en rajouter lorsque beaucoup d’entre eux tentent de trouver un nouvel employeur. En effet, lorsqu’un potentiel employeur tente d’obtenir des informations auprès du père de Monsieur, faute d’avoir une lettre de recommandation de sa part, il ne trouvera que mesquineries et sordides médiocrités : tous les coups bas étant d’un grand divertissement pour cette âme noire dont les seules préoccupations étaient l’assouvissement de ses désirs personnels.

De cette époque, j’ai gardé une grande haine contre les femmes, cette malveillance grandissant lentement, sûrement. Elle s’introduisait dans chacun de mes pores. Je me mis à transpirer la misogynie dés mon douzième anniversaire. Les femmes suivaient aveuglément les ordres de ces deux mégères : la peur de se retrouver dans le lit du père de Monsieur étant bien trop grande pour mener une quelconque action. Et lorsque cela arrivait et que Monsieur l’apprenait, aucune d’entre elles ne souhaitait porter plainte, malgré le soutien qu’il promettait de leur apporter.

Et les hommes ne désiraient pas non plus attirer les foudres de ce trio maléfique, bien qu’un plus grand soutien psychologique se promenait plus facilement dans nos rangs que dans celui des femmes. Les notions du bon majordome avaient eu un mal fou à rentrer dans ma petite tête, et les punitions avaient plu un grand nombre de fois sur mon dos dénudé. J’ai fini par comprendre que les attaquer de front était certainement la plus stupide des réponses à leurs sévices.

Les employés de maison étaient scindés en deux : d’un côté les hommes, de l’autre, les femmes. Ces dernières n’hésitaient pas à nous utiliser pour éviter corvées et punitions auprès de nos deux marâtres. A dire vrai, voilà bien longtemps que nous n’avions pas porté assistance à une femme de notre plein gré… Enfin, pas dans mon cas. Peut-être étais-je encore un peu jeune ou trop aveuglé par ma haine contre ma mère et ma sœur pour comprendre tous les ressortissants de cette affaire.

Les enfants des employés de Monsieur étaient scolarisés dans le domaine, pour que notre apprentissage scolaire puisse être lié à celui d’employé de maison. Un professeur particulier venait nous faire la classe le matin, tandis que l’après-midi était consacré à l’acquisition de compétences dans le domaine de Monsieur. Le père de Monsieur avait bien choisi notre instructeur scolaire, n’ayant pu déloger les familles qui le servaient depuis des générations.

En effet, bien que je ne sois pas à même de considérer sereinement et sans apriori les liens tissés entre les employés, nous trouvions une certaine solidarité au sein même du groupe, et, hormis une faute grave commise par le groupe, le père de Monsieur ne pouvait mettre à terre un aussi important groupe de personnages. Le père de Monsieur savait que le contrôle du savoir des masses populaires était essentiel pour leur faire croire tout et n’importe quoi, pour les garder sous sa malsaine coupe.

Le père de Monsieur payait au maître d’école une forte somme d’argent. Monsieur avait fait une meilleure offre, une offre qui, semble-t-il, ne concernait que certains d’entre nous. Je ne mets pas en doute l’esprit critique et singulier de chacun de mes camarades, mais tous n’aspirent pas à de grandes choses. Non pas que je sois orgueilleux (bien que, je dois l’avouer, je l’étais grandement à l’époque), mais il s’avère que, même si le métier de majordome me tenait à cœur, j’aspirais à d’autres désirs, à d’autres rêves, à d’autres voies. Le maître d’école me donna des exercices supplémentaires à faire le soir, sans que personne ne me voit. Parfois, il me donnait rendez-vous dans la bibliothèque personnelle de Monsieur, et il me faisait la classe. Il ouvrait à moi les immenses possibilités du possible dans l’impossible.

Le majordome personnel (qui était mon oncle) de Monsieur, se faisant vieux et n’ayant pas eu d’enfants, suggéra mon nom à Monsieur. Monsieur lui avait demandé de penser à sa succession, et le choix de mon oncle s’était porté sur moi. Je dois avouer que mon indiscipline de l’époque ne l’avait d’abord pas poussé à laisser figurer mon nom sur la liste. Toutefois, mon oncle était revenu sur sa décision, poussé par certaines questions posées par Monsieur à mon sujet et, sans aucun doute, de nombreuses heures d’observations, dans l’ombre, à étudier mes moindres faits et gestes.

Ce jour-là, je ne sais ce qui l’a poussé à sortir, à m’interpeller et à me conduire devant Monsieur. Monsieur m’a longuement regardé, après avoir congédié mon oncle. Puis il m’a posé une question, une seule et unique question : « Que penses-tu de l’homme ? » J’ai réfléchi, longuement, puis, après mûre raisonnement, j’ai répondu : « L’homme est une multitude de rêves, des rêves qui convergent vers une réalité, une réalité qui ne pourra être accomplie que si l’homme donne une multitude de chances à cette multitude de rêves, si l’homme accomplit une multitude d’actions pour accomplir cette multitude de rêves, et ainsi réaliser l’œuvre de sa vie. »

Puis, il m’a congédié. Le lendemain, mon oncle est venu me chercher, me demandant de préparer les maigres affaires que je possédais dans une vieille valise marron que nous pouvions fermer avec des lanières de cuir usées, puis, sans dire un mot, sans que je puisse saluer une dernière fois mon père, mes frères, et mes camarades, je fus conduit dans la cour où Monsieur m’attendait, tapotant sur son clavier tactile, un message, certainement destiné à l’un de ses collaborateurs. Je le saluais silencieusement, courbant légèrement l’échine, tenant toujours contre moi le sac de voyage. Monsieur sourit. Et nous partîmes. A pieds.

Aujourd’hui, le véritable entrainement pouvait commencer. Non pas celui que nous apprenions dans les livres ou dans une salle remplie d’odeurs et de bruits que des siècles d’élèves et de professeurs avaient laissé voler entre ses murs, mais bien celui que nous ne pouvions apprendre qu’en voyageant, qu’en découvrant, qu’en tombant de haut pour se relever.

Je dois avouer que les langues étrangères n’ont jamais été mon fort. J’avais beaucoup de mal à me faire comprendre dans celles que nous trouvions couramment aujourd’hui, notamment l’anglais (ou l’américain), l’espagnol, l’allemand, et bien d’autres dialectes dont le sens m’échappait complètement. Je dois toutefois avouer que, malgré toutes ces difficultés, j’appréciais étudier les langues mortes ! Les hiéroglyphes égyptiens, le latin, l’ancien français, le celtique, le maya : tout ceci m’intriguait grandement. Ces signes étalaient sur des papyrus, des temples, des pyramides, étaient, de mon point de vue, extraordinaire.

Et ces mystères qui accompagnaient ces écritures. L’apprentissage dispensait par Monsieur me permit de voyager dans de nombreux pays, dans des lieux loin de toute habitation convenable. Et je pus admirer toute la beauté de civilisations aujourd’hui disparues. Ne vous méprenez pas : je ne partais certainement pas faire du tourisme, loin de là. Chaque voyage avait un but, chaque visage rencontré était inscrit quelque part sur le fil de mon destin, chaque région et site archéologie visités avaient une raison.

Avant même que je ne pose la moindre question, Monsieur me laissa quelque part dans les chaines montagneuses de l’Himalaya, dans les mains de moines bouddhistes : le premier pas de son enseignement consistait à me faire désapprendre ce que j’avais appris, pour que je puisse les réapprendre en ayant un regard objectif, loin des idéaux imposés par tous et chacun. L’apprentissage du monde devait être fait sans toutes ces tâches de haine, sans toutes ses prises de position.

Avoir une vue d’ensemble des sociétés ; comprendre les tenants et les aboutissants de chaque événement ; prendre des décisions en tenant compte des résolutions, des croyances et des sentiments de mes interlocuteurs ; se fier à mon instinct ; observer le langage corporel et linguistique de mes cibles et de leurs entourages ; entretenir physiquement son corps, mais aussi son esprit ; utiliser efficacement des mouvements pour mettre à terre rapidement un adversaire, notamment en utilisant la surprise et les points d’impact du corps humain ; connaître les principes et les fondements de cultures diverses et variées ; utiliser à bon escient les apprentissages des nouvelles technologies ; ne jamais remettre à demain les recherches que tu peux faire aujourd’hui ; lire et consigner toutes les informations susceptibles de faire avancer ma connaissance sur le monde, les hommes et la société, les coutumes et les religions ; entretenir mes aptitudes de voleur expérimenté ; et surtout, ne jamais oublier toutes les leçons énoncées ci-dessus.

Je reste aujourd’hui persuadé que, sans l’intervention de Monsieur et de mon oncle, j’aurais certainement fini dans les limbes de l’oubli… Ou certainement quelque part entre le centre de redressement, le milieu carcéral, ou dans la tombe. La rage qui m’habitait étant jeune est aujourd’hui sous contrôle, bien que des progrès restent à faire dans certains domaines. Mon métier de voleur, sous couvert de celui de majordome personnel de Monsieur, a été comme une délivrance pour ma personne. Je pouvais rêver d’une autre vie : durant l’espace d’un instant, de quelques heures ou de jours entiers, j’étais une personne différente.

Monsieur m’apprenait les règles des différentes sphères de la société : c’était un professeur exigeant qui ne demandait qu’une seule chose : la perfection ! Oui, il la voulait dans tous les arts qui nous permettraient d’honorer nos engagements. J’apprenais donc à être un lord ou un comte, un vagabond, un ouvrier, ou un artisan ; à me maintenir dans les sphères de la société par des discours, des niveaux de langage selon les situations, des danses diverses et variées ; à falsifier mon écriture selon le personnage que j’interprétais ; à utiliser différents codes pour faire passer des informations aux indics ou à traduire celles que je récupérais auprès de ces derniers ; à apprécier les différents arts que je pouvais être amené à rencontrer selon le milieu où je me trouvais : cela allait de l’opéra aux combats de rue dans des salles louches, du théâtre de boulevards ou de rue aux salons privés, des conversations chez des particuliers à celles du café du coin.

Si Monsieur m’apprenait le langage corporel et linguistique, tant dans la théorie que dans la pratique, ainsi qu’à utiliser ma tête d’un point de vue intellectuel ; mon oncle, quand à lui, mettait un point d’honneur à entretenir mes muscles et la mise en pratique de certaines données tel que la lecture des plans des bâtiments ou des cartes routières, de lieux. Ou encore le déguisement : chaque détail était très important, et ce que m’apprenait Monsieur devait être coupler avec mon apparence. Cela n’avait aucun sens de ne pas assembler ces deux compétences : savoir parler dans différentes sphères de la société mais n’avoir qu’un physique était inutile, l’inverse était aussi vrai. Je dus passer par l’apprentissage de la couture, jusqu’à la confection ou à l’achat de perruques ou de masques en latex. En quelques années, ma collection de vêtements était assez impressionnante, bien que, hormis les habits que je portais dans ma vie publique et privée, et mon costume de Jack le Voleur, les déguisements qui servaient à commettre mes méfaits étaient rarement réutilisés une fois la mission accomplie.

Mon oncle connaissait tout ce qu’il y avait à savoir sur le crochetage des serrures en tout genre : du simple verrou au cadenas informatique, peu d’entre eux lui résistaient. Il était aussi très compétant dans le domaine des automates, non pas ceux en fer et gérés par je ne sais quelle machine dotée d’une intelligence, mais bien ceux en bois, dont les rouages issus de l’horlogerie n’avaient plus aucun secret pour lui. Mon oncle avait le goût du grandiose. Il avait le goût du spectacle : le monde était bien assez triste de la sorte, et, selon lui, il était de mon devoir de montrer au monde, aux hommes, à travers mes diverses prestations, que chaque histoire, chaque personnage que j’interprétais, était une ouverture vers le spectacle, le théâtre.

Entre nous, je pense que c’était une façon pour lui de m’aider à dissocier la vie de Jack le Voleur, et ma propre vie. Je concevais tout à fait qu’avoir deux personnages qui cohabitaient dans ma tête n’était pas des plus faciles, surtout si Conan était Jack le Voleur, et que Jack le Voleur était une multitude de visages, de personnages et d’histoires. Pour en revenir aux compétences de mon oncle, je dois avouer qu’elles m’ont été bien utiles : les inventions, les automates, les serrures, les spectacles, les costumes, rien n’a été une perte de temps.

Cet apprentissage n’avait qu’un but : être polyvalent pour m’introduire dans un grand nombre de propriétés, et récupérer l’objet de nos convoitises. Monsieur et mon oncle, bien que de milieux très différents, formaient un tandem de voleurs très expérimentés redoutables. Ils m’ont pris sous leurs ailes, dans le but que je prenne la place de mon oncle lorsque celui-ci sera trop vieux pour occuper ses fonctions de voleur auprès de Monsieur. Etant à l’abri du besoin, leurs méfaits étaient tournés vers les personnages riches et influents, soit dans les sphères de la haute société, soit dans les sphères des milieux sombres et malfamés où drogues et prostitutions gérés par les plus infâmes des personnages côtoyaient les petites gens.

Oh, je dois avouer que comme tous les hommes, ils avaient certains vices. Ils restaient des hommes, malgré le fait qu’ils tentent de rendre la vie d’autrui plus facile. Monsieur ne savait gérer les disconvenances de son père. Mon oncle avait eu une vie de débauche avant de rencontrer le seigneur et de s’associer à Monsieur dans ses petites affaires. Mais ils avaient tenu longtemps, très longtemps : beaucoup les voyaient comme des voleurs malicieux, un peu comme des super-héros… Mais, avec le temps, ils se sont fait beaucoup d’ennemis. Bien que masqués et doués dans les déguisements, il arrive un moment où il faut savoir poser des choix.

J’arrivais en fin de formation, et je savais que l’heure de l’examen approchait… Enfin, je devrais plutôt dire le rite de passage. Je savais que Monsieur et mon oncle faisaient des affaires sans moi, entre voleurs confirmés et, il semblerait que les dernières actions qu’ils avaient menées contre un certain personnage de la pègre les avaient mis dans une posture délicate. J’avais tellement espéré que le rite de passage consiste à les aider à résoudre cette épineuse affaire que j’en avais presque oublié la lettre et ce Monsieur E. dont j’avais un jour vaguement parlé alors que je servais un petit déjeuner français à Monsieur.

C’était un dimanche pluvieux, à Londres, sur une terrasse d’un café miteux, dans une rue de Whitechapel. Monsieur buvait un café noir serré en lisant le journal. Mon oncle n’était pas là mais, à bien y repenser, il me semblait pourtant l’avoir reconnu dans le vieil ivrogne du coin de la rue. Monsieur finit par poser son journal. Contre toute attente, il me souhaita que le vent gonfle toujours les voiles de mon bateau pour que ce dernier puisse être entrainer sur les meilleures voies possibles. Je devins blanc comme un linge. Voilà qu’il me congédiait.

Il m’adressa l’un de ses sourires paternels dont il avait le secret, et qu’il m’attendrait ici-même le jour de mon retour. Il but d’une traite le fond de sa tasse, se leva après avoir laissé quelques pièces sur la table pour payer la note, et, avant de disparaître au coin d’une rue sombre, il me conseilla d’accepter l’invitation de ce Monsieur E. Abasourdi, je restais interdit quelques minutes avant de sortir la lettre chiffonnée du fond de ma poche.

Un éclair transperça le ciel au loin, et la pluie s’intensifia. Je sortis, rabattu ma capuche sur la tête, et, tout en déchiffrant les mots à moitié effacés en bas de la lettre, je murmurais en m’engageant dans une rue sombre, alors que des pas pressés et menaçants pour une personne lambda se faisaient entendre dans mon dos :

« Où que tu sois,
Je fais appel à toi sur les ailes des mots qui se déplacent.
Quelque soit la distance,
Traverse le temps et l’espace. »

Lorsqu’ils arriveront dans la ruelle, ils ne trouveront que la carte de visite de Jack le Voleur.

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bienvenue!

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Jeu 2 Mar - 21:51
Hey ! Bienvenue ici ! Nous aussi on te neeeeeem !

Si tu as une question peu importe sa nature, n'hésite pas à me la poser ou à mes collèges staffiens, on se fera un plaisir de te répondre ! Pour l'instant tout est bon alors je ne t'embête pas avec ça. N'oublie cependant pas de poster ici à la suite ou de prévenir sur la CB ou un membre du staff que ta fiche est finie lorsqu'elle le sera !

Bonne soirée, et au plaisir en CB !
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Localisation : Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?

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Pouvoir: Création de golems ayant un rapport avec l'élément terre (attaque).
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Mer 29 Mar - 21:07
Merci beaucoup à vous deux ! ^^

Mise à jour du caractère (toujours en cours) et de l'histoire (en cours). ^^

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"I am a baby prout because my english is very good !"
De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Jeu 30 Mar - 17:54
Je te l'ai déjà souhaité mais je reviens le faire ici. Bienvenue ! Razz
Et bon courage pour finir ta fiche :3

_________________


Autres :3:
 


Amélya te regarde en #993366
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Localisation : Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?

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Pouvoir: Création de golems ayant un rapport avec l'élément terre (attaque).
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Statistiques: 20/60/25
Dim 9 Avr - 16:44
Merci beaucoup, Amélya ! ^^

J'annonce donc que ma fiche est terminée ! ^^

Bon courage pour la lecture ! Smile

Et merci pour le temps que vous passerez dessus ! ^^

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De Conan Grimaldi, le mardi 27 juin 2017.
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Pouvoir: Localisation dans l'espace
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Dim 9 Avr - 18:41


Félicitations Conan Grimaldi !



Félicitations ! Tu as complété ta fiche personnage avec brio ! Te voici prêt/prête à aller jouer dans le monde d'Eternia ! Tu as été ajouté au groupe Memoria, mais pour une expérience optimale, pense bien à te recenser ! Tu peux aussi chercher des relations en créant ta fiche de liens ici, faire une demande de RP dans cette section et flooder ici!

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter ton staff chéri qui est Akane Morihiga, Reku et Amélya
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